Blog santé : les dernières actualités santé

  • Initié en 2003 par le président Jacques Chirac, le Plan Cancer a pour mission d’établir et mettre en place des mesures de lutte contre les cancers. Pathologie en cause dans environ 13% de la mortalité mondiale en 2008 selon l’OMS, notamment avec le cancer du poumon, le cancer de l’estomac, le cancer du foie, le cancer du côlon et le cancer du sein, le cancer est un élément essentiel au sein des stratégies de prévention en santé publique. Le Plan Cancer est donc un pilier vital pour améliorer sans cesse le dépistage précoce, les traitements et soutenir les actions de l’ensemble des professionnels de santé et des associations d’usagers.

    Remis sous les feux de la rampe — notamment par les Lettres Ouvertes d’associations de patients — et passé à la loupe par des rapports et évaluation d’impact, le Plan Cancer a dernièrement repris la Une des tribunes, suite à la publication des « Recommandations pour le troisième Plan Cancer (2014-2018) », au travers d’un rapport de plus cent pages, élaboré par le Pr Jean-Paul Vernant (hématologue à la Pitié-Salpêtrière et professeur à l’Université Pierre et Marie Curie).

  • Alors qu’une visite médicale régulière est nécessaire dans certains pays pour les conducteurs de véhicule automobile, les Français se posent des questions sur la nécessité de devoir se rendre en consultation dès lors qu’un conducteur passe un certain âge. C’est ce que rapporte une étude de l'Ifop (Institut Français d'Opinion Publique) dans le cadre d’un sondage réalisé en Août 2013 par l’assureur MMA et le Reader's Digest. Le résultat annonce la couleur : 77% des Français considèrent qu’une personne âgée conductrice devrait se voir dans l’obligation de passer une visite médicale, dès l’âge de 65 ans.

    C’est un fait, le vieillissement est une phase de notre vie qui peut ralentir et altérer certaines facultés nécessaires à la conduite. La qualité de la vue, de l’ouïe, et des réflexes psychomoteurs sont indispensables pour une bonne conduite et ne pas mettre sa vie et celle des autres en danger.

  • Le stress est un défi omniprésent dans notre société moderne. Comme nous le constatons au quotidien, autant dans la vie professionnelle que personnelle, nous interagissons régulièrement avec d'autres sous l'influence du stress. Régulièrement cité dans des études comme l’une des causes de certaines pathologies, le stress nécessite une attention particulière, puisqu’il serait notamment en cause dans le renforcement de l’infertilité ou encore de l’infarctus.

    Une nouvelle étude, publiée dans la revue Psychoneuroendocrinology (à paraître en Mai 2014), vient compléter la littérature médicale sur un aspect plus sociologique du stress. Les résultats suggèrent que les femmes seraient plus flexibles envers elles-mêmes et les autres en situation de stress, que les hommes.

  • Comme le signale l’OMS, « le cancer est une cause majeure de décès dans le monde, à l’origine de 8,2 millions de décès en 2012 ». Cependant, le cancer ne serait pas une maladie uniquement contemporaine, puisqu’une découverte récente publiée dans la revue américaine PLOS One révèle qu’il y a « 3.200 ans, on souffrait déjà du cancer ». Des archéologues ont trouvé la plus ancienne trace de cancer au Soudan, sur le squelette d'un homme ayant souffert d'un cancer métastatique.

    La recherche s’active donc pour enrayer une maladie qui décime l’Homme depuis la nuit des temps. Et à chaque annonce d’une avancée, une lueur d’espoir naît pour un grand nombre de patient. C’est dans cette direction que l’annonce d’une nouvelle approche pour l'immunothérapie du cancer a été faite par une équipe de chercheurs américains. Les résultats de leur étude, publiée en Février 2014 dans la revue médicale Journal of Hematology & Oncology, risque de fournir une nouvelle arme contre certaines tumeurs très meurtrières ; comme le cancer de l'ovaire et le mésothéliome (une forme rare et virulente de cancer qui attaque notamment les poumons).

  • Les compléments alimentaires font partie du quotidien d’un grand nombre de personnes soucieuses d’améliorer leur santé. Cependant, comme le soulignent régulièrement des études mettant en garde une consommation sans avis médical, la supplémentation n’est pas à prendre à la légère. Même si leur consommation ne nécessite pas toujours de prescription pour les obtenir,  il est préférable de consulter et avoir l’avis d’un professionnel de santé. Il est de rigueur de bien s’informer sur ses besoins propres et réels avant d’engager une quelconque cure de compléments alimentaires.

