Complexe d’infériorité : définition et conseils pour le surmonter

Tout le monde, à un moment donné, s’est senti insécurisé, insuffisant et incompétent. En especial cuando no logramos alcanzar nuestros objetivos ou lorsque nous ne sommes pas aussi bien placés que les autres. Cependant, les personnes présentant un complexe d’infériorité éprouvent ces sentiments en permanence, ce qui affecte leur bon fonctionnement.
Selon l’American Psychological Association, le complexe d’infériorité est un sentiment d’inadéquation et d’insécurité dérivant d’une déficience physique ou psychologique qui peut être réel ou imaginaire. Les manifestations peuvent aller du retrait à la surcompensation des sentiments d’insuffisance.
Histoire du terme
Le terme a été inventé par le médecin et psychothérapeute Alfred Adler en 1907. Il pensait que nous naissons tous avec une certaine infériorité, c’est‑à‑dire que nous arrivons au monde en nous sentant incomplets et inachevés.
Pourtant, nous avons une impulsion innée pour surmonter cette infériorité. Cela dépend des expériences vécues durant l’enfance.
Aujourd’hui, les spécialistes de la santé mentale évitent ce terme et l’appellent « basse estime de soi ». Le psychologue James Maddux la désigne basse estime de soi chronique. Il s’agit d’une situation dans laquelle la personne s’injurie elle-même, se lamentant sur ses défauts et estimant que l’autocritique est raisonnable.
Quels sont les symptômes du complexe d’infériorité ?
Il est humain de se sentir inférieur; ce qui fait la différence, c’est la manière dont nous réagissons à ces sentiments. En d’autres termes : est‑ce que cela te pousse à apprendre et à faire mieux ?; te démotive‑t‑il et te pousse à ruminer des pensées négatives ?; te fait‑il ressentir de la jalousie envers les autres et les mépriser pour te sentir mieux dans ta peau ? Blâmes‑tu les autres pour des choses qui devraient être de ta responsabilité ?
Lorsque l’insécurité et le manque d’adéquation ne te motivent pas à avancer et que les schémas de réponse négatifs deviennent constants, il est probable que tu souffres d’un complexe d’infériorité.
Les signes et symptômes les plus courants sont les suivants :
- Se concentrer constamment sur des pensées perturbantes.
- Prévoir toujours le pire.
- Se retirer par honte, culpabilité ou sentiment de défaite.
- S’éloigner des amis, de la famille et des autres personnes proches.
- Se sentir responsable des déficiences et des erreurs des autres.
- Recherche constante d’attention.
- Éviter la compétition ou toute situation où l’on peut se comparer aux autres.
- Sensibilité excessive face aux critiques.
Par ailleurs, les sentiments d’infériorité peuvent aussi pousser à des réponses compensatoires, ce qui donne lieu à un complexe de supériorité. Bien que l’on considère cela comme l’opposé, c’est en réalité l’autre face de la même médaille.
Pour Alfred Adler, le complexe de supériorité est une façon de compenser les sentiments d’infériorité. Cet auteur affirmait que le comportement prétentieux découle d’un sentiment d’insuffisance.
Ainsi, il est à prévoir que les personnes atteintes d’un complexe d’infériorité cachent des sentiments de supériorité. En conséquence, les symptômes peuvent aussi être les suivants :
- Rechercher sans cesse des défauts chez les autres.
- Difficulté à reconnaître et à assumer ses erreurs.
- Être extrêmement compétitif.
- Blâmer les autres et les circonstances des échecs, au lieu d’assumer son manque d’effort.
- Se sentir mieux dans sa peau lorsque l’on fait mieux que les autres.
Causes du complexe d’infériorité
Les causes de ce complexe sont multiples et plusieurs peuvent coexister chez une même personne. Elles vont de la prédisposition génétique jusqu’aux expériences vécues tout au long de la vie. Les les identifier peut être d’une grande aide pour le surmonter.
Prédisposition génétique
Une étude a montré que les personnes ayant hérité d’une variante du récepteur de l’ocytocine (hormone qui contribue aux émotions positives) se sentaient moins optimistes, avaient une estime d’eux-mêmes plus faible et moins de maîtrise personnelle que celles et ceux qui possédaient un type de récepteur différent.
Santé mentale
Les personnes souffrant d’un trouble psychologique présentent un risque plus élevé de développer un complexe d’infériorité. Les personnes avec des antécédents de dépression et d’anxiété sont plus susceptibles de développer des sentiments d’infériorité.
Par exemple, les patients ayant des antécédents de dépression et d’anxiété sont plus susceptibles de développer des sentiments d’infériorité.
Expérience pendant l’enfance
Le psychologue James Maddux, spécialiste de l’estime de soi, affirme que les premiers soignants exercent une grande influence sur la tendance génétique à l’infériorité. Il est donc possible d’exagérer ou d’atténuer la prédisposition.
Les parents qui sont critiques et qui profèrent des phrases désobligeantes envers leurs enfants, comme « tu es stupide » ou « tu n’es pas assez bon », peuvent provoquer un sentiment d’échec profond qui perdure tout au long de la vie.
