Faut-il s’inquiéter de sa mémoire lorsque l’on oublie ses clés ? Ce que dit un expert en neurologie

« J’oublie mes clés. Je ne sais pas où j’ai la tête ». Cette situation aussi banale que récurrente peut effrayer, mais en réalité elle n’est rien de dangereux et peut même servir comme avertissement indiquant que notre niveau de vie et nos habitudes ne sont pas adéquats.
Guillermo García Ribas, membre du Groupe d’Étude sur le comportement et les démences de la Société Espagnole de Neurologie (SEN), est sans équivoque lorsqu’il affirme que ce type de défaillances de la mémoire quotidienne est normales. “La très grande majorité des activités que nous accomplissons au jour le jour, que l’on appelle des habitudes parce qu’elles sont habituelles, ne nécessitent pas l’activité de notre cortex cérébral, des fonctions supérieures du cerveau et les réalisons de manière routinière. Par conséquent, ce sont des habitudes qui ne nécessitent ni mémoire ni concentration”.
Le membre du Groupe d’Étude sur le Comportement et les Démences de la SEN décrit les causes de ces épisodes. “Il existe un système d’attention dans le cerveau qui est très vulnérable au manque de repos, au sommeil et au stress. Par conséquent, dans des situations où nous ne dormons pas bien ou lorsque nous sommes stressés, il peut se produire des échecs dans les habitudes ou les routines comme prendre des clés ou porter de l’argent dans la poche”, décrit García Ribas.
“Quand survient ce type de défaillance il peut générer beaucoup d’angoisse ou beaucoup d’inquiétude, mais il faut toujours chercher à savoir si ce jour-là ou lors des journées précédentes nous avons eu une diminution de nos capacités d’attention ou bien en raison d’un manque de sommeil, ce qui est le plus fréquent, ou pour un type de médicament ou pour une forme de stress ou de circonstance”, ajoute García Ribas, qui insiste sur le fait que “cela ne doit pas nous inquiéter”.
Et, quand faut-il s’inquiéter ? Le spécialiste de la SEN explique que les défaillances de mémoire qui inquiètent sont celles où se produisent généralement des choses inhabituelles comme un rendez-vous médical, une tâche ou une activité inhabituelle ou quelque chose pour lequel nous devons rester attentifs. “Le problème dans ces cas n’est pas seulement de ne pas se souvenir, mais de ne pas être capable de se rappeler que je l’ai oublié”, avertit.
(Foto: Freepik)
Memoria y edad
El nivel de vida acelerado influye mucho en este tipo de descuidos. “Mucha gente coge el coche todos los días, realiza un viaje o un trayecto y no lo recuerda. Sin embargo, se ha desplazado de un sitio a otro conduciendo”, expone, mientras que explica que se debe a que ya lo tiene interiorizado. Eso sí, García Ribas pone el foco en que, aunque estos fallos tengan un carácter benigno al no estar relacionados con proceso neurodegenerativo, no hay que descuidarlos. “A veces impactan mucho en el día a día de las personas como los casos en los que por desgracia vemos que una persona ha olvidado a su hijo en el coche. No hay que ningunearlos, debido a eso implica que estás teniendo probablemente malos hábitos saludables, mal descanso nocturno, mayor nivel de estrés del que debes…”, avisa.
Despistados ou défaillances ponctuelles
En este escenario de los fallos de memoria cotidianos aparecen las personas, pero el miembro del Grupo de Estudio de Conducta y Demencias de la SEN pone sobre la mesa una diferenciación clave para poder identificar quién es quién en cada caso. “Normalmente el lapsus es como una cosa muy puntual, mientras que a la persona que le ocurre con casi todo y casi siempre se debe más al despiste. Eso suele venir casi desde el nacimiento y no es algo que se haya adquirido con el tiempo”, matiza.
À propos de l'auteur
Dr Jean-Pascal Del Bano
Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.
