Syndrome de l'intestin irritable : soulagé par la méditation et l'activité physique

Syndrome de l'intestin irritable : l'activité physique et la méditation, deux moyens simples de le soulager, selon une étude.

L'activité physique et la méditation apparaissent efficaces contre le syndrome de l'intestin irritable (ou colopathie fonctionnelle), selon deux études, l'une publiée dans l'American Journal of Gastroenterology et l'autre présentée à la Digestive Disease Week (DDW) qui s'est achevée mardi à Chicago.

Des chercheurs suédois les ont évaluées auprès de 102 patients souffrant d'un syndrome de l'intestin irritable, des femmes dans les trois quarts des cas. La moitié des participants ont bénéficié de conseils téléphoniques personnalisés, une à deux fois par mois avec un physiothérapeute, de manière à accroître modérément leur activité physique pendant 12 semaines. Il a été demandé à l'autre moitié de conserver le style de vie antérieur. Seuls 75 patients sont allés jusqu'au bout de l'étude.

L'activité physique a eu un impact très positif sur la sévérité des symptômes gastro-intestinaux. La proportion de patients présentant, durant l'étude, des symptômes de plus en plus sévères de syndrome de l'intestin irritable était significativement plus importante chez les patients inactifs.

La méditation pleine conscience est une technique comportementale basée sur la fixation des pensées sur l'instant présent ainsi que sur la conscience des sensations corporelles et des émotions. Des chercheurs américains ont évalué cette technique auprès de 75 patientes, seules 66 étant allées jusqu'au bout des séances hebdomadaires complétées d'une demi-journée de retraite pendant huit semaines. La méditation a réduit la sévérité des symptômes du syndrome de l'intestin irritable.

La baisse du score IBS-SS (Irritable Bowel Syndrome-Severity Scale) était de 25,4%, contre 6,2% dans le groupe contrôle au bout de huit semaines, et de 38,2% contre 11,8% trois mois après la fin de l'intervention, les différences étant statistiquement significatives.

A trois mois de suivi, l'amélioration au niveau de la qualité de vie, de l'anxiété et de la détresse psychologique était également supérieure dans le groupe de méditation.

 

Sources : The American Journal of Gastroenterology, mai, vol.106, p915-922: Elisabet Johannesson, université de Göteborg -Suède-, et coll.; Digestive Disease Week -DDW-; 7-10 mai 2011, Chicago: Susan Gaylord, université de Caroline du Nord à Chapel Hill et coll.


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