Les symptômes de l'endométriose sont variables selon chaque patiente, avec des symptômes pouvant être légers, modérés à sévères. Caractérisée de différentes manières et variable en intensité, en fonction de l'endroit où se situent les lésions, la douleur est le principal symptôme de l'endométriose.
Cependant, la gravité de la douleur n’indique pas le degré ou le stade de la maladie. En effet, il est possible d’avoir une forme bénigne ou peu étendue de l’endométriose tout en ressentant une douleur très intense - tout comme il est également possible d’avoir une forme sévère de l’endométriose et de ressentir très peu d’inconfort.
La douleur pelvienne est le symptôme le plus courant de l’endométriose. Toutefois, il est également possible de présenter d’autres symptômes comme : des règles douloureuses, des crampes ou une douleur abdominale avant et pendant les règles, des saignements menstruels abondants, des brûlures en urinant pendant la menstruation, un inconfort intestinal, une douleur après les rapports sexuels, ou l’infertilité.
« Les symptômes induits par l’endométriose sont le plus souvent des douleurs et une infertilité. Leur sévérité n’est pas forcément corrélée à l’étendue des lésions induites par la maladie. » Inserm.
De nombreuses patientes peuvent également ne présenter aucun symptôme. Ainsi, il est primordial de prendre régulièrement rendez-vous chez un médecin spécialiste pratiquant la gynécologie afin de réaliser des examens gynécologiques adaptés. Effectivement, cette consultation permettra au gynécologue de surveiller tout changement, dès l’apparition d’au moins deux symptômes de l’endométriose.
Est-ce que l'endométriose fatigue ?
Les femmes atteintes d'endométriose se sentent souvent épuisées, même les jours où elles ne ressentent pas de douleur intense.
Leur fatigue peut être d'intensité variable et elles sont incapables de prédire quand elle sera intense, de sorte qu'il est souvent difficile d'ajuster les activités professionnelles et de loisirs.
Ce phénomène pouvant aboutir à un sentiment d’épuisement associé à un syndrome dépressif, provient du fait que le combat contre la douleur consomme beaucoup d’énergie d’autant plus si il existe de l’incompréhension par la patiente, la mari ou le partenaire, l’entourage et le corps médical.
La lutte contre la fatigue constitue la première clé thérapeutique.
Qu'est-ce qui cause l’endométriose ?
Lors du cycle menstruel régulier, le corps élimine la muqueuse de l’utérus. Cela permet au sang menstruel (sang pendant les règles) de s'écouler de l’utérus à travers une petite ouverture dans le col de l'utérus et à travers le vagin.
La cause exacte de l'endométriose n'est pas connue, mais il existe plusieurs théories. L'une d’elles est que l'endométriose est due à un processus appelé « menstruation rétrograde ». Cela se produit lorsque le sang menstruel retourne à travers les trompes de Fallope dans la cavité pelvienne au lieu de quitter le corps par le vagin.
De plus, une autre théorie est que les hormones transforment les cellules à l'extérieur de l'utérus en cellules similaires à celles tapissant l'intérieur de l'utérus, appelées « cellules endométriales ».
D’autres pensent que l'endométriose peut survenir si de petites zones de l’abdomen se transforment en tissu endométrial. Cela peut se produire parce que les cellules de l’abdomen se développent à partir de cellules embryonnaires, ou des cellules souches qui peuvent changer de forme et agir comme des cellules endométriales. Par contre, les chercheurs ne savent pas encore exactement pourquoi cela se produit.
Une autre hypothèse est que les patientes développant une endométriose aurait un profil immunitaire altéré, ce qui faciliterait l’implantation et la prolifération des celulles endométriales en dehors de la cavité utérine. Cette théorie permet d’expliquer les co-morbidités présentées par les patientes endométriosiques. Elles ont beaucoup plus que dans la population générale des maladies auto-immunes associées (lupus, asthme, allergie, dysthyroidie,…).
Ces cellules endométriales déplacées peuvent se trouver sur les parois pelviennes et les surfaces des organes pelviens, tels que la vessie, les ovaires et le rectum. Elles continuent de croître, de s'épaissir et de saigner au cours du cycle menstruel en réponse aux hormones du cycle.
Aussi, il est également possible que le sang menstruel s'infiltre dans la cavité pelvienne par une cicatrice chirurgicale, comme après une césarienne.
Enfin, le développement de l'endométriose pourrait également être lié à la génétique ou même à des toxines environnementales (perturbation endocrinienne).