Obésité et surpoids chez l'enfant et l'adolescent dans le monde

Une épidémie mondiale !

Le constat est difficile à digérer.  Selon l’OMS (organisation mondiale de la santé), depuis 1975, l’obésité mondiale a triplé et « en 2016, plus de 1,9 milliard d'adultes de 18 ans et plus étaient en surpoids. Parmi ces derniers, plus de 650 millions étaient obèses. »

En 2019, « 38 millions d'enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids ou obèses. Plus de 340 millions d'enfants et d'adolescents âgés de 5 à 19 ans étaient en surpoids ou obèses en 2016». 

Rappelons que le surpoids et l'obésité dans l'enfance sont connus pour avoir un impact significatif sur la santé physique et psychologique, avec de lourdes conséquences qui peuvent décider de l’avenir social et professionnel.

En effet, les enfants en surpoids et obèses sont susceptibles de rester obèses jusqu'à l'âge adulte. De plus, ils sont susceptibles de développer des maladies non transmissibles comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), ou l’apnée du sommeil, à un plus jeune âge.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les conditions de vie sociales, économiques et sanitaires de nos pays occidentaux ont considérablement évolué. Pourtant, aujourd’hui la plupart des décès sont dus à des maladies de civilisation : maladie cardiaque, accident vasculaire cérébral (AVC), cancer ou autres maladies résultant d’une relation inappropriée des personnes avec leur environnement et leur alimentation. Si le problème principal dans le passé était la sous-alimentation, la suralimentation et l’obésité sont elles aussi devenues de véritables maladies de civilisation.

Quelle est la différence entre le surpoids et l'obésité ?

Le surpoids et l'obésité sont définis comme une accumulation anormale ou excessive de graisse qui présente un risque pour la santé.

Bien qu’il soit difficile de développer un indice simple pour mesurer le surpoids et l'obésité chez les enfants et les adolescents, puisque leur corps subit un certain nombre de changements physiologiques à mesure qu'ils grandissent, différentes méthodes sont disponibles pour mesurer le poids santé d'un corps.

L’OMS donne plusieurs informations précieuses et régulièrement mises à jour afin d’estimer le surpoids et l’obésité chez l’enfant, à consulter gratuitement sur leur site internet.

La prévalence du surpoids et de l'obésité chez les adolescents est définie selon la référence de croissance de l'OMS pour les enfants et adolescents d'âge scolaire (surpoids = un écart-type de l'indice de masse corporelle pour l'âge et le sexe, et obèse = deux écarts-types de l'indice de masse corporelle pour l'âge et le sexe).

Précisons que le mécanisme du développement de l'obésité n'est pas entièrement compris et on pense qu'il s'agit d'un trouble aux causes multiples.

Effectivement, les complications de l’obésité trouvent certaines sources dans les facteurs environnementaux, les préférences de style de vie et l'environnement culturel et jouent un rôle central dans la prévalence croissante de l'obésité dans le monde.

En général, le surpoids et l'obésité sont supposés être le résultat d'une augmentation de l'apport calorique et lipidique.

D'autre part, il existe des preuves à l'appui que la consommation excessive de sucre par les boissons gazeuses, l'augmentation de la taille des portions et le déclin constant de l'activité physique ont joué un rôle majeur dans la hausse des taux d'obésité partout dans le monde.

L'obésité infantile peut profondément affecter la santé physique, le bien-être social et émotionnel et l'estime de soi des enfants. Elle est également associée à de mauvais résultats scolaires et à une qualité de vie inférieure de l'enfant.

De nombreuses affections comorbides telles que les troubles métaboliques, cardiovasculaires, orthopédiques, neurologiques, hépatiques, pulmonaires et rénaux sont également associées à l'obésité infantile.

De plus, le monde connaît une transition épidémiologique et nutritionnelle rapide caractérisée par des carences nutritionnelles persistantes, comme en témoigne la prévalence du retard de croissance, de l'anémie et des carences en fer et en zinc.

Parallèlement, il y a une augmentation progressive de la prévalence de l'obésité, du diabète et d'autres maladies chroniques liées à la nutrition comme l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires et certaines formes de cancer.

Obésité dans le monde

A ce jour, l’obésité a atteint des niveaux épidémiques dans les pays développés. Les taux de prévalence les plus élevés de l'obésité infantile ont été observés dans les pays développés. Cependant, sa prévalence augmente également dans les pays en développement.

