L'étude d'Akpinar et al. [1] présente quelques limites importantes.
Tout d'abord, bien que l'appariement par score de propension permette de créer des cohortes bien équilibrées sur les covariables mesurables, il ne tient pas compte des facteurs de confusion non mesurés, tels que la gravité et la durée de la maladie ou la préférence du chirurgien pour la procédure, et cela pourrait entraîner un biais de sélection.
Cependant, cela reflète l'efficacité de la procédure dans un contexte réel et national.
Deuxièmement, ce sont des résultats à court terme de procédures pour traiter une maladie chronique, et des études futures avec des résultats de 5 ans et au-delà sont nécessaires pour évaluer pleinement l'efficacité comparative du RYGB et de la SG pour la rémission du DT2.
Enfin, bien que cela représente la plus grande comparaison basée sur la population du RYGB et de la SG à ce jour, les résultats peuvent ne pas être généralisables en raison de l'homogénéité relative de la population néerlandaise, dont les trois quarts sont d'origine caucasienne néerlandaise.
Cet article apporte des informations importantes pour les prestataires à prendre en compte lorsqu'ils aident les patients à choisir la procédure de perte de poids qui leur convient le mieux.
Même chez les patients atteints de DT2, cependant, la rémission de cette maladie n'est pas le seul critère à considérer lors de la prise de cette décision.
D'une part, le RYGB et la SG offrent tous deux une perte de poids substantielle et une amélioration du contrôle glycémique.
D'autre part, il n'est pas clair si les différences marginales dans les taux de rémission du DT2 ont un impact significatif sur la santé globale après la chirurgie bariatrique.
De plus, des différences dans d'autres résultats à long terme peuvent également influencer la prise de décision.
Par exemple, les résultats concernant la maladie de reflux gastro-œsophagien semblent être inférieurs avec la SG, tandis que le RYGB est associé à un certain risque à long terme de complications telles que l'ulcère marginal, l'obstruction intestinale et la néphrolithiase.
Enfin, la santé globale du patient et ses antécédents opératoires peuvent également influencer le choix de la procédure.
En tout état de cause, des données à plus long terme et une approche centrée sur le patient garantiront des résultats optimaux pour ceux qui subissent une chirurgie bariatrique.