Arthrose

Temps de lecture
13 min

Qu’est-ce que c’est

L’arthrose, également appelée ostéoarthrose ou arthrose dégénérative, est une maladie rhumatismale chronique qui endommage le cartilage articulaire. Elle survient principalement au niveau des mains, des genoux, de la hanche et de la colonne cervicale et lombaire. Elle provoque douleur et raideur et empêche l’exécution normale de certains gestes aussi quotidiens que refermer la main, monter des escaliers ou marcher.

Les articulations sont les éléments du squelette qui permettent la liaison entre deux os (comme le coude, le genou, la hanche, etc.) et, par conséquent, le mouvement. Le cartilage est le tissu qui recouvre les extrémités de ces os et est indispensable au bon fonctionnement de l’articulation, car il agit comme un amortisseur.

Autrefois on associait l’arthrose presque exclusivement au vieillissement, mais les avancées dans la connaissance des mécanismes susceptibles de la provoquer ont conduit à écarter l’idée que l’âge soit la seule cause. Selon Montserrat Romera Baurés, rhumatologue de l’Hôpital Universitaire Bellvitge (Barcelone) et porte-parole de la Société Espagnole de Rhumatologie (SER), « l’idée actuelle est que c’est une maladie hétérogène avec différents mécanismes, qui incluraient l’âge, le métabolique, l’hormonale, l’inflammatoire et le biomécanique ; et tout tissu de l’articulation peut être endommagé : cartilage, membrane synoviale, os et tissus mous périarticulaires (tendons, ménisques et ligaments) ». C’est aussi un processus inflammatoire.

Incidence et prévalence

L’arthrose est la maladie rhumatismale la plus fréquente et l’une des pathologies médicales qui affectent un pourcentage élevé de la population. Selon les données de la SER, environ 30 % des personnes de plus de 40 ans présentent une arthrose dans une articulation. On estime qu’en Espagne, environ 7 millions de personnes sont touchées.

En outre, selon l’Organisation mondiale de la Santé, près du 28 % de la population mondiale âgée de plus de 60 ans présente une arthrose, qui dans 80 % des cas se traduit par une limitation des mouvements. L’allongement de l’espérance de vie et le vieillissement de la population ont conduit à ce que cette maladie se situe parmi les premières causes d’incapacité.

Кредит помогает решить любые https://migcredit.in.ua/bez-poruchitelej-na-kartu/ финансовые задачи быстро и просто.

Causes

Les causes précises qui provoquent l’arthrose ne sont pas connues avec exactitude, mais certains facteurs de risque y sont associés :

  • Âge: augmente de manière exponentielle à partir de 50 ans. 
     
  • Sexe: touche principalement les femmes de plus de 50-55 ans. 
     
  • Génétique: cette maladie rhumatismale n’est pas héréditaire, mais elle comporte un composant génétique qui, avec d’autres facteurs, peut la rendre plus fréquente chez les personnes ayant des antécédents familiaux. 
     
  • Activité professionnelle: la répétition des mouvements articulaires peut, à long terme, conduire à une surcharge articulaire. C’est pourquoi certaines activités professionnelles (coiffeurs, maçons, etc.) peuvent favoriser l’apparition de l’arthrose. 
     
  • Blessures sportives: les athlètes d’élite présentent un risque accru de développer la maladie. En particulier, les antécédents traumatiques (par exemple des blessures sportives entraînant des traumatismes) augmentent très significativement la probabilité d’en être atteints. 
     
  • Le sédentarisme: le manque d’exercice physique augmente le risque de développer l’arthrose. 
     
  • Ménopause: la diminution des niveaux d’œstrogènes qui survient avec la ménopause est l’un des facteurs de risque de son développement. 
     
  • Obésité: L’obésité influence à la fois le risque de développer l’arthrose et l’aggravation des symptômes.
Отримайте гроші без черг і довгих перевірок https://optimacredit.com.ua/na-vesillya-onlayn/ швидко вирішити ваші фінансові питання.

Symptômes

Les manifestations de l’arthrose sont très diverses, progressives et apparaissent sur une certaine période.

Les symptômes les plus fréquents sont la douleur articulaire, la limitation des mouvements, les craquements et, dans certains cas, un épanchement articulaire. De plus, certaines personnes peuvent présenter une rigidité et une déformation de l’articulation.

Le symptôme qui inquiète le plus les patients atteints d’arthrose est la douleur. À un stade précoce, elle survient lorsque l’on bouge ou effectue un effort sur l’articulation. Cette douleur a tendance à disparaître au repos. Par la suite, l’aggravation de l’arthrose fera apparaître la douleur tant lors du mouvement que du repos.

Un des bons côtés de la douleur arthrosique est qu’elle n’est pas toujours constante, ce qui permet aux patients de passer de longues périodes sans douleur, sans que cela signifie que l’arthrose n’évolue pas.

