Ni riz ni pâtes : l’aliment qui aide à maigrir sans renoncer aux glucides

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Le couscous n’est pas une céréale différente, mais un produit élaboré à partir de semoule de blé dur. Traditionnellement, il s’obtient en humidifiant la semoule et en la travaillant jusqu’à former de petits grains qui sont ensuite séchés. “Celui que l’on trouve habituellement dans les supermarchés est déjà précuit, il suffit donc d’hydrater quelques minutes avant de le consommer”, souligne à CuídatePlus le nutritionniste Vicente Clemente..

Du point de vue nutritionnel, l’expert affirme que il ressemble davantage aux pâtes qu’au riz ou au quinoa, car les deux proviennent du blé. “La principale différence réside dans leur format et leur rapidité de préparation. Le quinoa, en revanche, n’appartient pas à la famille des céréales et apporte une protéine de meilleure qualité biologique, ainsi que plus de fibres et de minéraux. Le riz constitue un autre type de céréale, avec une composition différente selon qu’il soit blanc ou complet”, précise-t-il. Par conséquent, bien que l’on les utilise souvent de manière similaire en cuisine, ils ne sont pas des aliments équivalents.

Quels bénéfices nutritionnels apporte le couscous ?

Le couscous est une bonne source de glucides complexes, qui constituent le principal carburant de l’organisme, notamment pour le cerveau et les muscles pendant l’activité physique. Clemente indique qu’il apporte des protéines végétales, de petites quantités de vitamines du groupe B et des minéraux tels que le sélénium, bien que sa teneur en fibres dépende de s’il s’agit de couscous raffiné ou complet.

Selon le spécialiste, son principal avantage pratique est sa polyvalence : “Il permet de préparer des repas complets en quelques minutes et se marie facilement avec des légumes, des légumineuses, des viandes, des poissons ou des œufs”. D’un point de vue nutritionnel, il précise qu’il ne peut pas être considéré comme un “super-aliment”, mais comme un aliment parfaitement compatible avec une alimentation équilibrée.

Concernant la croyance selon laquelle le couscous “fait grossir” parce qu’il est un glucide, le nutritionniste précise que cette affirmation est “une simplification qui ne tient pas scientifiquement”. À cet égard, il rappelle qu’aucun aliment ne provoque à lui seul une augmentation de la masse grasse : “La prise de poids survient lorsque, de manière soutenue, on consomme plus de calories que l’organisme n’en dépense”.

Dans le cas du couscous, il apporte une énergie similaire à celle d’autres aliments riches en glucides comme le riz ou les pâtes. Selon Clemente, son effet sur le poids dépendra de :

  • La quantité consommée.
     
  • La fréquence d’inclusion dans l’alimentation.
     
  • Du reste des aliments qui accompagnent le repas et du niveau d’activité physique de chacun.

“En fait, utilisé en portions adéquates et dans le cadre d’une alimentation équilibrée, il peut tout à fait faire partie d’une stratégie visant à perdre de la masse grasse”,” ajoute-t-il.

Comment compléter l’assiette ?

(Photo : Magnific)

La meilleure stratégie consiste à utiliser le couscous comme source de glucides et à compléter l’assiette avec une quantité généreuse de légumes et une source de protéine de qualité. Clemente souligne que cette combinaison améliore la satiété, apporte une plus grande variété de nutriments et produit une réponse glycémique plus stable que de consommer le couscous seul.

“Une option équilibrée serait de le combiner avec des légumes sautés et des pois chiches, du poulet, du poisson, des fruits de mer ou un œuf, accompagné d’une petite quantité d’huile d’olive extra vierge. Ainsi, on obtient un repas nutritionnellement complet, avec un équilibre approprié entre glucides, protéines, graisses saines, fibres, vitamines et minéraux”, exemplifie le nutritionniste.

Quelles personnes devraient limiter le consommations de couscous ?

Le principal groupe devant éviter le couscous est celui des personnes atteintes de la maladie cœliaque ou d’autres pathologies liées au gluten, car, provenant du blé, il contient cette protéine. Dans ces cas, il faut le remplacer par des alternatives naturellement sans gluten, comme le riz, le quinoa ou le millet.

Les personnes diabétiques n’ont pas nécessairement à éliminer le couscous de leur alimentation, “mais elles doivent en contrôler la quantité et le combiner correctement avec des légumes, des protéines et des graisses saines afin d’éviter des élévations excessives de la glycémie après le repas”, indique l’expert, qui ajoute que, de même, celles qui cherchent à perdre du poids n’ont pas besoin de l’exclure non plus: “Il est bien plus important de contrôler la taille des portions et la qualité globale de l’alimentation que d’écarter un aliment en particulier”.

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

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