La consommation de boissons énergétiques chez les adolescents est devenue une source d’inquiétude en raison de leur grande accessibilité et de leur popularité, ainsi que de leur possible relation avec d’autres consommations à risque. Selon les données du Plan National sur les Drogues, la consommation au cours du dernier mois de boissons énergétiques chez les adolescents (14-18 ans) est de 38,4% et jusqu’à 15,2% les mélangent avec de l’alcool.
Les boissons énergétiques contiennent comme principal composant actif la caféine. Selon l’Agence espagnole de sécurité alimentaire et nutrition (Aesan), une canette de 330 ml équivaut à près d’un expresso et demi, une dose élevée pour les enfants et les adolescents. De plus, elles contiennent souvent de la taurine, qui renforce l’effet de la caféine.
Ces composants, associés à la présence habituelle de sucre, n’apportent aucun bénéfice pour la santé dans cette population. Dans le domaine physique, les études ont décrit des associations avec des augmentations de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, des arythmies et des problèmes gastro-intestinaux et endocriniens, parmi lesquels des perturbations liées au diabète. Quant à la santé mentale, leur consommation a été associée à l’anxiété, l’insomnie, l’irritabilité et des symptômes dépressifs.
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Et s’ils se mélangent avec de l’alcool ?
Aonso a aussi mis l’accent sur une pratique particulièrement répandue chez les jeunes : le mélange de boissons énergétiques avec de l’alcool, qui ajoute un facteur de risque à la consommation et constitue l’un des aspects qui préoccupent tout particulièrement dans le domaine des addictions.
Comme le souligne l’OMS, l’exposition à ce type de publicité alimentaire chez les mineurs augmente l’apport calorique, encourage la consommation d’aliments peu sains et peu nutritifs, et a un impact préjudiciable et soutenu dans le temps sur leur santé.
De plus, cette institution avertit que la publicité de ces produits utilise des techniques persuasives qui passent inaperçues chez les plus jeunes, faisant appel à des influenceurs ou à des idoles du sport pour leur promotion, et faisant appel à un attrait émotionnel qui associe ces produits au divertissement et au loisir.