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Cancer : l'activité physique contre la fatigue

Cancer : l'activité physique, un bon moyen pour lutter contre la fatigue

Pour lutter contre la fatigue, l'un des premiers effets secondaires des traitements contre le cancer, des spécialistes ont recommandé la pratique de l'exercice physique dès le début de la prise en charge médicale, lors des 6e Forums francophones de cancérologie (ICACT), la semaine dernière à Paris.

Les Drs Thierry Bouillet, du CHU Avicenne (Bobigny, AP-HP), et Michel Pavic, de l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Desgenettes (Lyon), ainsi que le professeur d'activités physiques, Jean-Marc Descotes, sont intervenus lors d'une session consacrée aux médecines complémentaires en cancérologie, animée par le Dr Maurice Soustiel, de l'hôpital La Pitié-Salpêtrière (AP-HP).

La fatigue liée au cancer touche 60% à 100% des patients selon les études, et elle apparaît dès le début de la prise en charge pour la moitié des patients, souligne le Dr Pavic. "Près de 80% des patients rapportent une fatigue persistante à distance des traitements", ajoute-t-il. "Le patient change complètement de rythme de vie et entre dans une dynamique de soins. Il se met alors en retrait du travail, des activités de la vie quotidienne et, très vite, il perd l'habitude de faire l'activité physique", décrit-il. Or ce déconditionnement à l'effort, aggravé par le repos excessif, est très difficile à récupérer.

En s'appuyant sur les recommandations de sociétés savantes et sur les réflexions du groupe de travail spécifique de l'Association francophone des soins oncologiques de support (Afsos), Michel Pavic recommande donc de favoriser la pratique d'une activité physique, modérée à soutenue, dès le début de la prise en charge, lors de séances de 30 à 45 minutes plusieurs fois par semaine.

Les patients doivent être encadrés par des professeurs APA (activités physiques adaptées), formés à la pathologie cancéreuse et capables de superviser un programme individualisé prenant en compte le stade la maladie, les traitements prévus, les capacités physiques du patient, ses préférences, ainsi que son état psychologique.

Une fois que les patients ont terminé leur traitement, on pourrait leur proposer 10 à 15 séances dans des structures de SSR (soins de suite et de réadaptation, destinés à redonner de l'autonomie au patient, ndlr) "pour continuer à apprendre en groupe la réhabilitation physique", poursuit le spécialiste. Le but étant à terme de sortir des structures médicalisées, avec un patient autonome.

 


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