Reprendre le rythme exige une progression, et non une accélération. C’est le message que rappelle sans cesse Isabel Aranda, psychologue experte en santé au travail, qui avait déjà expliqué à CuídatePlus que le premier jour de retour au bureau doit être compris comme une prise de contact, facilitant ainsi une transition en douceur. “Il est important d’arriver avec une marge, consulter les courriels sans tenter de les vider et réserver la première journée pour organiser et planifier, et non pour produire à plein régime”, indiquait.
Et maintenant, une fois l’impact du retour à la routine surmonté, comment aborder le deuxième jour ? Aranda recommande de rétablir au plus tôt les horaires de sommeil, les repas, l’activité et les pauses : « Il faut planifier des objectifs quotidiens réalisables et augmenter progressivement la charge de travail ».
À ce stade, l’experte recommande la méthode de la rampe, et non celle de l’escalier. Concrètement, il s’agit d’accroître la charge de travail de façon progressive sur une période de trois à cinq jours. De plus, elle ajoute qu’il faut privilégier le rétablissement des horaires de sommeil et des repas avant de récupérer le rythme professionnel. « Le corps régule l’esprit, et non l’inverse », rappelle-t-elle.
Par ailleurs, elle souligne la nécessité de réserver des périodes de concentration et de maintenir une activité agréable après le travail (une promenade ou la lecture de quinze minutes) « comme une passerelle symbolique entre les deux rythmes ». Ainsi, insiste-t-elle, « revenir à la routine ne devrait pas signifier abandonner brusquement tout ce qui nous aidait à nous remettre des vacances ».
(Foto: Magnific)
Erreurs que vous pouvez commettre au retour au travail
« L’erreur la plus courante est de nous demander de fonctionner dès le premier instant comme si nous n’avions jamais arrêté », précise l’experte, qui souligne que d’autres choses à éviter sont :
- Vouloir tout résoudre.
- Ne pas prioriser.
- Sauter les pauses.
- Prolonger la journée.
- S’imposer le contrôle de tout.
- Se punir d’être plus fatigué ou moins concentré.
« Une autre erreur courante, ajoute-t-elle, est d’attribuer tout le malaise aux vacances. Parfois le retour ne crée pas le problème : il remet simplement devant nous des conditions professionnelles qui étaient déjà insoutenables avant notre départ », souligne-t-elle. Aranda conseille également d’essayer de ne pas dramatiser le malaise avec des pensées telles que « je déteste mon travail », car il faut le prendre comme un ajustement transitoire et normal.