Musique pour nettoyer mieux : quel type choisir selon la tâche et le temps disponible

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Mettre de la musique avant de commencer à ranger est l’un de ces gestes presque automatiques que beaucoup de gens accomplissent sans trop réfléchir. Certes, la musique ne fait pas disparaître la poussière toute seule, mais elle modifie néanmoins la façon dont on appréhende la tâche. L’humeur s’accorde différemment, un rythme apparaît là où il n’était pas, et la sensation d’effort répétitif s’atténue un peu.

Le rythme de la musique imprime un tempo que le corps a tendance à suivre, la familiarité d’une chanson connue diminue la charge mentale nécessaire pour rester actif, et le plaisir d’écouter quelque chose qui plaît vient se mesurer à la résistance initiale que toute tâche domestique tend à générer.

Musique énergique pour les tâches qui demandent du mouvement

Balayer, ramasser, frotter le sol ou sortir les déchets sont des activités physiques qui gagnent à être accompagnées d’un rythme plus soutenu. Une musique au tempo élevé — environ entre 120 et 140 battements par minute — s’accorde bien avec des gestes répétitifs et aide à maintenir un rythme régulier sans que l’effort paraisse aussi lourd.

Il n’est pas nécessaire que ce soit un genre précis : l’important est qu’elle dégage assez d’énergie pour suivre les mouvements du corps.

Chansons familières, pas de découvertes récentes

Lorsque l’on est en train de nettoyer, écouter une musique nouvelle ou inconnue peut produire l’effet inverse de celui recherché, car l’attention se détourne de la tâche pour se focaliser sur la chanson. Les morceaux déjà bien connus fonctionnent mieux, car le cerveau n’a pas besoin de les traiter activement ; ils peuvent rester en fond tandis que l’attention demeure sur ce qui est en train d’être fait.

Pour cette raison, les playlists habituelles, celles que l’on a écoutées des dizaines de fois, s’avèrent généralement plus utiles dans ce contexte que toute nouveauté récente.

Playlists à durée fixe comme minuterie naturelle

L’une des façons les plus pratiques d’exploiter la musique pour le ménage consiste à créer des listes d’une durée précise —10, 15 ou 20 minutes— et les utiliser comme une sorte de chronomètre. Lorsque la musique s’arrête, la tâche devrait être proche de son terme, ou du moins on peut considérer que ce bloc est achevé.

Cette technique aide particulièrement les tâches qui suscitent une résistance initiale, car savoir que l’effort a une limite de temps concrète rend le démarrage plus facile.

Musique douce pour les tâches qui nécessitent plus de calme

Toutes les corvées domestiques ne bénéficient pas du même type de musique. Repasser des vêtements, trier des papiers, organiser des tiroirs ou classer des objets sont des activités qui demandent une certaine attention et des décisions simples et constantes.

Dans ces cas, une musique plus calme ou instrumentale fonctionne mieux que les rythmes énergiques, car elle ne concurrence pas la concentration nécessaire pour décider quoi garder, quoi jeter ou comment organiser.

Il faut garder à l’esprit une limite: les chansons très absorbantes, celles qui incitent à chanter à pleines cordes ou à danser activement, peuvent interrompre le rythme du travail plutôt que de le maintenir. Si, après chaque morceau, il faut s’arrêter pour chanter le refrain ou bouger sans avancer dans la tâche, la musique est plus susceptible d’entraver que d’aider.

La musique ne nettoie personne et ne fait pas que les tâches domestiques se réalisent toutes seules. En revanche, elle peut transformer une tâche lourde en une séquence rythmée, avec un début plus facile et une durée prévisible. Parfois, cette différence est exactement ce qu’il faut pour se mettre en mouvement.

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

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