Burn-out : que faire pour lutter contre l'épuisement professionnel ?

L'épuisement professionnel, ou syndrome d’épuisement professionnel ("burn out" en anglais), est un état d'épuisement mental et physique qui peut anéantir la joie et les perspectives d'avenir d'une carrière, des relations amicales et des interactions familiales.

En effet, l'exposition continue à des situations stressantes, comme s'occuper d'un membre de la famille qui serait malade, travailler de longues heures sans relâche, ou être témoin de situations et de nouvelles bouleversantes (politique, sécurité, etc.) peut conduire à cette condition de stress.

Cependant, l'épuisement professionnel, n'est pas toujours facile à repérer. Dans ce but, voici quelques pistes et guides pour aider le plus grand nombre à identifier les signes d'épuisement professionnel, ainsi que les moyens de le prévenir.

Jeune femme seule devant une baie vitrée

Le burn out c'est quoi ?

Le burn out trouve son équivalent en français par le terme syndrome d’épuisement professionnel. Il est utilisé pour la première fois par le psychiatre américain Freudenberg dans le début des années 70.

L’évolution du monde du travail tend vers une prévalence des facteurs de risques psychosociaux ayant pour conséquence une atteinte de la santé physique et mentale des personnes.

Par ailleurs, la Haute Autorité de Santé (HAS) précise qu’après les affections de l’appareil locomoteur, la souffrance psychique causée ou aggravée par le travail est le 2e groupe d’affections d’origine professionnelle décrit dans la population salariée active française.

Définition et signes du burn out

La HAS définit le burn out comme un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ».

Christina Maslach et Susan E. Jackson, dans le début des années 80, mettent au point le test Maslach burnout inventory (ou test d’inventaire de burn out) consistant à identifier le degré d’épuisement professionnel selon trois dimensions : l’épuisement émotionnel, la déshumanisation et le degré d’accomplissement personnel au travail. [1]

Comment reconnaitre le burn out ? Comment savoir si on fait un burn out ?

Quels ses les signes, les symptômes et la prise en charge ?

La définition du syndrome d’épuisement professionnel ou burn out est un ensemble de syndromes dont il faut déterminer la sévérité par une démarche diagnostique. Son installation est insidieuse et progressive, et regroupe, selon la HAS, les manifestations suivantes :

  • Émotionnelles : anxiété, tensions musculaires diffuses, tristesse de l’humeur ou manque d’entrain, irritabilité, hypersensibilité, absence d’émotion ;
  • Cognitives : troubles de la mémoire, de l’attention, difficulté de concentration, des fonctions exécutives ;
  • Comportementales ou interpersonnelles : repli sur soi, isolement social, comportement agressif, parfois violent, diminution de l’empathie, ressentiment et hostilité à l’égard des collaborateurs, comportements addictifs ;  
  • Motivationnelles : désengagement progressif, baisse de motivation et du moral, effritement des valeurs associées au travail, doutes sur ses propres compétences (remise en cause professionnelle, dévalorisation) ;
  • Physiques non spécifiques asthénie, troubles du sommeil, troubles musculo-squelettiques (type lombalgies, cervicalgies, etc.), crampes, céphalées, vertiges, anorexie, troubles gastro-intestinaux. [1]

De plus, des chercheurs ont montré que le syndrome d’épuisement professionnel fait partie des facteurs de risques de développer des maladies cardiovasculaires. Le burn out altère les fonctions cardiovasculaires et la neuro-régulation du système nerveux autonome. Ainsi, il n’y a pas de rebond vagal post-stress au cœur. Dans ce cadre, la souffrance psychique induite par le burn out implique la survenue de maladies cardiovasculaires.[13]

En première intention, le médecin du travail analyse les conditions de travail et détermine le lien avec ces troubles. De plus, il est important de prendre en compte d’éventuelles pathologies associées d’ordre physique (troubles anxieux, dépressifs,...) ou psychique.

La prise en charge (dans un établissement de santé, cabinet de ville, etc.) est coordonnée par le médecin traitant qui, en règle générale, rédige la prescription d’un arrêt de travail et se met en relation avec le médecin du travail. Par la suite, il adresse son patient, et selon la gravité, à un confrère psychiatre.