L'obésité infantile est l'un des défis de santé publique les plus graves du 21ème siècle. Près de la moitié de tous les enfants en surpoids de moins de 5 ans vit en Asie et un quart en Afrique.

Selon l'OMS, en 2016, il y avait environ 2 milliards d'adultes en surpoids, dont 650 millions sont considérés comme affectés par l'obésité (IMC ≥ 30 kg/m²). Cela équivaut à 39% des adultes âgés de 18 ans ou plus en surpoids, dont 13% obèses. La prévalence mondiale de l'obésité a presque triplé entre 1975 et 2016. Aujourd'hui, la plupart de la population mondiale vit dans des pays où le surpoids et l'obésité tuent plus de personnes que l'insuffisance pondérale.

Si les tendances actuelles se poursuivent, on estime que 2,7 milliards d'adultes seront en surpoids, plus d'un milliard seront touchés par l'obésité et 177 millions d'adultes gravement sera touché par l'obésité d'ici 2025.

Alors qu'un peu moins de 1% des enfants et adolescents âgés de 5 à 19 ans étaient obèses en 1975, plus de 124 millions d'enfants et d'adolescents étaient obèses en 2016. L'obésité infantile doit être l’une des priorités politiques en santé publique afin d’enrayer la tendance.

Obésité en France

Bien que la France soit associée à la gastronomie et une image du « bien manger », une augmentation rapide de la prévalence de l'obésité est rapportée depuis 1990.

En effet, il y a eu une augmentation progressive de la prévalence de l'obésité entre 1997 et 2006. Les différentes études réalisées montrent une nette accélération de la prévalence de l'obésité pour les individus nés après le milieu des années 1960, chez les deux sexes.

Selon, l’INSERM, « en France, l’obésité́ concerne 17% des adultes et, chez les enfants, 16% des garçons et 18% des filles : des chiffres à peu près stables depuis une dizaine d’années ».

Le problème croissant de l'obésité infantile peut être ralenti si la société se concentre sur les causes et il existe de nombreux éléments qui jouent dans l'obésité infantile, certains étant plus cruciaux que d'autres.

Effectivement, une intervention combinée sur l'alimentation et l'activité physique menée dans la communauté avec un volet scolaire est plus efficace pour prévenir l'obésité ou le surpoids.

De plus, si les parents imposent un mode de vie plus sain à la maison, de nombreux problèmes d'obésité pourraient être évités. L’éducation est une clef de voûte pour tout le spectre de la vie.

Ce que les enfants apprennent à la maison sur l'alimentation saine, l’exercice physique et les bons choix nutritionnels finiront par se répercuter sur d'autres aspects de leur vie.

Cela aura la plus grande influence sur les choix que font les enfants lorsqu'ils choisissent les aliments à consommer à l'école et dans les restaurants de restauration rapide et choisissent d'être actifs. Se concentrer sur ces causes peut, au fil du temps, réduire l'obésité infantile et conduire à une société en meilleure santé dans son ensemble.

Quelles sont les principales causes de l'obésité ?

Maladie complexe, l'obésité implique une quantité excessive de graisse corporelle et n'est pas seulement un problème esthétique. L’obésité est un problème médical qui augmente le risque de nombreuses autres maladies, comme les maladies cardiaques, le diabète de type 2, l'hypertension artérielle et certains cancers.

De nombreuses raisons existent pour lesquelles certaines personnes (adultes et enfants) ont du mal à éviter l’obésité et le surpoids, et les facteurs de risque ne sont pas à prendre à la rigolade.

En général, l'obésité résulte d'une combinaison de facteurs héréditaires, eux-mêmes se combinent à l'environnement et aux choix personnels de régime alimentaire et d’exercice physique.

Bien qu'il existe des influences génétiques, comportementales, métaboliques et hormonales sur le poids corporel, l'obésité survient lorsqu’une personne absorbe plus de calories qu’elle n'en brûle par l'exercice et les activités quotidiennes normales. En effet, le corps stocke ces calories excédentaires sous forme de graisse et le début d’un cauchemar peut pointer le bout de son nez.

L'obésité résulte généralement d'une combinaison de causes et de facteurs dont l’héritage génétique familial, le style de vie (sédentarité, etc.), les mauvaises habitudes alimentaires (consommation d’aliments industriels ultras transformés, sucreries, etc.), certaines maladies et médicaments, des problèmes sociaux et économiques (divorce, violence, précarité, etc.), l’âge, la composition du microbiome, etc.

