Santé

Bien que la notion de santé soit relative et tributaire de plusieurs facteurs, sa définition est Inchangée depuis 1946, selon la définition de la santé par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui indique que "La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité".

Extrait du Préambule à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, tel qu'adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 Etats. 1946; (Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948.

La charte d’Ottawa, lors de la première Conférence internationale pour la promotion de la santé en 1986, propose une autre définition : « la santé est l’équilibre et l’harmonie de toutes les possibilités de la personne humaine (biologiques, psychologiques et sociales). Ce qui exige, d’une part, la satisfaction des besoins fondamentaux de l’homme qui sont qualitativement les mêmes pour tous les êtres humains,d’autre part,une adaptation sans cesse remise en question de l’homme à un environnement en perpétuelle mutation ».

« Issu oralement du latin sanitas, le nom qui correspondait à sanus, mot très ancien dont on ignore l’origine, le mot français s’est imposé pour exprimer un état physique et mental favorable. La santé est opposée à la maladie, où règne le « mal », et la science des maladies humaines, la médecine, a toujours eu pour objectif le retour à la santé perdue. L’idée dominante n’est alors plus celle d’un état normal et stable, mais d’un bien menacé. Si l’on boit « à la santé » – cela se dit depuis le xvie siècle – c’est qu’il faut cette invocation bienveillante pour la conserver ou la retrouver. Et les « maisons de santé » sont destinées à des malades. De toutes parts, le langage souligne la précarité de cet état, qu’on souhaite bon (on est en « bonne » santé), mais dont on se méfie et qu’on rapetisse pour conjurer le sort : comment va cette « petite santé » ? La santé est un état de grâce : provisoire, donc. On l’exprime volontiers en français par la métaphore d’un poids, léger ou lourd, que l’être humain supporte ou non : « bien et mal se porter ». C’est sans doute le poids même du corps, sujet à peser sur l’esprit et sur l’âme. Comme le disait le profond docteur Knock : "Un homme en bonne santé est un malade qui s’ignore". » (Conseil national de l’Ordre des médecins / Alain Rey).

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