Blog santé : les dernières actualités santé

  • Infection virale aiguë provoquée par un virus grippal, la grippe saisonnière est surveillée de près par les instituts de veille sanitaire. Malgré toutes les précautions d’usage et la politique de prévention mise en place, le vaccin contre la grippe saisonnière reste un moyen efficace — puisque « parmi les personnes âgées, la vaccination permet de réduire de jusqu’à 60 % la gravité de la maladie et ses complications et de jusqu’à 80 % la mortalité » selon l’OMS.

    Essentiellement conseillé dans les groupes à haut risque, le vaccin contre la grippe est cependant sujet à des études, amélioré et modifié continuellement. C’est d’ailleurs à l’occasion d’une récente étude, réalisée à l'Université de Lincoln et l'Université de Nottingham au Royaume-Uni, que des chercheurs ont fais une découverte étonnante. Les patients qui avaient été vaccinés contre la grippe étaient 24 % moins susceptibles de souffrir d'un accident vasculaire cérébral (AVC) durant la saison de la grippe.

  • Notre environnement quotidien expose tout le monde à de nombreux produits chimiques. Parmi eux, un grand nombre de composés sont toxiques et utilisés dans la fabrication de certains produits de consommation courante — sans en connaître toujours les effets sur la santé. Selon une récente étude, des chercheurs tirent la sonnette d’alarme et soulignent que des produits chimiques toxiques peuvent être en cause dans les récentes augmentations des handicaps du développement neurologique chez les enfants, tels que l'autisme, le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH), et de la dyslexie.

    Publiée dans la revue médicale The Lancet Neurology le 15 Février 2014, par des chercheurs de la Harvard School of Public Health (HSPH) et l’École de médecine du Mont Sinaï, l’étude insiste sur l’urgence et l’enjeu de développer une nouvelle stratégie globale de prévention afin de contrôler l'utilisation de ces substances.

  • Les antioxydants sont servis à toutes les sauces. Dès qu’il s’agit de prendre soin de sa santé, tant par l’alimentation que par les soins du corps, il n’est pas rare de voir apparaître que tels ou tels antioxydants pour favoriser notre santé. Cependant, une étude récente suggère que des suppléments tels que la vitamine E peuvent promouvoir la croissance tumorale.

    Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette étude vient semer le doute et insister sur le fait qu’il ne faut prendre pour argent comptant tous les arguments de marketing développés par les fabricants. Cette étude, réalisée sur des souris, a montré que deux antioxydants couramment utilisés, la vitamine E et un composé appelé N- acétylcystéine (NAC), pourraient accélérer la croissance du cancer du poumon plutôt que de la freiner.

  • Le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae) et le streptocoque (Streptococcus pyogenes) font partie des bactéries régulièrement mises en lumière dans les tribunes scientifiques ou les tabloïdes des médias populaires. Et pour cause, ces dernières regroupent un vaste ensemble de microorganismes, et ces bactéries peuvent causer des infections bénignes voire mortelles, notamment selon l’âge et l’état de santé des patients infectés (angine, impétigo, syndrome de choc toxique, méningite, otite, scarlatine, etc.).

    Sous-estimées, selon une récente étude publiée fin décembre 2013 dans la revue Infection and Immunity de l’American Society for Microbiology, ces bactéries auraient suffisamment de résistance pour survivre à la surface d’objets, même après un nettoyage. Cette étude met en avant des résultats étonnants qui montrent que des bactéries restent viables sur des périodes de temps prolongées à l'extérieur de l'hôte et restent infectieuses.

  • La santé sexuelle est un sujet primordial dans notre développement, et touche le bien-être physique, psychologique et socioculturel. Et ce n’est pas un hasard si le Viagra® est un médicament « populaire ». Conçu pour stimuler la libido, et exclusivement masculin pour l’instant, la création récente d’un « Viagra® » destiné aux femmes pourrait très prochainement être disponible en pharmacie. Ce « Viagra® féminin », l’ORL101®, nom actuel donné à ce médicament, aurait aussi la faculté de réduire l'appétit.

    Développé par ORLIBID, une société pharmaceutique britannique, espère que sa pilule sera disponible d’ici fin 2015. Pour rendre possible ce nouveau marché vu comme un « best-seller », l’ORL101® doit encore passer certaines étapes auprès des autorités compétentes, afin d’obtenir notamment l’autorisation de mise sur le marché (AMM).

  • L’évolution récente des objets connectés, annoncée notamment par les Google Glass, vient s’augmenter d’une nouvelle étape importante avec les lentilles de contact intelligentes. Information communiquée officiellement sur le blog de Google le 16 Janvier 2014, le Google X Lab a crée des lentilles de contact intelligentes qui surveillent les niveaux de glucose chez les diabétiques.

