L’habitude alimentaire de Ferran qui lui donne plus d’énergie pour jouer

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Plusieurs sujets font trembler les réseaux autour de la Coupe du monde. La vedette des Vikings, Erling Haaland, les réactions amusantes du frère cadet de Lamine Yamal et les TikToks de Ferran Torres, qui suscitent les passions. La vie de l’attaquant du FC Barcelone intéresse plus que jamais. C’est pourquoi CuídatePlus revient sur sa récente visite à El Hormiguero et concentre un peu plus le sujet : le jeûne intermittent que le joueur pratique. « Je dîne généralement vers sept heures et demie ou huit, et je ne mange plus jusqu’au jour suivant à deux heures. S’entraîner avec l’estomac vide me donne plus d’énergie », reconnaissait alors à Pablo Motos.

Mais, que dit réellement l’évidence scientifique sur cette pratique ? Bien que certaines personnes affirment se sentir mieux en s’entraînant sans avoir mangé, cela ne signifie pas que le jeûne intermittent améliore les performances sportives de manière généralisée. Selon explique Guillermo Gómez, nutritionniste sportif de Clínica Cemtro, cela dépendra en grande partie du type d’exercice pratiqué.

« Oui, il peut tout à fait s’agir d’une perception réelle lorsque Ferran jeûne lors des entraînements. Au final, il existe de nombreuses personnes qui peuvent avoir tendance à se sentir plus légères ou à une plus grande capacité de concentration lors de l’entraînement si elles n’ont pas mangé, surtout si les séances sont douces », souligne-t-il. Toutefois, l’expert précise que le scénario change lorsque l’exigence physique augmente : « Quand on parle d’entraînements intenses et de compétition, les preuves sont très solides quant à la présence de carbohydrats pour favoriser la performance ».

Ce qui est vrai, c’est que ces dernières années, le jeûne intermittent a gagné en popularité tant auprès du grand public que chez certains sportifs. Cela dit, Gómez insiste sur le fait que la preuve scientifique n’appuie pas que cette stratégie, par elle-même, permette de courir plus vite, de soulever plus lourd ou de mieux récupérer.

« Il s’agit d’un outil pour pouvoir contrôler l’ingestion énergétique et de faciliter la perte de graisse lorsque des apports énergétiques corrects et, surtout, des protéines, sont maintenus », souligne Gómez, qui avertit que restreindre les heures d’alimentation sans une planification adéquate peut aussi avoir des conséquences : « Si de plus cet jeûne est mal planifié, il peut devenir difficile d’atteindre des exigences nutritionnelles importantes et, surtout, augmenter le risque de perte de masse musculaire ».

Ce n’est pas un régime pour tout le monde

Le nutritionniste rappelle que le jeûne intermittent n’est pas autre chose qu’une manière d’organiser les repas et qu’il n’existe pas une stratégie alimentaire universelle fonctionnant aussi bien pour tout le monde. Dans certains cas, il peut aider à maintenir une alimentation plus structurée et à réduire la consommation de produits ultratransformés.

« Le jeûne intermittent n’est qu’une option, une manière de manger, une stratégie pour beaucoup de personnes car il les aide à organiser mieux leurs repas et à maintenir une alimentation saine », indique-t-il. Cependant, il précise que les bénéfices observés ne proviennent pas tant du fait de passer des heures sans manger que du fait que, indirectement, leur apport calorique tend généralement à diminuer. Par conséquent, il réaffirme que l’aspect déterminant demeure la qualité de l’alimentation, « bien plus important que l’horaire des repas ou quand on cesse de manger ».

Qui devrait consulter avant de faire le jeûne?

(Photo : Freepik)

Bien que le jeûne intermittent puisse être une option valable pour certains adultes en bonne santé, Gómez estime qu’il existe certaines populations qui devraient éviter ce protocole ou, au moins, consulter préalablement un professionnel de santé. Parmi elles, on compte :

  • Les enfants et les adolescents.
     
  • Les femmes enceintes ou en période d’allaitement.
     
  • Les personnes ayant des antécédents de troubles du comportement alimentaire.

Par ailleurs, il recommande une évaluation individuelle chez les patients diabétiques ou d’autres maladies chroniques, ainsi que chez les sportifs soumis à de fortes charges d’entraînement.

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

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