Par ailleurs, les entrepreneurs et/ou dirigeants d’entreprises sont aussi concernés. Cependant, la prise en charge n’étant pas la même par les organismes sociaux, il faut par avance se renseigner à ce sujet.

Burnout : ce n’est pas toujours une dépression

La dépression ou trouble dépressif, appelée dans le langage courant « dépression nerveuse » est une pathologie psychique. L’Inserm définit la dépression comme l’association d’un dysfonctionnement social et d’une souffrance personnelle majeurs, qui peut avoir des conséquences parfois lourdes en matière de fonctionnement social, de santé et même de décès, le risque de passage au suicide étant particulièrement élevé. [2]

La première différence est que le burn out s’exprime dans la sphère professionnelle. Plus précisément, la dépression est un « état » alors que le burn out est un « processus ». [3]

Recevez le bon diagnostic en cas de burn out

Le burnout n’entre pas dans des classifications médicales de référence tel que la Classification internationale des maladies (CIM-10) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-V) de l’Association Américaine de psychiatrie.

Par conséquent, il n’y a pas de diagnostic clinique précis du burnout. C’est un ensemble de symptômes et signes cliniques qui apparaissent progressivement chez un individu. Afin d’affiner le diagnostic, les professionnels utilisent le plus souvent le questionnaire Maslach Burnout Inventory.

En outre, le syndrome d’épuisement professionnel est à distinguer du « workaholisme » qui se définit par des personnes dépendant de leur travail et incapable de s’en détacher. [3]

Le test le plus utilisé dans le cadre du burn out

Le test Maslach Burnout Inventory est le plus utilisé dans le cas de burn out. Il est composé de 22 questions se rapportant à 3 domaines et permettant d’obtenir 3 scores : le score d’épuisement professionnel, le score de perte d’empathie ou dépersonnalisation et, le score d’accomplissement personnel. Ce test permet de connaître le degré du burnout de l’individu.

Les signes avant-coureurs du burn out

Le burn out installe l’individu dans un conflit de valeurs et se reconnaît par l’accumulation de cinq symptômes :

  • Signes émotionnels : L’individu est irritable, en tension, très sensible ou ne manifeste aucune émotion. Il a un manque d’entrain au travail et une humeur triste ainsi qu’un sentiment de fatigue intense et une perte de contrôle.
  • Signes physiques : L’individu présente des troubles du sommeil, des douleurs de dos, une perte ou prise de poids soudaine, des céphalées (maux de tête), nausées ou vertiges.
  • Signes cognitifs : L’individu a des difficultés de concentration, des difficultés à prendre des décisions et à exécuter des tâches simultanément.
  • Signes comportementales : l’individu peut s’isoler socialement et présenter un comportement agressif. Il a des difficultés à ressentir de l’empathie et peut tomber dans certaines dépendances comme l’alcool, la drogue, le tabac.
  • Signes motivationnels : L’individu se désengage progressivement, il est démotivé et son moral est en baisse. Il a le sentiment d’être pris au piège dans cette situation et se dévalorise. [3]

Arrêt de travail pour cause de burn out

Comme pour les autres problèmes de santé survenant dans le cadre professionnel, le travailleur peut demander un arrêt de travail. Afin d’obtenir cet arrêt de travail, le salarié se tourne vers son médecin traitant ou le médecin du travail. Dans des cas de burn out, la prescription d’un arrêt est établie pour une durée de 2 à 3 mois selon les nécessités de l’individu et accompagnée d’une prise en charge en psychothérapie, associé ou non à un traitement antidépresseur. [3]

Est-ce que le burn out est reconnu comme maladie professionnelle ?

Le burn out est aujourd’hui reconnu comme une maladie professionnelle et pris en charge par les organismes sociaux. Le salarié en burn out remplit le cerfa 16130 « Déclaration de maladie professionnelle ou demande motivée de reconnaissance de maladie professionnelle » dans le but d’obtenir une reconnaissance. Le travailleur a 15 jours pour envoyer sa demande suite à la cessation de son activité. La Caisse Primaire d’Assurance maladie (CPAM) à 3 mois pour reconnaître l’origine professionnelle du burn out. [4]

Comment faire une demande d'arrêt maladie suite à un burn out ?

