Combien de temps durent la douleur et les symptômes du zona ?

Le zona, également appelé culebrilla, est une maladie provoquée par le virus varicelle-zostère. Une fois qu’une personne a connu la varicelle à un moment de sa vie, le virus peut se réactiver et provoquer une série de symptômes et de lésions.
Cela se produit parce que le virus varicelle-zostère reste latent dans l’organisme. On estime qu’un tiers des personnes ayant souffert de varicelle le développeront de nouveau. En général, cette réactivation survient après 50 ans, mais elle peut survenir plus tôt.
Les symptômes du zona peuvent se résoudre en 3 à 5 semaines sans intervention. Cependant, parfois la douleur persiste bien au-delà et peut être difficile à traiter.
Quels sont les symptômes du zona ?
Le zona se manifeste généralement sur une zone précise du corps. D’où le nom de « culebrilla », car les lésions dessinent une trajectoire rappelant ce serpent. La localisation est le plus souvent le torse ou la taille.
Bien que, chez certaines personnes, les symptômes soient légers, d’autres ressentent une douleur très intense difficile à apaiser. Au tout début, lorsque le zona commence à apparaître, on éprouve une sensation de picotement ou de démangeaison dans la zone.
Quelques jours plus tard, dans la même zone, apparaît l’éruption. Des ampoules remplies de liquide se forment, elles sont sensibles au toucher et démangent également. Lorsque ces ampoules se rompent, leur contenu transmet le virus.
Il est important de préciser que le zona n’est pas contagieux. En d’autres termes, ces lésions ne peuvent pas être transmises à une autre personne. Ce qui est contagieux est le virus de la varicelle-zostère, de sorte que l’autre personne peut, au pire, contracter cette maladie si elle ne l’a pas déjà eue.
Après environ dix jours, les ampoules sèchent et forment une croûte. Bien que la maladie puisse sembler guérie, il existe un risque élevé que la douleur dans cette zone persiste.
Douleur post-zostérienne
La douleur post-zostérienne, également appelée médicalement névralgie post-zostérienne, est la complication la plus fréquente de cette pathologie. Elle signifie que, une fois les ampoules et les croûtes disparues, la douleur persiste pendant plus de trois mois.
Cette douleur est intense et apparaît dans la même zone que l’éruption. Elle peut s’accompagner d’une sensibilité accrue dans toute la région et d’une démangeaison marquée. C’est pourquoi les personnes qui en souffrent portent des vêtements amples, car le simple contact des vêtements les irrite.
Cette complication a un impact considérable sur la vie du patient. Parfois, le sommeil devient difficile et la douleur qui persiste peut modifier les habitudes de vie et conduire à une augmentation du risque de dépression. Il peut même être difficile de se concentrer pour travailler ou accomplir d’autres tâches.
Cela s’inscrit dans les cas de douleur neuropathique chronique. En médecine générale, c’est l’une des situations les plus complexes à gérer, compte tenu des implications sociales. La douleur chronique rappelle que le problème est présent en permanence.
Comment se traite le zona ?
Le zona elle-même, lorsqu’elle apparaît, peut être traitée par des médicaments antiviraux tels que l’aciclovir. Néanmoins, l’objectif prioritaire est la réduction de la douleur. C’est pourquoi un ensemble d’options thérapeutiques a été établi pour la névralgie post-zostérienne :
- Patches de capsaïcine pour la peau : la capsaïcine est une substance présente dans les piments forts. Elle est utilisée pour atténuer la douleur localisée.
- Médicaments anesthésiques, sous forme de patchs ou d’injections locales.
- Anticonvulsivants et antidépresseurs tricycliques : il a été démontré que certains de ces médicaments réduisent la perception de la douleur.
Le zona dans la pratique
Le plus important à retenir est que, dès l’apparition du premier symptôme du zona, il faut consulter un médecin. Celui-ci nous aidera à choisir le meilleur traitement.
Plus l’intervention est précoce, plus la douleur se dissipera rapidement. Parfois, il peut être nécessaire d’associer un traitement psychologique afin de soutenir l’inconfort généré par la situation.
À propos de l'auteur
Dr Jean-Pascal Del Bano
Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.