Prévention

La principale mesure à prendre en compte par les groupes à risque pour prévenir le développement de la maladie est d’adopter une alimentation saine et équilibrée, comme le régime méditerranéen, de pratiquer une activité physique régulière adaptée à l’âge et à l’état physique actuel de la personne, et d’éviter l’obésité.

Il convient également de limiter les efforts physiques intenses, comme porter des objets lourds ou les activités professionnelles impliquant un surmenage.

Par ailleurs, les experts recommandent d’adopter une grande prudence lors de la pratique de sports de contact, comme le football ou le rugby, car ils ne sont pas recommandés pour les patients atteints d’arthrose.

De plus, ces sports constituent l’un des facteurs pouvant déclencher la maladie. En effet, de nombreux footballeurs souffrent d’arthrose du genou à cause des lésions du ménisque.

De surcroît, les personnes atteintes doivent éviter les mouvements qui provoquent la douleur, sans pour autant immobiliser la zone.

Types

L’arthrose se manifeste principalement dans quatre régions :

arthrose des mains

L’arthrose des mains est le second type d’arthrose le plus fréquent. En Espagne, elle touche environ 6 pour cent de la population. Elle est généralement fortement associée au sexe féminin et à l’hérédité génétique du patient. L’arthrose des mains se développe dans une articulation et peut ensuite s’étendre au reste de la main.

Elle est trèsVisible, car elle déforme souvent les doigts et finit par affecter le quotidien des patients dans des tâches telles que l’écriture. Pendant le processus, la douleur accompagne l’évolution de la maladie et est plus forte au début, s’atténuant à mesure que les nodules apparaissent. Les inconforts diminuent généralement lorsque la déformation est complète. La fonctionnalité de la main peut être affectée et l’articulation peut demeurer légèrement fléchie ou déviée.

Selon la SER, le composant héréditaire ou génétique est très marqué dans les articulations interphalangiennes distales et le patient a souvent le souvenir que « sa mère ou sa grand-mère avaient les mains comme ça ».

arthrose du genou

L’arthrose du genou est le type d’arthrose le plus fréquent. On distingue deux formes d’arthrose du genou :

  • arthrose du genou primaire: fortement liée au vieillissement et à la génétique, et associée à l’usure des différentes parties qui forment le genou (os, membrane synoviale et cartilage).
     
  • arthrose du genou secondaire: survient généralement après une blessure antérieure, comme une fracture ou une blessure au ligament. Elle touche souvent les sportifs et les personnes obèses, car l’effort imposé sur les genoux est élevé.

Dans ce cas, la maladie touche les parties internes et/ou externes du genou et provoque une douleur à l’effort. En raison de cette douleur et de l’évolution dégénérative de la maladie, le patient peut développer une boiterie si la maladie progresse à un stade avancé. Dans ce type d’arthrose, le mouvement de l’articulation peut souvent provoquer des craquements.

arthrose cervicale

L’arthrose cervicale ou cervicoarthrose se produit lorsque le cartilage des articulations de la colonne cervicale est blessé ou dégénère. Elle est très fréquente chez les personnes de plus de 50 ans et, dans de nombreux cas, passe inaperçue car elle ne provoque pas de symptômes.

Le symptôme le plus fréquent est la douleur au cou (cervicalgie), qui apparaît lors des mouvements. De plus, les patients reportent une raideur de courte durée qui s’améliore avec le mouvement.

arthrose lombaire

L’arthrose lombaire survient lorsque le cartilage des articulations de la colonne lombaire se détériore, une région constituée de cinq vertèbres situées dans le dos, entre les côtes et le bassin.

Le symptôme le plus fréquent est une douleur de type mécanique, c’est-à-dire qui apparaît avec le mouvement et la surcharge lombaire et qui s’améliore au repos.

Dans la très grande majorité des cas, il n’existe pas de cause précise qui justifie l’arthrose et l’on considère donc qu’elle apparaît à la suite d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux.

arthrose de la hanche

L’arthrose de la hanche est celle qui affecte la partie supérieure de la cuisse. Ce type d’arthrose est assez fréquent, mais moins courant que l’arthrose du genou ou des mains. En général, elle est propre aux personnes âgées, mais elle peut apparaître avant 50 ans et reste rare chez les jeunes.

Le symptôme fondamental est la douleur, localisée dans la region de l’【aine】 et dans l’intérieur de la cuisse. Cependant, parfois la douleur peut se refléter vers le genou.

Au début de la maladie, la douleur ne se manifeste que lors de la marche et lors de la montée ou de la descente des escaliers. On peut aussi ressentir de la douleur après une période de repos jusqu’à ce que l’articulation se réchauffe, puis cela réapparaît après une longue marche ou un exercice prolongé, car l’articulation est surchargée. Progressivement, il devient difficiles des actes élémentaires tels que croiser ou fléchir les jambes, ou marcher. À des stades avancés, la douleur peut apparaître pendant la nuit, en position de repos et, avec le temps, il est courant que la boiterie apparaisse en marchant.