Pour que le burnout soit reconnu comme une maladie professionnelle par la CPAM, le taux d’incapacité au travail doit être supérieur à 25%. Par la suite, le Comité Régionale de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP) a un délai de 4 mois pour faire part de sa décision. Ce délai peut être allongé de 2 mois si il y a besoin d’une enquête complémentaire. Si la décision est positive, la salarié bénéficie alors d’indemnités journalières plus élevées et de prise en charge des frais médicaux liés au burnout. [4]

Est-il nécessaire de se mettre en arrêt de travail ?

Le médecin traitant ou le médecin du travail, représentant une relation d’aide, évalue la sévérité des symptômes et met en place deux types de traitements : un arrêt de travail permettant au patient de faire le point (plus ou moins long selon les individus) ou uniquement des exercices de relaxation et une psychothérapie associée ou non (selon le degré) à un traitement antidépresseur.

Que faire pour éviter le burn out ?

De nombreuses recherches et études ont permis de mettre au point quelques clés pour prévenir le burn out et sortir du cercle vicieux.

Tout d’abord, l’employeur a la responsabilité d’informer les employés sur la santé physique, mentale et la sécurité au travail. Cela permet à l’ensemble des employés de détecter plus rapidement les signes avant-coureurs du burnout chez un collègue. Ensuite, l’employeur doit veiller à la charge de travail de chacun des travailleurs.

Quelques pistes sont à explorer pour gagner en autonomie :

  • Veiller au planning des vacances et jours de récupérations ;
  • Planifier le travail en amont ;
  • Communiquer sur les objectifs pour qu’ils soient adaptés ;
  • Prendre en compte les aléas (panne de machine par exemple) ;
  • Adapter les horaires de travail.

Il est aussi recommandé d’assurer un soutien social en évitant les postes de travail isolés, en mettant tout en œuvre pour créer des liens entre les travailleurs et les responsables et, en facilitant les pauses collectives.

Le travailleur doit se sentir reconnu et valoriser en instaurant une communication interne lui permettant de prendre part aux décisions. Ainsi, tous les travailleurs se doivent d’être dans une relation d’aide. Enfin, la motivation de l’employé est un élément essentiel pour ne pas tomber dans le burn out. Celle-ci est intimement liée avec la reconnaissance par autrui.

Les bons conseils pour prévenir le burn out émotionnel

Le burn out a une origine professionnelle. Cependant, on ne peut négliger son aspect multifactoriel et les conflits de valeurs qu’il provoque (vie privée et vie professionnelle).

Par ailleurs, le burn out engendre un épuisement sur le plan émotionnel se caractérisant par une irritabilité, une anxiété, une sensation de surmenage, et de perte de contrôle.

De plus, le sentiment de fatigue émotionnelle intense généré s’accompagne d’une dépersonnalisation et d’une perte d’accomplissement au travail. Pour prévenir ce « trop-plein » émotionnel et le gérer, il est conseillé d’être accompagné par un professionnel de santé et/ou de ne pas rester isolé dans cette situation. Il est aussi recommandé d’en parler à son entourage, de prendre du temps pour soi, d’avoir une bonne hygiène de vie (alimentation et sommeil) et de pratiquer une activité permettant une amélioration de l’humeur. [5]

Comment soigner un burn out ou une dépression ?

Comme cité précédemment, le burn out se différencie de la dépression et cela se retrouve dans la manière de les traiter. Le cas de burn out, selon son degré de gravité, nécessite une prise en charge par un psychothérapeute ou un psychologue associé à un traitement antidépresseur s'il y a un diagnostic de troubles anxieux.

La dépression semble avoir les mêmes traitements mais la prise en charge est différente, par exemple, les antidépresseurs sont poursuivis pour une durée allant jusqu’à 6 mois minimum après l’amélioration de l’épisode dépressif pour consolider les résultats. Celle-ci peut aussi nécessité une hospitalisation d’urgence. [6]

Que faire en cas de burn out ?

Dans le cas d’un burn out, l’individu a besoin de soutien social notamment de son équipe de travail ainsi que de son entourage. Il est conseillé de prendre du temps pour soi et cela, soit par un arrêt de travail soit par un aménagement du temps de travail accompagné de repos, d’activité physique et, de relaxation (art-thérapie, musicothérapie, yoya,...).