    C’est dans ce sens qu’une nouvelle étude vient éclairer les « consommateurs » quant aux suppléments de sélénium et de vitamine E. Selon les résultats publiés dans la revue médicale Journal of the National Cancer Institute, ils peuvent augmenter le risque de cancer de la prostate à hauteur de 91% chez certains hommes.

  • La thérapie génique (ou génothérapie) ciblée est très prometteuse pour le traitement futur des Cancers. Une étape cruciale dans cette thérapie est l'identification exacte des gènes « candidats » et des voies appropriées pour le traitement ciblé de chaque patient. Dans cette volonté des chercheurs viennent de révéler les résultats d’une étude qui risque de motiver la poursuite des traitements ciblés.

    Publiés dans la revue médicale Pancreas, les résultats de l’étude indiquent que l’approche du traitement du cancer devrait se baser sur un traitement au cas par cas, sans utiliser les gènes et les voies les plus souvent perturbés chez les patients. Cette étude fait valoir l'importance de la médecine personnalisée, où chaque personne est traitée par la recherche individuelle de l'étiologie de sa maladie, en améliorant ainsi « la qualité de vie du malade, d’éviter de prescrire des médicaments inadaptés et de réduire les pathologies iatrogènes (provoquées par le traitement), d’augmenter la probabilité de guérison par une médecine "à la carte" ».

  • Infection virale aiguë provoquée par un virus grippal, la grippe saisonnière est surveillée de près par les instituts de veille sanitaire. Malgré toutes les précautions d’usage et la politique de prévention mise en place, le vaccin contre la grippe saisonnière reste un moyen efficace — puisque « parmi les personnes âgées, la vaccination permet de réduire de jusqu’à 60 % la gravité de la maladie et ses complications et de jusqu’à 80 % la mortalité » selon l’OMS.

    Essentiellement conseillé dans les groupes à haut risque, le vaccin contre la grippe est cependant sujet à des études, amélioré et modifié continuellement. C’est d’ailleurs à l’occasion d’une récente étude, réalisée à l'Université de Lincoln et l'Université de Nottingham au Royaume-Uni, que des chercheurs ont fais une découverte étonnante. Les patients qui avaient été vaccinés contre la grippe étaient 24 % moins susceptibles de souffrir d'un accident vasculaire cérébral (AVC) durant la saison de la grippe.

  • Notre environnement quotidien expose tout le monde à de nombreux produits chimiques. Parmi eux, un grand nombre de composés sont toxiques et utilisés dans la fabrication de certains produits de consommation courante — sans en connaître toujours les effets sur la santé. Selon une récente étude, des chercheurs tirent la sonnette d’alarme et soulignent que des produits chimiques toxiques peuvent être en cause dans les récentes augmentations des handicaps du développement neurologique chez les enfants, tels que l'autisme, le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH), et de la dyslexie.

    Publiée dans la revue médicale The Lancet Neurology le 15 Février 2014, par des chercheurs de la Harvard School of Public Health (HSPH) et l’École de médecine du Mont Sinaï, l’étude insiste sur l’urgence et l’enjeu de développer une nouvelle stratégie globale de prévention afin de contrôler l'utilisation de ces substances.

  • Les antioxydants sont servis à toutes les sauces. Dès qu’il s’agit de prendre soin de sa santé, tant par l’alimentation que par les soins du corps, il n’est pas rare de voir apparaître que tels ou tels antioxydants pour favoriser notre santé. Cependant, une étude récente suggère que des suppléments tels que la vitamine E peuvent promouvoir la croissance tumorale.

    Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette étude vient semer le doute et insister sur le fait qu’il ne faut prendre pour argent comptant tous les arguments de marketing développés par les fabricants. Cette étude, réalisée sur des souris, a montré que deux antioxydants couramment utilisés, la vitamine E et un composé appelé N- acétylcystéine (NAC), pourraient accélérer la croissance du cancer du poumon plutôt que de la freiner.

  • Le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae) et le streptocoque (Streptococcus pyogenes) font partie des bactéries régulièrement mises en lumière dans les tribunes scientifiques ou les tabloïdes des médias populaires. Et pour cause, ces dernières regroupent un vaste ensemble de microorganismes, et ces bactéries peuvent causer des infections bénignes voire mortelles, notamment selon l’âge et l’état de santé des patients infectés (angine, impétigo, syndrome de choc toxique, méningite, otite, scarlatine, etc.).

    Sous-estimées, selon une récente étude publiée fin décembre 2013 dans la revue Infection and Immunity de l’American Society for Microbiology, ces bactéries auraient suffisamment de résistance pour survivre à la surface d’objets, même après un nettoyage. Cette étude met en avant des résultats étonnants qui montrent que des bactéries restent viables sur des périodes de temps prolongées à l'extérieur de l'hôte et restent infectieuses.