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Leucémie infantile : un gène responsable de rechutes

Une des causes de résistance au traitement du cancer chez les enfants commence à être élucidé. Les patients atteints de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) avec une forme particulière du gène ATF5 sont plus susceptible d’avoir une rechute lorsqu'ils sont traités avec  la L-Asparaginase, (dérivée de E.c oli) présent dans un médicament clé en chimiothérapie pour ce type de leucémie. C'est ce que révèle une étude réalisée par le Dr Maja Krajinovic, publiée dans Blood, la revue de l'American Society of Hematology.

L'équipe du Dr Krajinovic a porté sur la L-Asparaginase (enzyme qui catalyse l'hydrolyse de l'asparagine en acide aspartique), l'un des médicaments de chimiothérapie administré à des jeunes patients pendant le protocole de leur traitement.

Les chercheurs ont observé que cette thérapie est associée à une augmentation des rechutes lorsqu'elle est administrée à des patients qui avaient un polymorphisme particulier (forme spéciale) du gène ATF5. En fait, ce gène régule l'Asparagine synthétase, une enzyme qui produit l'Asparagine, et qui alimente à son tour les cellules cancéreuses.

« En présence de ce polymorphisme, comme nous l'avons démontré, il se passe une modification sur le taux de transcription du gène ATF5. Il est possible que les médicaments - plutôt que de prévenir la prolifération des cellules leucémiques en réduisant le taux d'asparagine - fassent exactement le contraire en créant une rétroaction qui déclenche les cellules cancéreuses elles-mêmes » explique le Dr Krajinovic.

La découverte d'une forme du gène associée à des taux élevés de rechute pendant le traitement par l'Asparaginase E.coli ouvre la porte à la possibilité de choisir un type de traitement pharmacologique selon le profil génétique d'un patient. Une approche qui reflète l'évolution vers une médecine personnalisée. « Si un test ADN détecte les polymorphismes impliqués chez les enfants, il sera possible de prédire le risque de rechute ou d'effets secondaires », souligne le Docteur Krajinovic. « Le clinicien peut alors proposer un traitement alternatif ou ajuster la posologie en conséquence. ».

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