Ceci se décide en réseau avec le médecin du travail, le médecin traitant, les spécialistes (psychothérapeute, psychiatre,…) et le médecin conseil de l’assurance maladie. [3]

Évitez le burn out grâce à ces 4 méthodes

Les recettes miracles n’existent malheureusement pas, mais quelques exercices à réaliser, en toute autonomie, peuvent prévenir du burn out.

En voici 4 méthodes :

  1. La règle des 42 % élaborée par deux sœurs, Emily Nagoski et Amelia Nagoski, ayant elles-mêmes été confrontées à cette situation. Le but est de se reposer 10 h sur 24. Plus précisément, 8 heures de sommeil, 20 à 30 minutes de dialogue, 30 minutes d’activité physique, 30 minutes consacrées à son repas, et 30 minutes où l’on a « carte blanche ».
  2. La méthode SMARTE afin de déterminer un objectif Spécifique, Mesurable, Accessible, Réaliste, Temporellement définit et Écologique.
  3. La loi de Pareto ou principe des 80/20. A l’origine de l’application de cette loi, Joseph Juran, a estimé que 20% des actions produisent 80% des résultats. Cette méthode permet de mieux connaître ses priorités et ainsi augmenter en efficacité, de mieux définir ses objectifs et de poser des actions.
  4. La méthode « One Thing » de Gary Keller et Jay Papasan. L’être humain n’est pas multitâche, il doit se concentrer sur une seule tâche au moins 4 heures par jour et sur le processus, non le résultat. Il doit être dans le moment présent et éviter les environnements augmentant la déconcentration (e-mails, appels téléphoniques,…). Il est recommandé d’avoir un objectif tout en gardant différentes activités et y mettre des limites.

Comment communiquer au travail à propos de l’épuisement professionnel ?

Dans cette situation, il est primordial de se tourner vers son médecin traitant en première intention puis vers l’employeur afin de mettre en place une prise en charge par le médecin du travail. Il ne faut absolument pas rester seul et se tourner vers ses collègues afin d’y trouver un soutien social.

En outre, il est important d’en faire part à son employeur et d’évoquer sans crainte les symptômes et les moyens à mettre en place pour retrouver goût au travail.

Par ailleurs, de nombreux travailleurs ont un sentiment d’insécurité de l’emploi (taux de chômage élevé) faisant partie des facteurs de risque de présenter un syndrome d‘épuisement professionnel.

Qu'en est-il du burnout de l’étudiant ?

De plus en plus considéré, le burnout de l’étudiant est un véritable problème de santé publique. En 2018, une étude est menée sur la pression de réussite des étudiants pouvant conduire à un syndrome d‘épuisement. L’analyse utilise le questionnaire Maslach Burnout Inventory-Student Survey sur 319 étudiants. Cette étude conclut que 50% des étudiants ont tendance à montrer des signes d’épuisement académique. [9]

La prévention du burnout des étudiants en santé

Les étudiants dans le domaine de la santé présentent un risque accru de burnout. Une étude menée en 2020 confirme que les étudiants en santé et notamment les femmes, sont sujettes au burnout à cause de la lourde charge de travail et d’autres facteurs de la vie professionnelle nécessitant alors un changement d’école et d’organisation du parcours académique de l’étudiant.

Quelques propositions de prévention sont : une prise en charge personnel ou institutionnel pour retrouver un bien-être au travail ; un équilibre judicieux entre la charge de travail ; un support psychologique ; etc. De plus, il est conseillé de mettre en place une communauté étudiante sur laquelle chacun d’eux peut exprimer la situation provoquant un stress. [10]

Quand le burn out touche la sphère familiale

On observe aujourd’hui que le burn out qui était réservé à la sphère professionnelle s’applique à la parentalité.

Les médecins Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak, à l’origine du projet de recherche sur le burn out parental, définissent le burn out parental par « un syndrome qui touche les parents exposés à un stress parental chronique en l’absence de ressources suffisantes pour compenser ».

Les symptômes répertoriés sont l’épuisement dans son rôle de parent accompagné de manifestations émotionnelles, cognitives et physiques ; la saturation et la perte de plaisir dans son rôle de parent ; la distanciation affective avec ses enfants et le contraste entre l’image que le parent se fait de la parentalité et le parent qu’il est devenu. [8]

Peut-on parler de burnout maternel ou de dépression post-partum?