Diagnostics

Selon la SER, le diagnostic de la pathologie se fait lors d’un entretien clinique.

Il existe certaines épreuves qui aident le spécialiste à compléter l’examen. Par radiographie, le médecin peut distinguer les ostéophytes, l’écrasement du cartilage, les géodes sous-chondrales et la diminution asynchrone de l’espace articulaire, signes clairs d’arthrose.

D’autres tests qui peuvent être utilisés dans des cas exceptionnels sont la tomodensitométrie (TDM) et l’imagerie par résonance magnétique lorsque le médecin a des doutes sur l’origine du processus ou étudie de manière complémentaire d’autres problèmes, comme une extrusion discale dans une spondyloarthrose ou une rupture méniscale dans une gonarthrose.

Enfin, l’échographie à haute résolution s’est imposée comme un outil diagnostique très efficace car elle révèle les parties molles entourant l’articulation, ainsi que s’il existe une inflammation ou une lésion dans l’une d’elles et si le profil de l’os est altéré.

Traitements

L’objectif principal du traitement de l’arthrose est d’améliorer la douleur et l’incapacité fonctionnelle sans provoquer d’effets secondaires.

Pour y parvenir, selon la SER, la première étape que doivent suivre les spécialistes est d’apprendre aux patients à éviter tout ce qui contribue à blesser les articulations, comme le surpoids, les mouvements répétitifs, les postures professionnelles inappropriées, les chaussures, les ustensiles de cuisine, le mobilier, etc.

Deuxièmement, il est conseillé que chaque patient dispose d’un programme d’exercices personnalisé et adapté qu’il devra réaliser sous la supervision d’un physiothérapeute pour améliorer l’évolution de la maladie.

Enfin, selon la SER, le rhumatologue déterminera le traitement pharmacologique adéquat pour chaque cas :

Anti-inflammatoires et/ou antalgiques à action rapide

Lors de la phase aiguë, la douleur augmente fortement à cause de l’inflammation de la zone affectée. À ce stade, il peut être nécessaire que le médecin prescrive des anti-inflammatoires et/ou des antalgiques pour réduire l’enflure et apaiser la douleur.

Médicaments d’action lente

Les médicaments de ce groupe – regroupant les fameux Sysadoa – visent, en plus de contrôler la douleur, de préserver le cartilage et de freiner l’évolution de la maladie. Parmi eux, on peut citer le sulfate de chondroïtine, le sulfate de glucosamine et la diacéréïne, pris par voie orale, et l’acide hyaluronique, qui est administré par infiltration dans l’articulation affectée (surtout hanche ou genou).

Chirurgie

Quand on n’arrive pas à maîtriser la douleur et que le patient souffre d’un handicap important, une prise en charge chirurgicale peut être indiquée. Certaines interventions visent à nettoyer et laver l’articulation, en éliminant adhérences et corps étrangers. Autre technique: l’ostéotomie, qui permet de réaligner et de remettre l’articulation en position correcte et s’applique surtout dans l’arthrose du genou.

On peut également recourir à l’arthroplastie, qui consiste à remplacer totalement ou partiellement les zones malades de l’articulation par des prothèses artificielles. Cette chirurgie prothétique est surtout employée pour la hanche et le genou.

Autres données

Pas seulement les personnes âgées concernées

La journaliste Ana Pastor a révélé qu’elle souffre d’arthrose depuis des années. Sa confession aide à diffuser la réalité de l’arthrose: ce n’est pas une maladie exclusive aux personnes âgées. En fait, il n’est pas rare de voir apparaître une arthrose des mains chez des femmes entre 40 et 50 ans ou même plus jeunes.

Pronostic

Bien que cette maladie ne soit pas extrêmement grave, elle diminue fortement la qualité de vie des patients. En effet, son pronostic varie fortement selon l’articulation touchée et l’évolution de la pathologie.

De plus, des facteurs tels que un diagnostic précoce et les mesures de prévention articulaire peuvent contribuer à ralentir le développement de l’arthrose.

En termes généraux, la SER explique que l’évolution de la pathologie est lente et progressive.

Quel impact sur la vie du patient ?

La douleur et le manque de mobilité sont les principaux facteurs qui diminuent la qualité de vie des patients.

Étant donné que la maladie affecte surtout les patients dépassant les 60 ans, la limitation fonctionnelle peut entraîner une augmentation de la sédentarité dans ces groupes, ce qui peut favoriser l’obésité et, par conséquent, accroître les niveaux de cholestérol, la présence de diabète, l hypertension et d’autres facteurs de risque cardiovasculaire.

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

Laisser un commentaire

Le guide des hôpitaux et cliniques de France.

Recherchez parmi les 1335 établissements