De même, le harcèlement scolaire, les moqueries, la rivalité entre frères et sœurs et d’autres expériences peuvent développer de la faiblesse, des sentiments d’impuissance et d’insuffisance.
Caractéristiques corporelles
Ces personnes qui éprouvent ou croient avoir un déficit physique présentent davantage de probabilité de développer un complexe d’infériorité. Par exemple, les plus fréquents sont les problèmes de stature, de poids, de vision et de parole, ou les traits du visage et du corps.
Situation sociale
Les désavantages sociaux, tels qu’un niveau socioéconomique faible ou l’appartenance à une minorité, peuvent éveiller des sentiments d’insuffisance chez certaines personnes.
Messages et idéaux culturels
Les médias, les réseaux sociaux et d’autres annonceurs d’autorité ont tendance à créer et à renforcer des idéaux qui nous conduisent à nous sentir insatisfaits de nous-mêmes. L’exemple le plus courant est la diffusion d’un idéal de beauté qui, s’il n’est pas conforme à ces paramètres, suscite des sentiments d’insuffisance.
Possibles complications pour la vie
Les personnes qui se perçoivent constamment comme inférieures éprouvent généralement un mal-être psychologique important. Dans certains cas, elles peuvent manifester des comportements autodestructeurs (comme se couper ou abuser de substances) ou des tendances suicidaires.
De plus, le complexe d’infériorité peut être vécu à un niveau collectif. Autrement dit, certains groupes culturels confrontés à des préjugés de race, de classe, de religion, de genre ou d’orientation sexuelle peuvent traverser un sentiment généralisé de défaite ou d’auto‑dépréciation.
Quand voir un professionnel ?
La meilleure façon de traiter le complexe d’infériorité est de consulter un professionnel. Si les sentiments d’insuffisance et d’inadéquation sont constants et te causent du mal-être, n’hésite pas à demander de l’aide à un spécialiste de la santé mentale. Rappelle‑toi que les manifestations peuvent s’aggraver, jusqu’à l’automutilation ou au suicide.
De plus, ce complexe peut conduire à d’autres troubles plus graves, comme l’anxiété et la dépression. Ou inversement, il peut être une manifestation de ces mêmes troubles.
Traitements disponibles pour le complexe d’infériorité
Il existe des traitements efficaces qui permettent de surmonter le complexe d’infériorité. Parmi eux figurent la thérapie psychologique et, dans les cas les plus graves, la combinaison avec des médicaments.
Thérapie psychologique
C’est l’un des traitements les plus efficaces pour le complexe d’infériorité. Parmi les approches les mieux étayées figure la thérapie cognitive-comportementale, qui consiste à enseigner aux patients à examiner leurs sentiments et leurs pensées négatives et à les modifier progressivement. Selon cette approche, les distorsions cognitives sont ce qui nuit à l’estime de soi.
Par ailleurs, la thérapie psychodynamique ou de conversation a également montré son efficacité pour traiter le complexe d’infériorité. Dans ces cas, on cherche une compréhension approfondie de l’origine des sentiments, puis on explore le changement de perspective comme moyen de restaurer l’autoconfiance et l’estime de soi.
Traitement pharmacologique
Il est utilisé lorsque l’estime de soi est faible et qu’il s’accompagne d’autres troubles plus graves, tels que l’anxiété ou la dépression. Pour cela, on administre généralement des antidépresseurs ou des anxiolytiques.
Consejos et recommandations pour le complexe d’infériorité
En plus de la pertinence d’accompagner un spécialiste, voici quelques conseils qui peuvent t’aider à surmonter le complexe d’infériorité :
- Évite les personnes qui te font te sentir mal: il existe des personnes, même très proches de nous, qui peuvent susciter des sentiments d’infériorité. Si tu les identifies, fais tout pour t’en éloigner. À la place, entoure-toi de celles qui t’acceptent et t’aiment tel que tu es.
- Observe tes émotions et tente de les comprendre: lorsque tu ressens de l’envie, de la jalousie ou de la tristesse, prête attention à elles. Elles peuvent dissimuler des sentiments d’infériorité.
- Évite de te comparer aux autres: rappelle-toi que chacun a ses forces et ses faiblesses. De plus, chacun est unique et indépendant. L’idéal est de viser la meilleure version de toi‑même et de te surpasser sans cesse.
- Médite: il existe des méditations axées sur l’amour de soi et envers les autres. Ces techniques se sont révélées très utiles pour les problèmes d’estime de soi.
- Évite la critique autodestructrice: sache que tout le monde fait des erreurs et ce n’est pas grave. L’idéal est d’en tirer des leçons et d’en tirer le meilleur parti possible.
- N’essaie pas de plaire à tout le monde: c’est impossible.
L’importance de l’amour-propre
Une estime de soi élevée est la base du bien-être psychologique et du bonheur. Dans la mesure où nous nous valorisons, nous serons plus capables d’atteindre tous les objectifs que nous nous fixons et d’affronter les difficultés de la vie.
Par conséquent, le complexe d’infériorité ne doit pas être sous-estimé. Si tu en souffres, il est temps de prendre les choses en main.
À propos de l'auteur
Dr Jean-Pascal Del Bano
Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.
