Traitement du visage de María Becerra obtenu à partir de son propre sang : en quoi consiste-t-il ?

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Lors de son apparition pour La Revuelta, la chanteuse María Becerra a été sollicitée sur sa routine faciale, et l’on peut clairement constater qu’elle affiche une peau impeccable. Au-delà d’assumer suivre une routine de soins et d’employer un protecteur solaire, elle a avoué se soumettre à un procédé connu sous le nom de Plasma Riche en Plaquettes (PRP).

Le PRP est une préparation autologue, c’est‑à‑dire issue du propre sang du patient. Plus précisément, il est obtenu à partir d’un prélèvement sanguin, puis centrifugé afin d’obtenir une concentration de plaquettes supérieure à celle du sang initial. “Son effet est d’animer et de réguler les mécanismes de réparation. De plus, il modère l’inflammation, stimule l’activité des fibroblastes, et favorise la production et la réorganisation du collagène, de l’élastine et de la matrice extracellulaire”, détaille à CuídatePlus Samatha Cuadro, spécialiste qui dirige l’Unité de Médecine Esthétique et régénérative du Centre Médical Vithas Majadahonda. L’experte précise que ce procédé ne contient pas de cellules souches ni ne régénère.

Bon, mais comment tout cela se traduit‑il sur la peau visible ? Selon l’experte, cela se produit :

  • Une amélioration discrète ou modérée de la texture, de la luminosité et de la qualité générale de la peau.
     
  • Une diminution des ridules et une légère amélioration de l’élasticité.
     
  • Une facilitation de la réparation après laser, microneedling ou d’autres procédures.
     
  • Une amélioration progressive de certaines cicatrices.
     
  • Sur le cuir chevelu, une stimulation du follicule pileux et une augmentation de la densité capillaire chez certains patients.

« Les résultats ne sont pas immédiats : ils se perçoivent progressivement au cours des semaines qui suivent et il arrive fréquemment que plusieurs séances soient nécessaires. La durée et l’ampleur des effets varient car il n’existe pas de protocole universel de préparation, de concentration ni de fréquence du PRP », ajoute Marycarmen Muñoz, spécialiste de l’Unité de Médecine Esthétique et régénérative du Centre Médical Vithas Majadahonda, qui précise que le patient doit comprendre que cette technique :

  • N’élimine pas les rides profondes.
     
  • N’offre pas de lifting.
     
  • N’apporte pas de volume comme un remplissage à l’acide hyaluronique.
     
  • N’entre pas en remplacement de la toxine botulique.
     
  • N’assure pas la repousse des cheveux dans les zones où les follicules sont détruits ou dans l’alopécie cicatricielle.
     
  • N garantit pas des résultats : certains patients présentent une amélioration légère voire aucune réponse.

« Les preuves relatives au réjuvenecimiento facial sont prometteuses, mais hétérogènes », souligne.

¿En qué casos el PRP ofrece mejores resultados?

(Foto: Freepik)

Cuadro affirme qu’il existe des groupes de patients chez qui ce traitement est particulièrement indiqué.

Alopecia androgénétique

C’est l’une des indications esthétiques les mieux étayées sur le plan scientifique. Il peut augmenter la densité capillaire et réduire partiellement la chute, surtout en phases initiales ou modérées, lorsque des follicules restent viables. La réponse est moindre dans les alopécies avancées ou cicatricielles.

Cicatrices atróficas d’acné

Il semble offrir de meilleurs résultats comme traitement complémentaire du laser fractionné, du microneedling ou de la subcision que comme traitement isolé. Il peut améliorer la réparation, la texture et, éventuellement, réduire le rougeoiement et le temps de récupération.

Rejuvenecimiento facial

Il peut améliorer modestement la texture, l’élasticité, l’hydratation et les ridules, surtout sur une peau présentant un vieillissement photo‑induit léger à modéré. Cependant, les études restent hétérogènes et il n’existe pas encore de protocole universel concernant la concentration, le nombre de séances ou la technique d’application.

Récupération après des procédures

Il peut être utilisé comme adjuvant après le laser fractionné, le microneedling ou certaines interventions chirurgicales, afin d’accélérer la réparation et de réduire l’inflammation. Les preuves sont prometteuses, mais pas encore uniformément solides pour toutes les procédures.

¿El PRP tiene riesgos o efectos secundarios?

Muñoz indique que les effets secondaires qui apparaissent habituellement sont légers et transitoires. Parmi les plus fréquents, on retrouve :

  • Douleur, sensation de brûlure ou sensibilité lors de l’application.
     
  • Rougeur.
     
  • Gonflement.
     
  • Hématomes ou petits saignements.
     
  • Démangeaisons, sensibilité ou inconfort du cuir chevelu.
     
  • céphalées occasionnelles après PRP capillaire.

« Normalement, ils disparaissent en quelques jours. Étant donné que le PRP provient du sang du patient, le risque de réaction immunitaire est faible. Toutefois, des réactions à des substances ajoutées, comme des anticoagulants, des anesthésiques ou des activateurs, peuvent survenir », précise‑t‑elle. 

Selon l’experte, les complications graves sont peu fréquentes, mais décrites :

  • Infection due à un contaminateur ou à une technique aseptique inadéquate.
     
  • Inflammation persistante.
     
  • Nœuds.
     
  • Lésion vasculaire ou nerveuse.
     
  • Altérations pigmentaires.
     
  • Cicatrices.
     
  • Complications oculaires graves, notamment perte de vision, dans des cas exceptionnels d’injection faciale intravasculaire ou dans des zones à haut risque.

Par conséquent, l’experte souligne que, bien que ces complications soient rares, “elles démontrent que le PRP facial doit être administré par un professionnel de la santé avec des connaissances anatomiques, une technique stérile et la capacité de gérer les complications”.

En quoi le PRP n’est pas recommandé

(Foto: Freepik)

Le PRP doit être évité ou reporté dans les cas suivants :

  • Infection active localisée, dentaire, cutanée ou systémique.
     
  • Herpès actif dans la zone.
     
  • Fièvre ou septicémie.
     
  • Plaquettes très basses ou troubles importants de leur fonction.
     
  • Altérations graves de la coagulation.
     
  • Anémie importante.
     
  • Maladies hématologiques non contrôlées.
     
  • Cancer actif, notamment dans la zone à traiter.
     
  • Lésions cutanées suspectes ou non diagnostiquées.
     
  • Grossesse ou allaitement, par prudence en raison des preuves esthétiques limitées.
     
  • Attentes irréalistes ou trouble dismorphique corporel.

« Les patients qui prennent des anticoagulants, des antiplaquettaires ou des médicaments qui modifient la fonction plaquettaire nécessitent une évaluation individuelle. Ils ne doivent pas les interrompre de leur propre chef, car le risque d’arrêt peut être plus élevé que le bénéfice esthétique potentiel », ajoute Muñoz. 

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

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