Le burn out est un terme réservé au domaine professionnel. Cependant, il est aussi associé aujourd’hui à d’autres domaines de la vie comme la maternité. Le burn out maternel est à différencier du baby blues, intervenant dans les 10 premiers jours post-partum et provoqué par un bouleversement hormonal.

Le burn out maternel et la dépression post-partum sont encore difficiles aujourd’hui à différencier comme l’explique la psychiatre Catherine Agbokou dans la maison des maternelles : « C’est une question difficile qui reste sujette à controverse encore aujourd’hui. Le burn-out est un trouble anxieux lié à un problème de performance. La dépression du post-partum est, elle, un trouble de l’humeur, teinté de tristesse mais qui peut aussi s’accompagner d’anxiété. On n’a pas l’énergie, le moteur pour avancer. Alors que dans le burn-out, schématiquement, la "to-do list" est trop grande et on finit par craquer. » [7]

Comment sortir du burn out parental ?

Afin de sortir du cercle vicieux dans lequel les parents sont tombés, il est conseillé de suivre une psychothérapie.

Par ailleurs, une application, Dr Mood, a été mise en place pour évaluer son burnout et trouver de l’aide. Il existe  aussi des lectures comme le burnout parental l’éviter et s’en sortir d'Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak, le burn out parental de Liliane Holstein, la fatigue émotionnelle et physique des mères de Violaine Guéritautl et, mère épuisée de Stéphanie Allenou. [8]

Couple et burnout, y faire face à deux ?

Dans le livre le burn out parental l’éviter et s’en sortir, Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak précisent qu’il est important de prendre soin du couple.

Pour cela, elles conseillent de cultiver ce lien d’amour et préserver des temps d’échanges de qualité. Il est recommandé d’éviter de se « défouler » sur son conjoint ou sa conjointe, d’utiliser l’humour et la communication non violente et, d’accueillir ses émotions et celles de l’autre dans la bienveillance et le non-jugement.

De plus, il est important de ne pas mettre la sexualité de côté, essentielle pour le bien-être du couple.

Les conséquences de la pandémie du SARS-CoV-2

La pandémie de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), due au virus SARS-CoV-2, a provoqué d’énormes changements pour les travailleurs. En particulier pour le personnel soignant principalement touché par la fatigue pandémique, et déjà fortement impacté par le stress et la pression hors pandémie, ainsi que l’augmentation du télétravail.

Cette fatigue pandémique a fait augmenter le taux de burnout. Depuis Mars 2020, Malakoff Humanis mesure l’impact de la crise sur les salariés et montre une augmentation de 30% des arrêt de travail entre Janvier et Mai 2021.

Les confinements successifs, la crise et le télétravail font que 35 % des personnes interrogées déclarent avoir souffert d’isolement, un tiers a rencontré des difficultés familiales ou financières, 29 % des salariés ont ressenti davantage de stress du fait de la crise, et 14 % déclarent avoir développé des habitudes addictives. [11]

Ne pas négliger le facteur personnel du burnout

L’être humain étant complexe, il est impossible de négliger les facteurs personnels pouvant interagir dans la survenue du burnout. En voici quelques exemples : le perfectionnisme, ne pas savoir dire « non » et poser des limites, les expériences passées, être trop exigeant envers soi-même, avoir un conscience professionnelle trop élevée, ne pas déléguer et manquer d’estime de soi.

Lutter contre les symptômes physiques du burn out

Les symptômes physiques se caractérisent par des douleurs de dos, des migraines, des tensions musculaires (troubles musculo-squelettiques), des problèmes de peau. Une solution à ces maux, est l’activité physique, en dehors de tout problème de santé venant la contrindiquer. Cela peut aller de la simple marche (plutôt dans la nature) à des sports plus intenses. Le médecin traitant peut prescrire à son patient l’activité physique qui lui correspond en fonction de sa condition physique et de la sévérité de son burnout.

Des activités comme le yoga, le pilates, la méthode Feldenkrais, la danse,… tout ce qui met en mouvement le corps peut aider à remettre en mouvement l’esprit. Ces activités pourront, par la suite, être progressivement intégrées à une journée de travail.

