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Octobre rose, dépistage organisé du cancer du sein

Pour la sixième année consécutive, l'Institut national du cancer a lancé Octobre rose, une campagne d'information pour inciter les femmes à participer au programme de dépistage organisé du cancer du sein, au ministère de la santé, jeudi à Paris.

Avec 52.000 nouveaux cas par an, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Il a entraîné plus de 11.000 décès en 2010. Pourtant, détecté tôt, il peut être traité efficacement avec une survie à cinq ans supérieure à 90%, souligne l'Inca et le ministère de la santé, dans un dossier remis à la presse.

Le programme national de dépistage organisé permet aux femmes de 50 à 74 ans de bénéficier tous les deux ans d'une mammographie chez des praticiens agréés, prise en charge à 100%.

Depuis sa généralisation en 2004, la participation à ce programme a progressé de 11%, mais la progression ralentit et la courbe de participation semble atteindre un plateau, avec un taux de 53% qui reste inférieur à la référence européenne, a indiqué Sophie Delaporte, directrice adjointe de la direction générale de la santé (DGS).

Cette année, la campagne Octobre rose se fixe pour objectif de convaincre les femmes encore réticentes à participer au dépistage organisé, en s'attaquant aux freins au dépistage. "Je manque de temps", "j'ai peur du résultat", "la mammographie est désagréable", "je ne me sens pas concernée", ... En tout, 14 freins ont été identifiés et ont donné lieu à un argumentaire, qui sera diffusé via un module internet hébergé sur le site de l'Inca (www.e-cancer.fr) et à l'occasion d'une campagne radio.

Cette année, l'Inca s'attache également à mobiliser les proches des femmes concernées par le dépistage, en particulier leurs filles. Le message "vous aussi, mobilisez les femmes que vous aimez" fera l'objet d'une campagne d'affichage urbain et d'une mobilisation sur internet, avec la possibilité d'envoyer à sa mère ou à l'une de ses proches un message par sms ou courriel pour l'inviter à participer au dépistage organisé. Les réseaux sociaux aideront à amplifier la mobilisation.

En plus des moyens d'information habituels, les professionnels de santé bénéficieront de nouveaux outils, comme des diaporamas sur le surdiagnostic ou sur la mammographie numérique et un recueil d'actions de mobilisation par les structures de gestion.

Actuellement en phase d'installation, le dossier médical personnel (DMP), qui regroupe toutes les données de santé d'un patient, sera un bon moyen pour fournir des alertes aux femmes. "Le médecin y aura accès, ce qui lui permettra de rappeler à ses patientes l'intérêt du dépistage, lors d'une visite", a indiqué Roselyne Bachelot, interrogée sur les systèmes d'information des médecins.

 

© APM-Santé - PARIS, le 8 octobre 2010


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