Rassurez-vous, même si vous présentez un ou plusieurs de ces facteurs de risque, cela ne signifie pas que vous êtes destiné à développer l'obésité.

Enfin, il est possible de contrer la plupart des facteurs de risque grâce à l’alimentation (régime alimentaire équilibré), l'activité physique (pratique quotidienne adaptée), et des changements de comportement.

N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant ou votre nutritionniste pour obtenir le meilleur soutien en prenant compte votre profil (ou de celui de votre enfant).

IMC : calcul de l’obésité

Comment mesurer l’excès de masse grasse ? Défini en 1997 par l’OMS, l’indice de masse corporelle (IMC) est un simple indice de poids pour la taille qui est couramment utilisé pour classer le surpoids et l'obésité chez les adultes. Ce standard d’évaluation est défini comme le poids d'une personne en kilogrammes divisé par le carré de sa taille en mètres (kg/m²).

En effet, pour l’instant la méthode la plus répandue pour le diagnostic clinique de l’obésité passe entre autres par le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC ou BMI en anglais).

Bien que cette méthode reste à ce jour un moyen simple pour estimer la masse grasse d’un individu, l’IMC est sujet à certaines controverses et d'autres outils alternatifs se développement.

Comme expliqué précédemment, l’IMC correspond au poids (en kg) divisé par le carré de la taille (en mètres). Cette classification de l’OMS permet de révéler rapidement un indicateur afin d’améliorer les prises en charge. Lorsque l’IMC est supérieur à 25 on parle alors de surpoids et lorsqu’il dépasse 30 on parle d’obésité. Chez l’enfant, il faut se référer aux courbes de croissance présentes dans les carnets de santé, même s’il faut rester prudent à la lecture de ce tableau.

Que veut dire obésité morbide ?

L'obésité morbide est un problème de santé grave qui peut interférer avec les fonctions physiques de base telles (respiration, marche, concentration, etc.).

Une personne obèse souffrant d'obésité morbide coure un plus grand risque de développer des maladies telles que l'apnée du sommeil, le diabète, l'hypertension artérielle, le reflux gastro-œsophagien, les calculs biliaires, l'arthrose, les maladies cardiaques et le cancer.

L'obésité morbide est diagnostiquée en déterminant l'indice de masse corporelle (IMC), qui est définie par le rapport entre la taille d’un individu et son poids.

Généralement, l’IMC normal varie de 20 à 25, et une personne est considérée comme obèse morbide si elle pèse environ 45 kg de plus que son poids corporel idéal, soit un IMC de 40 ou plus, ou de 35 ou plus et souffre de problèmes de santé liés à l'obésité, comme l'hypertension artérielle ou le diabète.

Obésité gynoïde et obésité androïde

La définition la plus courante de l’obésité correspond à une accumulation anormale ou excessive de graisse dans les tissus adipeux, pouvant engendrer des problèmes de santé à long terme.

Néanmoins, « les sujets obèses montrent des différences non seulement dans les excédents de graisse qu’ils accumulent, mais aussi dans la répartition anatomique de cette graisse ».

En effet, cette répartition de la masse grasse joue un rôle clef dans les risques associés à l’obésité et le type de maladie qui en résulte.

De la sorte, comme le souligne l’OMS, il est utile de « pouvoir distinguer les sujets présentant un risque augmenté du fait d’une répartition abdominale de la graisse, souvent connue sous le nom d’obésité androïde, de ceux qui montrent une répartition gynoïde moins grave, dans laquelle la graisse se répartit plus uniformément et de façon périphérique ».

D’autre part, pour il est très difficile d’établir une classification de l’obésité pendant l’enfance ou l’adolescence, puisque la taille augmente et la constitution de l’organisme évolue continuellement.

On parle d'obésité gynoïde lorsque l'excès de masse graisseuse se situe principalement au niveau des cuisses, comme la fameuse « culottes de cheval ». Pour l'obésité androïde, c’est quand les dépôts de graisses sont principalement au niveau du ventre, ce que l’on nomme aussi l’obésité abdominale.

Pour simplifier et retenir la différence, on parle en forme de « poire » pour l’obésité gynoïde et de forme de « pomme » pour l’obésité androïde.

Enfin, l’obésité androïde est plus liée à la nourriture, au stress, ou à l’inactivité tandis que l'obésité gynoïde peut être liée au gluten et aux canaux veineux.

