Si vous ressentez le hip thrust dans le bas du dos, vérifiez ces 3 points

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Vous faites des hip thrust, vous sentez le poids monter, mais à la fin de la série ce qui vous attire le plus est la zone lombaire plutôt que les fessiers. C’est un signe fréquent, et il pointe presque toujours vers quelque chose de précis dans l’exécution. Avant de changer d’exercice, il vaut la peine de vérifier trois points de la technique qui expliquent souvent cette sensation.

1. Appui du haut du dos et hauteur du banc

Le point d’appui doit être placé sur la partie supérieure du dos, au niveau des omoplates, et non au milieu du dos ni près du cou.

Si le banc est trop bas par rapport à votre torse, le buste s’incline davantage et la zone lombaire finit par prendre part au travail qui devrait être effectué par la hanche.

Si c’est trop haut, le parcours se raccourcit et il devient difficile de garder les côtes alignées avec le bassin lors du blocage. La hauteur correcte n’est pas un chiffre fixe. Elle dépend de la longueur de votre torse et du banc ou du marchepied dont vous disposez, alors ajustez avant de charger du poids, pas après.


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2. Position des pieds et angle des tibias

À la phase haute du mouvement, avec les hanches étendues, la tibia devrait rester à peu près verticale par rapport au sol. Si les pieds sont trop avancés, vous avez tendance à compenser en arquant le dos pour atteindre l’extension complète; s’ils sont trop en arrière, la charge se déplace vers les quadriceps et vous perdez la tension dans les fessiers.

La distance exacte entre pieds et hanches varie selon la longueur de vos jambes, alors essayez de petits ajustements de quelques centimètres jusqu’à ce que la tibia reste verticale au-dessus sans forcer la partie basse du dos.

3. Contrôle du bassin lors du blocage

Dans la phase haute, le bassin doit rester dans une position neutre ou avec une légère rétroversion, les côtes empilées au-dessus de lui, et non avec le dos arqué cherchant quelques centimètres supplémentaires de hauteur.

Arquer la zone lombaire au blocage est l’erreur la plus visible, et elle apparaît généralement lorsque l’on cherche à « monter plus » au lieu d’étendre la hanche avec contrôle. Il en va de même lorsque la descente se fait rapidement et sans freinage. Perdre le contrôle du mouvement dévie le travail vers les lombaires à chaque répétition.

Barre, haltères, bande ou une jambe: pas de progression obligatoire

Les variantes de hip thrust ne forment pas une échelle qu’il faut absolument gravir. La barre permet de déplacer une charge plus lourde, mais exige un contrôle postural plus rigoureux.

L Haltère et la bande réduisent cette exigence technique et facilitent le maintien d’un bassin stable pendant que vous vous familiarisez avec le mouvement.

Le hip thrust sur une jambe ajoute une demande supplémentaire de stabilité et peut révéler des différences entre les côtés, utile si vous maîtrisez déjà la version bilatérale, mais ce n’est pas une étape que tout le monde doit nécessairement atteindre.

Choisissez la variante selon le niveau de contrôle que vous maintenez sur le bassin, et non selon celle qui paraît la plus avancée.



Avant de continuer à charger du poids

Si vous vérifiez ces trois points et que la sensation dans la région lombaire persiste, il s’agit probablement moins d’un problème de centimètres que d’un problème d’exécution. Cette révision vise à corriger des erreurs d’exécution, non pas à traiter une douleur lombaire ni à remplacer une évaluation professionnelle si la douleur revient ou ne disparaît pas en corrigeant la technique.

Mais pour la plupart des cas, vérifier la hauteur du banc, la position des pieds et le contrôle du bassin au blocage fait la différence entre ressentir le hip thrust dans les fessiers ou dans le dos.

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

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