Addictologie

L'addictologie est l'étude des addictions,  de la dépendance physiologique et psychologique à une substance ou un comportement.

Les addictions sont nombreuses mais les plus répandues se rapportent essentiellement à la consommation de substances.  On remarque la consommation occasionnelle et la consommation de dépendance, de substances telles que le tabac, l'alcool, les tranquillisants, le cannabis (hashish…), le LSD, la cocaïne, l'ecstasy, ou encore le crack.

Sans doute liée à une activité de libération d'endorphines dans la circulation sanguine du corps humain, en liaison avec le plaisir procuré par cette activité, l'addiction peut se différencier du comportement obsessionnel compulsif (T.O.C), notamment aux troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie), des addictions affectives et sexuelles ou encore du jeu pathologique.

L'addiction peut être la suite de conséquences multifactorielles (problèmes familiaux, sociaux, pertes d'emploi, maladie…). Pour l'exemple, certains sportifs souhaitant améliorer leurs performances utilisent des substances interdites et addictives. On parle alors de dopage, mais la prévention du dopage est primordiale sachant que ces substances sont addictives et néfastes pour le corps du sportif.

« Désignant une discipline médicale et hygiéniste assez nouvelle, le terme « addictologie », dont l’élément issu du grec « -logie » semble garantir la nature scientifique, vient de l’emploi d’un verbe latin renouvelé par les Anglo-Saxons. Cet addicere s’employait en droit, à propos d’un engagement (d’abord verbal, dicere, « dire ») à donner, à fournir une somme d’argent, en rémunération d’un prêt. Au Moyen Âge, en latin, l’addictus était tenu de rembourser, et l’addictio un genre de contrainte par corps. De l’addict au sens latin (au xvie siècle en Angleterre) à celui du xxe siècle, qui est comme « emprisonné » par ses habitudes, il a fallu la prise de conscience des dangers des « paradis artificiels ». L’addiction est un drame psychosomatique ; l’addictologie un savoir complexe, nécessaire si l’on veut réparer les dégâts, surtout de l’alcool, du tabac, de toutes drogues devenues habitudes contraignantes. Mais ce n’est pas parce qu’il faut nommer ce chapitre de la pathologie et de la médecine qu’on sera forcé, comme un alcoolique enivré par la langue anglo- américaine, de dire d’un gamin qu’il est « addict » des jeux vidéo, ou même des apéros avec les copains. » (Conseil national de l’Ordre des médecins / Alain Rey).


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