Obésité infantile : un risque plus élevé d'anxiété, de dépression et de décès prématuré

La prévalence des enfants atteints d'obésité a augmenté au cours des dernières décennies et l'OMS classe actuellement l'obésité infantile comme l'un des défis de santé publique les plus graves du 21e siècle.

Dans deux études publiées en 2020 dans les revues Plos Medicine et BMC Medicine, des chercheurs soulignent les risques pour la santé associés à l'obésité infantile.

Selon les résultats, les enfants obèses ont un risque de mortalité trois fois plus élevé au début de l'âge adulte que les enfants de la population générale et sont plus susceptibles de souffrir d'anxiété et de dépression.

Aussi, les études montrent que les enfants obèses ont déjà un risque significativement plus élevé de mortalité prématurée en tant que jeunes adultes. Le risque de décès par maladies somatiques, dont plus d'un quart était directement lié à l'obésité, et le risque de suicide ont augmenté pour les groupes étudiés.

Ainsi, les résultats démontrent la nécessité d'identifier les facteurs de risque spécifiques pour les enfants obèses et de trouver des outils de prévention.

Poids, masse corporelle et cerveau

Selon une étude publiée dans la revue JAMA Pediatrics des chercheurs ont confirmé une corrélation entre l’obésité, l'indice de masse corporelle, l'épaisseur corticale et la fonction exécutive chez les enfants.

Cette recherche suggère qu'un changement dans la structure du cerveau intervient (cortex préfrontal plus mince).

En effet, les résultats montrent un lien important. Les enfants avec un IMC plus élevé ont tendance à avoir un cortex cérébral plus mince, en particulier dans la région préfrontale.

Les résultats sont basés sur des données extraites d'un projet de recherche qui suit environ 10 000 adolescents sur une période de 10 ans. Tous les deux ans, les sujets de l'étude sont interrogés, font une batterie de tests, donnent des échantillons de sang et subissent des scintigraphies cérébrales.

L'étude a confirmé les conclusions des études antérieures. Les sujets avec un IMC plus élevé avaient tendance à avoir une mémoire de travail plus faible. Mais cela a ajouté un élément important à cette idée - une correspondance physiologique dans le cerveau qui pourrait aider à expliquer la connexion.

L’hypothèse de départ des chercheurs était que l'épaisseur du cortex cérébral médiatiserait ou servirait de lien explicatif pour la relation entre l'IMC et la fonction exécutive, et les résultats ont confirmé la relation.

En effet, ils ont trouvé un amincissement généralisé du cortex cérébral. C'est important parce que nous savons que la fonction exécutive, des choses comme la mémoire et la capacité de planifier, sont contrôlées dans cette zone du cerveau.

De plus, il se pourrait qu'un cortex préfrontal plus mince affecte la prise de décision chez certains enfants, et ils font des choix alimentaires malsains en conséquence, ce qui pourrait conduire à l'obésité.

Comment se soigner de l'obésité ?

Généralement, les traitements du surpoids et de l'obésité comprennent la perte de poids grâce à un régime alimentaire sain et équilibré, en étant plus actif physiquement et en apportant d'autres changements au style de vie.

Les programmes de gestion du poids peuvent aider certaines personnes à perdre du poids ou à ne pas reprendre du poids (prise de poids).

Mais, certaines personnes obèses sont incapables de perdre suffisamment de poids pour améliorer leur santé ou sont incapables de ne pas reprendre du poids.

Ainsi, un médecin nutritionniste peut envisager d'ajouter d'autres traitements, y compris des traitements médicamenteux, des appareils amaigrissants ou une chirurgie bariatrique.

Les professionnels de la santé experts recommandent de perdre 5 à 10% du poids corporel au cours des 6 premiers mois de traitement. Par exemple, si vous pesez environ 90 kg, cela signifie une perte de poids d’environ 5 à 10 kg.

Notons que perdre 5 à 10% du poids peut contribuer à réduire vos chances de développer des problèmes de santé liés au surpoids et à l’obésité, améliorer les problèmes de santé liés au surpoids et à l'obésité telle que l'hypertension artérielle et les taux élevés de cholestérol.

Adoptez des habitudes alimentaires plus saines

Réduire les calories et adopter des habitudes alimentaires plus saines est essentiel pour vaincre l'obésité.

Bien qu’il soit possible de perdre du poids rapidement au début, une perte de poids régulière sur le long terme est considérée comme le moyen le plus sûr de perdre du poids et le meilleur moyen de le maintenir définitivement et d’éviter le fameux « effet yo-yo ».

