Pneumothorax

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Qu’est-ce que

Les poumons possèdent des revêtements membranaires appelés plèvres, qui se présentent sous deux formes. La plèvre pariétale est en contact direct avec la paroi thoracique, tandis que la plèvre viscérale enveloppe directement les poumons. Lorsque de l’air s’insère entre ces deux membranes, elles s’écartent l’une de l’autre, provoquant ainsi un pneumothorax.

Ce type de maladie aide davantage les hommes âgés de 20 à 40 ans. Le risque est plus élevé chez les fumeurs habituels.

Incidence

Comme l’explique Íñigo Royo Crespo, coordonnateur de la zone de chirurgie thoracique de la Société Espagnole de Pneumologie et de Chirurgie Thoracique (Separ), l’incidence du pneumothorax spontanée varie considérablement selon les pays. En Angleterre, le taux global de pneumothorax spontané est de 16,8 cas pour 100 000 habitants par an (24 chez les hommes et 9,8 chez les femmes). Aux États-Unis, l’incidence du pneumothorax spontané primaire est de 4,2 cas pour 100 000 et celle du secondaire de 3,8; par sexe, l’incidence du primaire est de 7,4 pour 100 000 chez les hommes et de 1,2 chez les femmes (predominance masculine de 6 à 1), et celle du secondaire est de 6,3 pour 100 000 chez les hommes et de 2 chez les femmes (prévalence masculine de 3 à 1).

En Espagne, l’incidence du pneumothorax chez les personnes de moins de 40 ans oscille entre 7,4 et 28 cas pour 100 000 habitants et par an chez les hommes et entre 1,2 et 10 cas pour 100 000 habitants et par an chez les femmes.

Causes

Parmi les causes du pneumothorax, on peut distinguer deux grandes catégories : les intrathoraciques et les extrathoraciques.

Les premières prennent leur origine au niveau même du poumon, comme la rupture d’une poche d’air, la fibrose kystique, etc. En revanche, les causes de la seconde catégorie proviennent de lésions externes, telles que des fractures des côtes.

Symptômes

En raison du chute du poumon affecté, les premiers signes apparaissant dans 80 à 90 % des cas sont une difficulté à respirer accompagnée d’un douleur thoracique. Cette douleur, localisée sur le flanc du poumon touché par le pneumothorax, est généralement d’apparition brutale et d’intensité élevée.

Des symptômes secondaires, tels qu’un rythme cardiaque accéléré, une sudation excessive, une palidité et une toux violente, parfois avec du sang, peuvent toucher un nombre moindre de patients.

On retrouve également chez environ 5 à 10 pour cent des patients l’absence de tout symptôme typique du pneumothorax.

 

Prévention

On ne sait pas comment empêcher complètement l’apparition d’un pneumothorax; toutefois, il est possible de réduire le risque chez les personnes touchées en cessant de fumer.

Pour les individus ayant des antécédents de cette pathologie, il est recommandé d’éviter certaines activités comme la plongée sous-marine ou d’autres activités analogues susceptibles de mettre les poumons en péril.

Types

Selon la cause qui déclenche le pneumothorax, celui-ci peut être classé en :

  • Traumatique : il survient en raison de causes externes à l’organisme, par exemple des accidents de voiture, des agressions pouvant provoquer une fracture ou des lésions qui laissent entrer de l’air dans l’espace pleural et entraînent l’effondrement du poumon.

    Ce type de pneumothorax est généralement accompagné d’un hémothorax (accumulation de sang entre le poumon et la paroi thoracique).
     

  • iatrogénique : provoqué par une complication au cours d’une intervention médicale destinée à traiter le patient.

    Les principales interventions médicales associées au pneumothorax iatrogénique sont la ponction transpariétale (une biopsie de la plèvre), la thoracoscopie (examen à l’intérieur du poumon) ou les patients sous ventilation artificielle.
     

  • Spontané : il survient sans cause évidente apparente.

    Dans ce type, on distingue deux catégories: le pneumothorax spontané primaire, survenant chez des patients sans antécédents de maladie pulmonaire ; et le spontané secondaire, qui affecte des patients souffrant d’une maladie pulmonaire préexistante.

Diagnostics

Pour déterminer si un patient présente ou non un pneumothorax, on réalise d’abord un diagnostic clinique, c’est-à-dire un diagnostic qui inclut des examens complémentaires à l’examen physique.

En premier lieu, il faut vérifier que les symptômes observés correspondent bien à un pneumothorax (douleur thoracique, difficulté respiratoire). Pour obtenir une certitude, il est utile de réaliser une radiographie en expiration avec certaines projections.

Néanmoins, le pneumothorax peut être confondu avec d’autres affections, telles qu’un infarctus du myocarde, une Péricardite, une perforation gastrique ou une crise d’asthme.

Sur les radiographies, s’il existe une autre maladie pulmonaire, elle peut aussi être confondue avec le pneumothorax, d’où l’utilité d’un diagnostic différentiel.

Traitements

Le but du traitement est que le poumon se réexpand et que les deux revêtements membranaires, les pleures, se réadhèrent.

La procédure varie selon le type de pneumothorax. S’il s’agit de la première fois et que l’étendue n’est pas trop grande, un repos de cinq jours peut suffire; en l’absence de réabsorption pendant ce délai, il faudra recourir à une forme de drainage.

Si le pneumothorax est plus sévère, on peut envisager d’évacuer l’air de la fente à l’aide d’une aspiration par aiguille. Dans les situations graves, il est recommandé de recourir à une intervention chirurgicale.

Une de ces éventualités peut être l’effondrement des deux poumons, par exemple.

Certains spécialistes ont constaté que les drains de petit calibre donnent d’excellents résultats.

Nouveauté thérapeutique

La plus grande nouveauté réside dans le traitement ambulatoire (sans hospitalisation) de ces patients, selon Royo. « L’objectif du traitement n’a pas changé : faire sortir l’air et permettre au poumon de se réexpandre. Pour cela, on utilise des drains de plus en plus fins et même l’aspiration de l’air présent dans l’espace pleural. Ce procédé peut aujourd’hui être réalisé sans hospitaliser le patient et en contrôlant sa situation lors des consultations ».

Le traitement chirurgical passe par une intervention réalisée par chirurgie mini-invasive, pratiquée depuis de nombreuses années et dont les résultats sont très satisfaisants.

Autres données

Si un patient subit un collapse pulmonaire, il peut être plus sujet à une récidive future s’il continue de fumer, s’il recommence à fumer ou s’il a déjà présenté deux collapses similaires auparavant.

En général, le pronostic de cette affection dépendra des causes qui l’ont provoquée.

Des complications liées au pneumothorax peuvent également survenir, comme par exemple le choc. Cela peut se produire en cas de lésions ou d’infections graves, d’une inflammation qui s’est aggravée ou en présence de liquide dans les poumons.

Peut-on avoir simultanément un pneumothorax sur les deux poumons ? 

Oui, cela est possible, confirme Royo. Des séries de patients indiquent que de 4 % à 10 % des personnes souffrant d’un pneumothorax pourraient voir les deux poumons affectés en même temps, bien que ce chiffre paraisse excessif en pratique. Le pronostic ne doit pas être dénué d’espoir si un traitement rapide et approprié est instauré, comprenant le drainage et une éventuelle intervention chirurgicale ultérieure.

 

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

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