
Qu’est-ce que c’est
La rubéole est une infection virale contagieuse qui touche principalement les enfants et les jeunes adultes.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la rubéole peut être grave pour les femmes enceintes, en raison du syndrome de rubéole congénitale (SRC).
Une femme infectée au cours des premières 16 semaines (notamment les 8 à 10 premières semaines) de la grossesse peut avorter, donner naissance à un bébé mort ou que celui-ci naisse avec des malformations congénitales.
Les épidémies se produisent à intervalles irréguliers au printemps. Les plus grandes épidémies surviennent tous les 6 à 9 ans. Dans les pays développés, aujourd’hui, le nombre de cas diminue de plus en plus.
Causes
Elle se transmet par des éternuements, par la toux ou par le contact avec des surfaces contaminées (mouchoirs, gobelets ou mains).
Les chances pour une personne non vaccinée de contracter la maladie si elle cohabite avec une personne porteuse s’élèvent à 90 %.
Lorsque le virus s’introduit dans l’organisme, il passe dans le sang et attaque les globules blancs, qui à leur tour transmettent l’infection aux voies respiratoires, à la peau et à d’autres organes.
Une fois la maladie contractée, la personne développe une immunité permanente, ce qui fait qu’elle ne sera plus affectée par le virus. Dans le cas des bébés infectés avant la naissance, ceux-ci peuvent être contagieux pendant de nombreux mois après la naissance.
La période d’incubation, c’est-à-dire le laps entre le contact avec le virus et l’apparition des symptômes, oscille généralement entre deux et trois semaines.
À son tour, une personne infectée par le virus de la rubéole peut transmettre la maladie à d’autres personnes deux jours avant l’apparition des symptômes, et le risque de contagion persiste jusqu’à une semaine après l’apparition des signes.
Symptômes
Les symptômes débutent entre 14 et 21 jours après l’infection. La rubéole se caractérise par l’apparition de petites éruptions cutanées d’une couleur rosée qui débutent sur le visage et se propagent vers les extrémités, devenant plus nombreuses sur le tronc.
Ces éruptions ne provoquent ni démangeaisons ni gêne et disparaissent généralement en quelques jours. Elles apparaissent un ou deux jours après l’infection.
Outre les taches rouges, les symptômes de la rubéole sont assez proches de ceux d’un syndrome grippal, avec un malaise général, une fièvre peu élevée, une rougeur des yeux, un mal de gorge (pharyngite) et une douleur inflammatoire des ganglions, surtout au niveau du cou, autour de la nuque et à l’arrière des oreilles.
Tandis que chez les enfants la rubéole est généralement peu grave et s’accompagne parfois d’otite (infections de l’oreille), les complications sont plus fréquentes chez les adultes qui en sont atteints.
Ces derniers peuvent développer d’autres pathologies plus graves provoquées par des bactéries, comme la pneumonie ou une encéphalite (dans environ 1 cas sur 1000). Cette dernière est une infection qui touche le cerveau et peut entraîner un coma, des épilepsies et même la mort.
Prévention
Le vaccin triple viral, qui protège contre la rubéole, la rougeole et les oreillons, est efficace chez presque toutes les personnes qui le reçoivent.
Il s’agit d’un vaccin combiné recommandé pendant l’enfance et il est conseillé d’administrer la première dose lorsque l’enfant a 15 mois, bien que dans certains cas elle ne confère pas une immunité suffisante.
Dans ces cas, on prévoit généralement une deuxième dose avant l’entrée à l’école (entre 4 et 6 ans) ou avant l’adolescence (entre 11 et 13 ans). Quoi qu’il en soit, la vaccination est également recommandée pour les adultes non immunisés.
La vacuna triple vírica, qui protège contre la rubéole, la rougeole et les oreillons, est efficace pour presque toutes les personnes qui la reçoivent.
Types
Actuellement, il n’existe pas de classification en types pour cette affection.
Diagnostics
Le diagnostic se base sur les symptômes présentés par le patient. Cependant, de nombreux cas de rubéole sont bénins et/ou passent inaperçus.
Il est difficile d’établir le diagnostic, car les éruptions cutanées sont souvent peu intenses et de courte durée. Néanmoins, le spécialiste peut savoir, par une analyse sanguine, si la personne a déjà été atteinte et donc est immunisée.
Traitements
Il n’existe pas de traitement spécifique pour la rubéole. L’action des professionnels de santé pendant la maladie se concentre généralement sur le contrôle des symptômes et vise à atténuer la fièvre et le malaise général, comme dans un épisode grippal.
Il est recommandé le repos et l’isolement du patient pour éviter de nouvelles contaminations. Il faut consulter le pédiatre si l’enfant atteint de rubéole respire avec difficulté ou si la toux dure plus de quatre ou cinq jours.
En cas de surinfections bactériennes, comme l’otite ou la pneumonie, le spécialiste administrera des antibiotiques au patient.
Données supplémentaires
Les bébés atteints de ce syndrome peuvent présenter un faible poids à la naissance, de la diarrhée, une pneumonie et une méningite. Les premières 8 semaines de gestation sont les plus susceptibles pour le fœtus, avec une plus grande probabilité de malformations congénitales, car c’est une période cruciale du développement fœtal, pendant laquelle de nombreux organes et systèmes se créent et peuvent être endommagés par le virus.
Les spécialistes recommandent que les femmes en âge d’avoir des enfants soient immunisées contre la maladie afin d’éviter le syndrome congénital de la rubéole, ou de subir une analyse avant la grossesse afin de détecter la présence d’anticorps contre la rubéole.
Le vaccin ne doit pas être administré pendant la grossesse ni dans les trois mois précédant la conception et les femmes enceintes doivent se tenir à l’écart des personnes qui sont déjà infectées.
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À propos de l'auteur
Dr Jean-Pascal Del Bano
Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.
