Cristina Brasó, experte en chirurgie esthétique : l’abdominoplastie est la 4e chirurgie esthétique réparatrice la plus fréquente

Temps de lecture
4 min

46 % de la population espagnole a eu recours à un traitement esthétique au cours de sa vie et 30 % envisagent de le faire, selon les données de la Société Espagnole de Médecine Esthétique (SEME) extraites de son nouveau rapport sur la perception de la médecine esthétique en Espagne.

Dans le cadre des interventions de chirurgie esthétique, selon cette société, plus de 200 000 interventions sont réalisées chaque année dans notre pays, ce qui représente une hausse de 215 % sur la dernière décennie. 85 % des personnes qui se soumettent à ce type de traitement sont des femmes et 15 % des hommes.

L’augmentation mammaire est la plus fréquente mais ces dernières années on a observé une croissance d’autres chirurgies comme l’abdominoplastie, mais qu’est-ce exactement que ce traitement ? En quoi consiste-t-il ? Nous avons parlé avec Cristina Brasó, experte en chirurgie esthétique de l’Institut Gournay, pour qu’elle réponde à ces questions. En premier lieu, « une abdominoplastie est une chirurgie au cours de laquelle on retire l’excès de peau et de graisse de la zone abdominale avec ou sans réparation de la musculature abdominale ». Elle se fait, commente-t-elle, « dans le but d’éliminer le tissu excédentaire et d’améliorer le contour corporel et la qualité de vie des personnes qui se soumettent à cette chirurgie ».

C’est vrai qu’elle est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes car, souligne-t-elle, « on la demande fréquemment à la suite des séquelles de la grossesse, dans les cas où la silhouette corporelle ne se rétablit pas, laissant un affaissement de la peau, un excès de masse graisseuse et bien souvent une diastasis ou séparation permanente des muscles de la paroi abdominale ». Chez les hommes, précise-t-elle, « elle est généralement associée à des oscillations importantes de poids qui peuvent provoquer des séquelles similaires à celles de la grossesse ».

En pratique, d’ailleurs, comme le confirme l’experte, « elle est la quatrième chirurgie esthétique réparatrice la plus fréquente derrière la liposuccion, l’augmentation mammaire et la blépharoplastie » et elle est en plein essor en raison de « l’intérêt croissant pour l’apparence physique dans une population de plus en plus âgée, l’influence des réseaux sociaux et la forte augmentation du nombre de patients qui suivent des régimes avec des injectables provoquant de grandes pertes de poids ».

Comment se déroule le processus

Techniquement, pour réaliser une abdominoplastie on retire tout l’excès de peau et de graisse qui se situe sous le nombril et, dans les cas d’un excès cutané important, on peut aussi retirer au-dessus.

Dans certains cas, « on répare la musculature de la paroi abdominale lorsque cela est nécessaire ».

Les nouvelles technologies et techniques chirurgicales, souligne-t-elle, « permettent un remodelage au détail avec de meilleurs résultats esthétiques et une meilleure récupération post-opératoire ».

Pour planifier l’intervention, la première étape est un « étude médicale préopératoire afin de vérifier qu’il n’y ait pas de contre-indications médicales ».

Avant de se soumettre à ce type de traitement, il est important de savoir que « il est recommandé de réaliser l’intervention en poids normal ou surpoids modéré, éviter le tabagisme, maintenir des habitudes saines avant et après pour conserver le résultat dans le temps et qu’il laissera une cicatrice visible, plus ou moins marquée »

En ce qui concerne la durée du processus, elle peut varier entre 2 et 4 heures selon le cas à traiter et, concernant les risques, « elle présente les risques inhérents à toute chirurgie » tels que :

  • Infection ou saignement

  • Mauvaise cicatrisation, surtout chez les fumeurs

  • Sérome (accumulation de liquide)

Autres risques associés au repos prolongé comme la thrombose veineuse ou le thromboembolisme, très peu fréquents et qui se minimisent grâce à un traitement préventif à base d’héparine.

Le traitement est « permanente », cela dit, « tant que le patient maintient des habitudes saines et ne fait pas de grandes oscillations de poids après la chirurgie », ajoute-t-elle, « c’est une intervention qui ne se répète qu’une seule fois si ces conditions sont respectées ».

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

Laisser un commentaire

Le guide des hôpitaux et cliniques de France.

Recherchez parmi les 1335 établissements