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Maladie d’Alzheimer : nouvelles perspectives grâce à un médicament anti-cancer

Une étude menée par des chercheurs américains a permis d’obtenir des résultats rapides grâce à un médicament anti-cancer sur un modèle de souris. L'étude, publiée dans la revue Science, rapporte qu’en seulement quelques dizaines d'heures les chercheurs ont constaté que les plaques de bêta-amyloïde - retrouvées dans le cerveau de patients atteints de la maladie d’Alzheimer - ont très fortement diminué.

Les essais de cette nouvelle étude, publiée le 9 février 2012, ont également montré une nette amélioration de certaines fonctions du cerveau. L’équipe de chercheurs a déclaré que les résultats étaient prometteurs, mais averti que les médicaments efficaces chez la souris ont souvent échoué chez les humains.

Bien que des recherches récentes donnent de nouvelles pistes, comme celle du Pr Etienne-Emile Baulieu et son équipe, la cause exacte de la maladie d'Alzheimer demeure encore inconnue. Mais l’une des principales théories implique la formation d’un agrégat d’un peptide appelé « bêta-amyloïde ». Ces cellules causent des dommages irréversibles dans le cerveau, entraînant des problèmes et incapacités des fonctions mentales. La suppression de ces plaques de protéines est un axe majeur de la recherche de la maladie d’Alzheimer et les médicaments ont déjà été testés dans des essais cliniques humains.

Cependant, des versions différentes de la protéine ne facilitent pas l’action médicamenteuse. De la sorte, les scientifiques de l'Université Case Western Reserve (Ohio, Etats-Unis) ont étudié plusieurs moyens de réduire les niveaux de bêta-amyloïde.

Une piste ouverte grâce au Bexarotène

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont testé le Bexarotène (un anti-néoplasique ou anti-cancéreux, qui a été approuvé pour une utilisation dans le traitement des cancers de la peau), sur des souris atteintes d'une maladie semblable à la maladie d'Alzheimer.

Après une dose injectée chez des jeunes souris, les niveaux de bêta-amyloïde dans le cerveau ont été rapidement abaissé dans les six heures et une réduction de 25% a été maintenue pendant 70 heures. Pour les souris plus âgées avec des plaques amyloïdes établies, sept jours de traitement a permis de réduire de moitié le nombre de plaques dans le cerveau. L'étude souligne aussi qu'il y avait des améliorations dans le fonctionnement du cerveau après le traitement, notamment au niveau des performances de mémorisation.

Selon les chercheurs, ce constat est sans précédent, mais la recherche est à un stade très précoce, et les médicaments ne permettent pas encore de faire  "le saut" de l'expérimentation animale à un traitement humain.

Etude particulièrement excitante et enrichissante qui entretient une promesse et un potentiel thérapeutique pour la maladie d’Alzheimer, le prochain objectif est de déterminer la manière dont elle pourrait être appliquée chez les humains. Le groupe de chercheurs se prépare actuellement à débuter les essais dans un petit groupe de personnes pour voir si un effet similaire chez les humains est réalisable.

La maladie d’Alzheimer est susceptible de devenir plus courante sachant que l’espérance de vie est grandissante. Et bien que la promesses d'un espoir, dans le modèle d’étude sur la souris de ces dernières années ne soit pas couvert que de résultats positifs, ce type d'expérience et de résultats permettent de mieux comprendre le fonctionnement de cette maladie neurodégénérative.

 

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