Le Mexique remporte l’ouverture, mais la Corée est la véritable épreuve de l’équipe du Mexique au Mondial 2026

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La victoire nourrit toujours l’illusion, et le Mexique sait comment le faire avec l’Azteca plein à craquer. Mais ceux qui ont suivi le Tri lors des Coupes du Monde précédentes connaissent bien cette sensation: un début solide, une ambiance euphorique et ensuite un deuxième match qui remet les pieds sur terre.

La question réelle n’est pas de savoir si le Mexique a gagné jeudi, mais ce que ce résultat dit de ce que peut attendre dans les prochaines semaines.

Dicho de forma directa: el 2-0 ante Sudáfrica es una buena noticia, pero no una señal definitiva. Le prochain match, le jeudi 18 contre la Corée du Sud au Stade Guadalajara, est celui qui commencera à dire si ce Tri a le niveau d’un tournoi ou seulement celui d’un début.

Pourquoi le début enthousiasme, mais ce n’est pas suffisant

Le Mexique a battu 2-0 l’Afrique du Sud grâce à des buts de Julián Quiñones et Raúl Jiménez, dans le Stade Ciudad de México. Plus de 80 000 spectateurs ont rempli les tribunes lors de ce troisième match d’inauguration accueilli par l’Azteca, après les Coupes du Monde de 1970 et 1986. L’ambiance était celle attendue; le résultat aussi.

Le problème, c’est que l’Afrique du Sud n’arrivait pas au meilleur moment. Les Bafana Bafana venaient d’un match nul 1-1 contre le Nicaragua et avaient ensuite égalisé face au Panama lors de leur préparation.

Une sélection africaine avec peu de rythme, sans pression tactique constante et qui a fini le match à neuf joueurs en raison de deux expulsions. Dans ce contexte, le score reflète un contrôle, pas nécessairement une hiérarchie.

Le Tri est sorti avec trois attaquants et trois milieux de terrain, une formation pensée pour attaquer, et l’attitude passive de l’Afrique du Sud a aidé l’équipe de Javier Aguirre à soumettre l’adversaire pendant une bonne partie de la rencontre.

Ça a fonctionné. Mais un adversaire qui se renferme et attend n’est pas le genre d’adversaire qui exige des réponses tactiques difficiles. Cela arrivera le 18 juin.

Ce que la Corée représente comme véritable adversaire

La Corée du Sud est revenue d’un 0-1 contre la République tchèque et a fini par gagner 2-1 au Stade Guadalajara grâce à des buts de Hwang In-beom et Oh Hyeon-Gyu. Ce n’était pas une victoire évidente: les Coréens sont allés chercher le match alors qu’ils étaient menés, ce qui en dit long sur leur caractère compétitif.

Le onze titulaire de la Corée comprend Kim Min-jae en défense, Lee Kang-in et Hwang In-beom au milieu, et Son Heung-min comme référence offensive. Ce sont des joueurs habitués à la Premier League, à la Ligue 1 et au football européen de haut niveau.

Ce n’est pas le même type d’adversaire. La Corée presse, a des transitions rapides et sait s’adapter au cours du match, comme l’a démontré face aux Tchèques.

En termes de classement et de performances récentes en Coupes du Monde, la Corée est un cran au-dessus de l’Afrique du Sud. Et elle jouera à Guadalajara, où l’ambiance neutre enlève l’un des avantages dont a bénéficié le Mexique à l’Azteca.

Les trois signaux qui diront si le Mexique va réellement

Le score final compte, bien sûr, mais il y a trois aspects qu’il faut suivre avec plus d’attention pendant le match :

  • Contrôle du rythme face à une pression réelle. La Corée presse haut et cherche à récupérer rapidement. Si le Mexique conserve le ballon, fait circuler le cuir calmement et ne se désorganise pas lorsqu’il perd la possession, c’est bon signe. S’il se replie sans raison ou s’il perd le fil du jeu, il y a une faille structurelle.
  • Efficacité dans le dernier tiers. Face à l’Afrique du Sud, les occasions sont venues. contre la Corée, l’espace sera plus resserré et le travail défensif mieux organisé. Convertir quand les opportunités claires se présentent, sans se précipiter, fera la différence entre un résultat et un autre.
  • Réaction face aux ajustements coréens. Les matchs évoluent après la pause. Hong Myung-bo est un entraîneur qui modifie son équipe selon le déroulement du jeu. La question est de savoir si le staff d’Aguirre lit ces changements à temps et répond avec clarté tactique, ou si l’équipe perd de la structure lorsque le match devient difficile.

Ces signaux n’apparaissent pas dans les gros titres après le coup de sifflet final, mais ce sont eux qui distinguent une équipe qui participe à une Coupe du Monde d’une équipe qui se contente de participer. Le début contre l’Afrique du Sud fut un bon départ. Le match contre la Corée du Sud dira s’il y a quelque chose de plus.

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

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