Endométriose superficielle
L’endométriose superficielle est une lésion dont la profondeur de pénétration ne dépasse pas les 5 mm. Ces lésions se retrouvent sur le péritoine, membrane recouvrant les organes de l’abdomen et du pelvis. Cette définition n’est pas forcément synonyme d’ endométriose légère car malgré son caractère superficiel, les lésions d'endométriose superficielles peuvent être responsable de douleurs intenses, d’adhérences entre les organes et d’infertilité chez les femmes en âge de procréer. Ces lésions sont difficilement visibles en imagerie.
Endométriose profonde
L’endométriose profonde est une lésion définie par l’envahissement du tissu à une profondeur dépassant les 5 mm. Cette lésion peut être secondaire à une évolution de l’endométriose superficielle ou directement inaugurale. A la différence de l’endométriose superficielle, l’endométriose profonde peut altérer la fonction des organes envahis : vagin, vessie, colon, intestin grêle, nerfs pelviens, diaphragme, périnée (antécédents d’épisiotomie), cicatrice de césarienne etc.. . Les symptômes de l’endométriose pelvienne profonde sont variables et souvent associés. Ces lésions sont visibles en imagerie.
Endométriose ovarienne
L’endométriose profonde peut également atteindre les ovaires avec la formation de kystes endométriosiques ou endométriomes. Ces kystes se forment par accumulation de sang menstruel formant un liquide typique dit « chocolat ». Il s’agit d’une forme d'endométriose particulière car l’atteinte des ovaires peut réduire la fertilité par effet toxique et inflammatoire et une difficulté à la libération de l'ovule. Ces endométriomes sont visibles en imagerie.
Endométriose utérine
L’endométriose utérine ou adénomyose est une entité différente des trois autres types d’endométriose, le mécanisme d’exportation est semblable avec présence de fragments d’endomètre uniquement dans le muscle utérin (myomètre). Ces lésions peuvent être focales, diffuses, kystiques visibles en imagerie par un opérateur expérimenté.
Quel âge ?
L’endométriose peut atteindre les très jeunes femmes dès le début du cycle menstruel soit par le phénomène de reflux soit par le réveil de fragments d'endomètre en dehors de la cavité utérine. Cette forme se révèle par des dysménorrhées intenses pouvant être responsable d’absentéisme scolaire durant les règles.
Chez les femmes en âge de procréer la symptomatologie douloureuse cyclique peut s’associer à des dyspareunies intenses. De plus dans cette période de la vie, des problèmes d'infertilité peuvent être associées chez 30% des femmes atteintes d'endométriose.
L’endométriose avant et après la ménopause peut être révélée par des hémorragies génitales (ménorragies et métrorragies) intenses avec anémie liées aux douleurs extrêmes en relation avec une endométriose utérine (adénomyose). L’endométriose après la ménopause, de par l’arrêt du cycle menstruel et hormonal, doit théoriquement rentrer en rémission. Cette situation dépendra de l’histoire de la patiente et de ses antécédents chirurgicaux ainsi que de la sensibilisation à la douleur obtenue durant son parcours souvent long et chaotique.