    Grâce à un capteur de glucose et une puce sans fil ultra compacts intégrés à l'intérieur de chaque lentille, elles utilisent le liquide lacrymal sécrété au niveau des yeux pour délivrer leurs résultats (Google teste actuellement des prototypes qui mesurent la glycémie une fois par seconde). Projet innovant, alliant santé et nouvelles technologies, ces lentilles de contact intelligentes dessinent un chemin toujours plus performant — déjà emprunté notamment par Microsoft en 2011 avec l’un des chercheurs, Babak Parviz, embauché maintenant chez Google — et pourraient contribuer à sauver et aider des millions de patients dans le monde.

  • Maladie du foie causée par un virus, l’hépatite C est une maladie touchant environ 150 millions de personnes dans le monde, « et plus de 350 000 individus meurent chaque année de pathologies hépatiques liées à l’hépatite C » selon l’OMS. Maladie évolutive, dont le virus se transmet par contact avec le sang d’une personne infectée, la gravité de l’hépatite C varie en étant bénigne durant quelques semaines, pour devenir une maladie grave « pouvant évoluer vers la cirrhose ou le cancer du foie ».

    Bien qu’il n’existe pas à ce jour de vaccin contre le virus de l’hépatite C (VHC), cette maladie peut être prise en charge et traitée grâce à des antiviraux. En plus des actions de santé publique pour la prévention, la Recherche et les laboratoires s’activent afin d’enrayer une épidémie qui cause environ « 2600 décès par an » en France. Et l’annonce récente de la recommandation de l’AMM (Autorisation de mise sur le marché) du Sovaldi® (Sofosbuvir) par l’Agence européenne du médicament n’est pas passée inaperçue.

  • Quel que soit l’âge, l’alimentation joue un rôle fondamental sur l’ensemble de notre état de santé. Et selon deux nouvelles études récentes, la qualité de l’alimentation du père influence la santé du futur bébé. A ce jour, la recherche sur la reproduction et les liens avec le régime alimentaire se concentre en général sur les femmes, mais une équipe de chercheurs vient rectifier ce manque et avancer de nouvelles pistes sur l’impact de la nutrition du père sur sa progéniture.

    Des chercheurs de Yale University et Princeton University (Etats-Unis) viennent de publier dans la revue en ligne Gender & Society le résultat d’une étude, afin de savoir comment fonctionnent les contributions de la reproduction des hommes. L’autre étude, réalisée par des chercheurs canadiens de l’Université McGill (Canada) et publiée dans Nature communications, s’intéresse à la qualité du sperme, qui serait influencée par l’apport en folate (vitamine B9). Jusqu’ici peu de données concrètes permettaient de saisir ces mécanismes, et ces études viennent souligner que les « hommes et femmes contribuent de façon égale à la reproduction », où l’alimentation de la mère et du père est essentielle.

  • Alors qu’outre-Atlantique la rougeole et la rubéole ont disparu, selon une publication en ligne de la revue Parents, la prévention des maladies infantiles en France a refait surface très récemment suite aux résultats d’une étude, et va compléter les futures mises à jour du calendrier des vaccinations. Elaboré par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), le calendrier vaccinal se veut d’ailleurs plus simple et basé sur le modèle vaccinal en vigueur chez nos cousins finlandais, suédois, ou danois.

    Le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) qui examine et montre l'évolution de la couverture vaccinale des Français, révèle une étude publiée en Décembre 2013 dans le BEH N°41-42, qui analyse différentes maladies infectieuses à une dizaine d'années d'intervalle. Elle met en avant une insuffisance de couverture vaccinale conséquente des personnes de moins de 30 ans, en particulier pour la rougeole et la rubéole

  • La méningite est une maladie grave et mortelle, dont les épidémies sévissent dans plusieurs zones du monde. D’une ceinture présente en Afrique sub-saharienne du Sénégal à l'Ouest jusqu'à l'Éthiopie à l'Est, la méningite circule en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et en Australie (forts taux du  sérogroupe B). Régulièrement, même peu fréquente, elle est déclarée chez des patients vivants en France, comme le signalait pour deux cas France 3 Aquitaine en novembre 2013.

    Inflammation des méninges (enveloppes de la moelle épinière et du cerveau où circule le liquide céphalorachidien), la méningite est difficile à diagnostiquer, elle a de « multiples visages » et peut être d’origine virale, bactérienne ou parasitaire. Nécessitant une prise en charge médicale immédiate (la maladie peut parfois tuer en moins de 24H), la méningite fait partie des infections invasives dont l’annonce d’un vaccin efficace mis sur le marché ne passe pas inaperçue. D’ailleurs, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), suite à un avis donné en Octobre 2013 publié en ligne le 11 décembre 2013, apporte les recommandations d'utilisation d’un nouveau vaccin contre le méningocoque B. Un enjeu de santé publique parmi d’autres, lorsque l’on sait que « le sérogroupe B a représenté 59 % » des cas identifiés par l’Institut de veille sanitaire (InVS) en 2004 en France.