Ce n’est pas un manque de temps, c’est un manque d’intérêt

Il y a toujours du temps pour ce que l’on veut faire. Toutefois, il nous arrive parfois d’inventer des excuses liées au manque de temps pour éviter les choses qui ne nous intéressent pas.
Par exemple, on peut être invité à un dîner, mais l’idée d’y aller ne nous attire pas du tout. Peut-être sommes-nous fatigués ou préférons-nous faire autre chose. Alors, on dit « ouh, désolé, je ne pourrai pas venir — je n’ai pas le temps ! ».
Nos amis peuvent penser que c’est ainsi, mais lorsque cette réponse devient une habitude, quelque chose se passe.
Ne fais pas semblant d’être intéressé
Le fait de feindre de s’intéresser à quelqu’un ou à quelque chose pour ensuite trouver une excuse afin d’éviter ce qui nous attire peu est la conséquence du désir de projeter une image qui ne correspond pas à ce que nous sommes.
Nous voulons bien paraître, c’est ainsi qu’on nous a appris à ne pas dire « non », à ne pas nous refuser face à ce qui est socialement accepté.
Pourtant, ici se pose un conflit entre ce qui est souhaitable et ce que nous voulons réellement. Si nous ne désirons pas sortir avec nos amis, dites-le ! N’inventons pas d’excuses sur un temps que nous avons, en réalité.
Le pire est que nous nous faisons croire ce mensonge que nous répétons aux autres et qui devient notre façon d’agir.
Si l’on nous découvre, nous perdrons la confiance de ceux que nous aimons car nous n’avons pas su être sincères avec eux et exprimer nos besoins sans nous sentir mal.
Une étude de la Faculté de Psychologie de l’Université de l’Iowa démontre que ceux qui avancent des excuses perdent leur crédibilité auprès des amis et des employeurs.
Tu peux dire “non” sans te sentir mal
On ne nous a pas éduqués à dire ce que nous voulons ni à dire « non » si c’est ce que l’on pense. On nous a éduqués à dire « oui » à tout. C’est ainsi que naissent les excuses lorsque cela ne correspond pas à nos besoins.
Nous jouons à préserver les apparences tout en nous trompant et, aussi, nous trompons les autres.
Le manque de négation fait que, quoi que l’on demande, la réponse sera toujours affirmative.
Cela crée de nombreux problèmes, car vous est-il arrivé de sortir avec quelqu’un et, ensuite, on vous dire qu’il ne pouvait pas ? Est-ce que cela s’est répété ? Vous ont-ils remplacé par un autre plan ?
Cela vous fait vous sentir mal, mais… n’est-ce pas que vous le faites aussi ? Prendre conscience de cela vous permettra de commencer à agir autrement, sans excuser votre manque d’intérêt par manque de temps. Commence à manifester ce que tu veux vraiment et ce que tu ressens.
Commence à être toi-même
Commence à montrer ton manque d’intérêt lors d’un rendez-vous social, envers une personne ou dans tout autre scénario qui se présente si tu le ressens.
La psychothérapeute Sari Gillman, auteure du livre « Transforme tes Frontières », recommande de fixer ses limites avec un oui ou un non, même si cela ne plaît pas aux autres. Ceux qui te tiennent réellement à cœur sauront l’accepter.
Il n’est pas nécessaire de donner des excuses, car il faut faire attention à ce que cela ne se reproduise pas. Sinon, ils pourraient te démasquer !
Il est temps d’être sincères. On demande toujours aux autres d’être sincères avec nous et, en revanche, on fait tout le contraire.
Dis « non » si ce n’est pas ce que tu as envie et sois honnête avec ceux qui s’intéressent à toi pour ne pas leur faire de mal.
Personne n’a à supposer que ce que l’on fait manque d’intérêt. Nous n’avons pas non plus à nous mentir en nous disant que nous n’avons pas le temps.
Il vaut mieux que nous commencions à être tels que nous sommes, sans peur.
À propos de l'auteur
Dr Jean-Pascal Del Bano
Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.
