Longtemps considérés comme seuls facteurs responsables des troubles de la sexualité de l’homme, la testostérone et ses dérivés (DHEA) ont perdu en popularité.
Un traitement substitutif n’est bénéfique que dans la situation du syndrome de déficit androgénique lié à l’âge, associant signes cliniques évocateurs et taux faible de testostérone dans le sang, confirmé par plusieurs dosages.
L’objectif actuel est plutôt de traiter les symptômes. Et pour cela, plusieurs traitements des troubles de l’érection existent : des comprimés (Viagra®, Cialis®,…), du gel à introduire dans l’urètre, des piqûres à effectuer dans le pénis et des dispositifs médicaux (vacuum) qui permettent d’améliorer la qualité des érections.
Si les troubles de l’érection persistent, il reste une option tout à fait satisfaisante, pour laquelle il n’y a aucune limite d’âge : l’implant pénien, un dispositif mécanique qui assure une rigidité et une durée de l’érection suffisante pour tous les rapports sexuels. Une prise en charge sexo-corporelle avec la partenaire peut également aider.
En effet des conseils pour un démarrage doux de la sexualité, l’utilisation du « je » émotionnel, la mise au point de tentative de rapprochement avec sa compagne (même « officielle »), ainsi que tenir compte de ses réactions physiologiques et en informer l’autre améliorent les choses. Les reproches doivent, bien évidemment, être évités.
Ces thérapeutiques comprennent différentes étapes qui peuvent utiliser le « sensate focus », avec sur des périodes de quinze jours, des exercices progressifs commençant par des caresses, puis des activités masturbatoires et enfin, des activités sexuelles afin de reprendre confiance en soi et mieux gérer son anxiété.
La sexualité est un aspect central de l’être humain, mais il s’agit d’un processus continu qui nécessite un apprentissage permanent. La personne âgée doit s’exercer et adapter sa sexualité au vieillissement de son corps.
Cela lui permettra d’avoir une sexualité satisfaisante et épanouie, avec l’aide éventuelle de traitements. La sexualité ne s’use que si l’on n’en use pas...