Le syndrome d’épuisement professionnel chez un psychologue : sujet tabou

Comme toute personne exerçant un métier dans le domaine médico-social, les psychologues sont en proie au burnout. Cependant, cela reste un sujet tabou car les psychologues vivent, la plupart du temps, comme un échec la survenue de ce syndrome d’épuisement professionnel.

Une étude de plusieurs revues scientifiques menée en 2018 montre que plus de la moitié des psychothérapeutes interrogés présentent un niveau modéré de burnout. Les professionnels ayant peu d’expérience étaient plus touchés que les autres. [12]

Stress chronique et burnout

Le stress, s'il devient chronique , peut être à l’origine d’un burnout. L’accumulation de facteurs stressants comme la charge de travail, les douleurs physiques, les troubles du sommeil et alimentaires peuvent accroitre le risque de faire un burnout. En définitive, savoir gérer son stress peut aider à prévenir un burnout. De plus, le stress chronique dans la sphère professionnelle peut conduire au burnout et à une insécurité de l’emploi.

Quel traitement naturel pour un bien-être au travail ?

La plupart du temps, le mot traitement renvoie à l’idée de la médication. Or, il y a d’autres types de traitements naturels à mettre en place dans sa vie professionnelle afin d’atteindre un mieux-être.

Tout d’abord, prendre de la hauteur et calmer son mental grâce à un journal de bord (réussites, succès, objectifs, citations,...), à la cohérence cardiaque (5 minutes et 3 fois par jour), à la « pleine conscience » (méditer), aux micro-siestes au bureau. A ce sujet, l’entreprise grecque studio NL a mis au point le « bureau-dodo » qui se transforme en lit.

En outre, la mise en place de régimes alimentaires anti-stress et d'une bonne hydratation (eau minérale, thé, matcha, tisane,...) améliore le bien-être au travail.

Sources

  1. Repérage et prises en charge clinique du syndrome d’épuisement professionnel ou burn out : https://www.has-sante.fr/jcms/c_2769318/fr/reperage-et-prise-en-charge-cliniques-du-syndrome-d-epuisement-professionnel-ou-burnout
  2. La dépression mieux la comprendre pour mieux la guérir durablement : https://www.inserm.fr/dossier/depression/
  3. Le syndrome d’épuisement professionnel ou burnout, mieux comprendre pour mieux agir. https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/Exe_Burnout_21-05-2015_version_internet.pdf
  4. Comment demander la reconnaissance d’un burn-out en maladie professionnelle ? https://demarchesadministratives.fr/demarches/comment-demander-la-reconnaissance-burn-out-en-maladie-professionnelle
  5. Burn-out émotionnel : comment le surmonter ? https://clubrh.mabonnefee.com/fr/article/burn-out-emotionnel-comment-le-surmonter
  6. Le traitement de la dépression. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/depression-troubles-depressifs/traitement
  7. Burn out parental ou dépression du post-partum : quelles différences ? https://www.lamaisondesmaternelles.fr/article/burn-out-parental-ou-depression-du-post-partum-quelles-differences
  8. Burnout parental. https://www.burnoutparental.com
  9. L’épuisement académique chez les étudiants : effet des variables sociodémographiques sur les niveaux de burn-out - 01/11/18 : Christine Faye-Dumanget, Julie Belleil, Michel Blanche, Michel Marjolet, Abdel-Halim Boudoukha.
  10. Burnout in medical students : L Thun-Hohenstein, C Höbinger-Ablasser, S Geyerhofer , K Lampert , M Schreuer , C Fritz
  11. Malakoff Humanis analyse l'impact de la crise sanitaire sur l'absentéisme en entreprise et les risques psycho-sociaux, 09 Septembre 2021, https://newsroom.malakoffhumanis.com/actualites/malakoff-humanis-analyse-limpact-de-la-crise-sanitaire-et-des-risques-psycho-sociaux-sur-labsenteisme-en-entreprise-e526-63a59.html
  12. Personal risk factors associated with burnout among psychotherapists: A systematic review of the literature, Gabrielle K. Simionato, Susan Simpson
  13. Burnout syndrome: a "true" cardiovascular risk factor : Pauline Cursoux , Marie-Pascale Lehucher-Michel, Hélène Marchetti, Guillaume Chaumet, Stéphane Delliaux : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22425226/

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