Évitez les changements de régime drastiques et irréalistes, tels que les régimes accélérés, car ils ne vous aideront probablement pas à maintenir l'excès de poids à long terme.

Prévoyez de participer à un programme complet de perte de poids pendant au moins six mois et à la phase d'entretien d'un programme pendant au moins un an pour augmenter vos chances de succès en matière de perte de poids. Votre médecin traitant peut vous aider à trouver les professionnels de santé pour y arriver, donc n’hésitez surtout pas à vous faire entourer.

Cependant, précisons d’emblée qu’un régime alimentaire trop diversifié n’est pas toujours le plus sain : certaines études récentes suggèrent en effet qu’une alimentation trop variée peut augmenter la consommation alimentaire et la prévalence de l’obésité, et participer aux complications de l’obésité.

Une mauvaise alimentation est l’un des principaux facteurs de risque de diverses maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et d’autres problèmes liés à l’obésité.

Les recommandations spécifiques pour une alimentation saine incluent : manger plus de fruits, de légumes, de légumineuses, de noix et de céréales ; réduire le sel, le sucre et les graisses. Il est également conseillé de choisir des graisses insaturées plutôt que des graisses saturées et d’éliminer les acides gras trans (AGT).

Exercice et activité physique

On le sait, le sport est un allié de taille pour maintenir son état de santé et sa vitalité.

En effet, l’augmentation de l'activité physique ou de l'exercice est un élément essentiel du traitement de l'obésité.

La plupart des personnes obèses capables de maintenir leur perte de poids pendant plus d'un an font de l'exercice régulièrement, même simplement en marchant. Ne négligez pas la force d’une activité physique quotidienne.

En prenant des habitudes simples et adaptées à vos obligations familiales et professionnelles, vous vous assurerez de pouvoir pratiquer une activité physique quotidienne - sans forcément vous abonner à une salle de sport.

Pourquoi l’exercice a des effets métaboliques bénéfiques ?

Il est reconnu que l’exercice physique améliore la santé. Mais des chercheurs se sont intéressés à la question de savoir comment cela fonctionne au niveau moléculaire. On sait que les cellules adipeuses sécrètent des protéines appelées « adipokines » et que de nombreuses adipokines augmentent avec l’obésité, ce qui a des effets nocifs sur le métabolisme et la santé.

Or, des chercheurs du Joslin Diabetes Center (États-Unis) ont découvert que l’exercice physique entraînait des changements spectaculaires de la graisse. Les résultats de leur recherche, publiés le 11 février 2019 dans la revue scientifique Nature Metabolism, montrent que l’adipokine, régulée positivement lors d’un exercice physique, peut avoir des effets bénéfiques sur la santé, notamment une amélioration de la tolérance au glucose et une absorption accrue des acides gras.

« Cette recherche révolutionne vraiment notre façon de penser à l’exercice et aux nombreux effets métaboliques de l’exercice. Et surtout, cette graisse joue en réalité un rôle important dans le fonctionnement de l’exercice. »

De plus, selon des recherches récentes, l’entraînement aux exercices d’endurance modifie aussi de manière bénéfique la composition du microbiote intestinal. Alors, n’hésitez plus : tapis de course, vélo, rameur, corde à sauter, natation... le sport est bon pour la santé, c’est prouvé !

Changez votre comportement !

Pour réussir à tenir des objectifs comme la perte de poids, il est indispensable de prendre soin de votre esprit et de votre motivation.

Un programme de modification du comportement peut vous aider à modifier votre mode de vie et à perdre du poids sans le reprendre.

Les étapes à suivre comprennent l'examen de vos habitudes actuelles pour découvrir quels facteurs, stress ou situations peuvent avoir contribué à votre obésité.

Tout le monde est différent. Nous avons tous des obstacles différents à la gestion du poids, comme le manque de temps pour faire de l'exercice ou manger plus sainement.

Adaptez vos changements de comportement pour répondre à vos préoccupations individuelles et ne vous laissez pas emporter par la procrastination.

Chirurgie de l'obésité : quelle opération ?

Chez certaines personnes, la chirurgie de perte de poids, également appelée « chirurgie bariatrique », est une option.

La chirurgie de perte de poids limite la quantité de nourriture que vous pouvez manger confortablement ou diminue l'absorption des aliments et des calories (ou elle fait les deux).

Bien que la chirurgie bariatrique offre les meilleures chances de perdre le plus de poids, elle peut présenter de graves risques.

En effet, la chirurgie bariatrique peut être envisagée si vous avez essayé d'autres méthodes pour perdre du poids sans résultats et dans certains autres cas d’obésité comme l’obésité morbide.

La chirurgie bariatrique aide certaines personnes à perdre jusqu'à 35% ou plus de leur excès de poids corporel. Cependant, cette chirurgie de perte de poids n'est pas un remède miracle contre l'obésité.

Effectivement, cela ne garantit pas que vous perdrez tout votre excès de poids ou que vous le garderez à long terme. Le succès de la perte de poids après la chirurgie dépend de votre engagement à apporter des changements à vie à vos habitudes alimentaires et d’exercice physique. Vous devez garder en tête qu’il faudra être motivé tout au long de votre vie.

Les chirurgies de perte de poids comprennent, la chirurgie de pontage gastrique (bypass gastrique), l’anneau gastrique réglable, ou le détournement bilio-pancréatique avec interrupteur duodénal.

Enfin, il est malheureusement courant de reprendre du poids, quelles que soient les méthodes de traitement de l'obésité que vous essayez. Si vous prenez des médicaments pour maigrir, vous reprendrez probablement du poids lorsque vous arrêterez de les prendre. Vous pourriez même reprendre du poids après une chirurgie de perte de poids si vous continuez à trop manger ou à consommer trop d'aliments riches en calories ou de boissons riches en calories.

De la sorte, l’une des meilleures façons d'éviter de reprendre le poids que vous avez perdu est de pratiquer une activité physique régulière.

En pratiquant au moins une heure d’activité physique par jour vous pouvez vous garantir d’être sur la bonne voie.

N’hésitez pas à utiliser tous les moyens qui peuvent stimuler votre objectif. Gardez une trace de votre activité physique si cela vous aide à rester motivé.

Au fur et à mesure que vous perdez du poids et que vous êtes en meilleure santé, il est important de rester en contact avec votre médecin nutritionniste. Il saura vous soutenir vous proposer des activités supplémentaires que vous pourriez être en mesure de faire et, le cas échéant, de la façon de stimuler votre activité et votre exercice.

Sans être focalisé de façon maladive et irrationnelles, il est clair que vous devrez toujours rester vigilant sur votre poids. Combiner une alimentation plus saine et plus d'activité de manière pratique et durable est le meilleur moyen de maintenir le poids perdu. Trouvez un mode de vie plus sain que vous pouvez conserver à long terme.


Jimmy Braun


Sources

     

  • Obésité, https://www.who.int/topics/obesity/fr/
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  • Normes de croissance de l’enfant, https://www.who.int/childgrowth/standards/weight_for_height/fr/
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  • Nutrition, Physical Activity and Obesity : France, https://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0009/243297/France-WHO-Country-Profile.pdf?ua=1
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  • Obésité, Une maladie des tissus adipeux, https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/obesite
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  • Davis CD. The Gut Microbiome and Its Role in Obesity. Nutr Today. 2016;51(4):167-174. doi:10.1097/NT.0000000000000167
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  • Obésité : prévention et prie en charge de l'épidémie mondiale, https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/42734/WHO_TRS_894_fre.pdf;jsessionid=953862B601B95A264AEAB6A329C7408D?sequence=1
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  • Louise Lindberg, Pernilla Danielsson, Martina Persson, Claude Marcus, Emilia Hagman. Association of childhood obesity with risk of early all-cause and cause-specific mortality: A Swedish prospective cohort study. PLOS Medicine, 2020; 17 (3): e1003078 DOI: 10.1371/journal.pmed.1003078
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  • Louise Lindberg, Emilia Hagman, Pernilla Danielsson, Claude Marcus, Martina Persson. Anxiety and depression in children and adolescents with obesity: a nationwide study in Sweden. BMC Medicine, 2020; 18 (1) DOI: 10.1186/s12916-020-1498-z
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  • Jennifer S. Laurent, Richard Watts, Shana Adise, Nicholas Allgaier, Bader Chaarani, Hugh Garavan, Alexandra Potter, Scott Mackey. Associations Among Body Mass Index, Cortical Thickness, and Executive Function in Children. JAMA Pediatrics, 2019; DOI: 10.1001/jamapediatrics.2019.4708
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  • Les lipides et acides gras, https://www.le-guide-sante.org/actualite/611-les-lipides-et-acides-gras.html
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  • Les glucides, https://www.le-guide-sante.org/actualite/610-les-glucides.html

 


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