Ni citronnelle ni bracelets : comment choisir un répulsif efficace contre les moustiques

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Les bracelets, les diffuseurs d’ambiance ou les sprays anti-moustiques à la citronelle restent parmi les répulsifs les plus employés chaque été, mais ils ne sont pas entièrement efficaces, surtout face à l’une des espèces les plus courantes dans les zones côtières espagnoles, le moustique tigre. Comme le rappelle Piluca Barrau, pharmacienne experte en dermocosmétique et en formulation, « la question qui revient le plus à la pharmacie pendant l’été est : quel est le meilleur répulsif contre les moustiques ? mais la réponse ne réside pas dans la marque ni dans le prix, mais dans le principe actif contenu et la manière de l’appliquer ».

Pour cela, avant d’empaqueter sa valise et d’emporter le meilleur répulsif lors d’un voyage, il est essentiel de savoir quels produits fonctionnent et, surtout, comment les appliquer, car, comme le précise l’experte, de nombreuses erreurs sont commises.

Et en effet, selon la pharmacienne, il est courant de penser que n’importe quel répulsif protège de la même façon. « La première erreur commence au moment de l’achat », affirme-t-elle. Le marché propose une très grande variété de produits, mais tous n’ont pas le même niveau de validation scientifique. Actuellement, les principes actifs les plus démontrés contre le moustique tigre sont le DEET, l’icaridine et l’IR3535, recommandés par des organismes internationaux pour la prévention des piqûres.

« Beaucoup de personnes choisissent le répulsif pour la marque, l’odeur ou parce que quelqu’un le leur a recommandé. Cependant, l’élément déterminant est de lire la composition. Le principe actif fait la différence », souligne Barrau.

Se fier uniquement à la citronelle ou aux bracelets

Un autre travers fréquent est de croire que la citronelle et les bracelets anti-moustiques constituent le seul remède efficace. Il faut garder à l’esprit que, même si les bougies à citronelle, les bracelets ou certains huiles essentielles ont gagné en popularité ces dernières années, leur efficacité reste limitée et ils ne doivent pas remplacer un répulsif adapté.

« Ils peuvent être employés comme complément, mais s’appuyer uniquement sur eux peut engendrer une fausse sensation de protection, surtout dans les zones où le moustique tigre est présent », précise la pharmacienne.

Mais ce n’est pas seulement le produit qui importe, c’est aussi la manière dont il est utilisé ou appliqué. En effet, sélectionner un bon produit « ne garantit pas une protection efficace s’il est utilisé de manière incorrecte ».

Il faut aussi savoir que l’efficacité du répulsif diminue au fil du temps, avec la transpiration ou après la baignade, et qu’il doit être réappliqué selon les indications du fabricant. De plus, lorsque l’on emploie aussi une protection solaire, il faut d’abord appliquer le photoprotecteur et, une fois absorbé, le répulsif.

« Beaucoup pensent que le produit a cessé de fonctionner parce qu’il est mauvais, alors qu’en réalité trop de temps s’est écoulé depuis l’application », observe Barrau.

Chaque personne, son produit

Un autre aspect important est de comprendre que les recommandations varient en fonction de l’âge et de la situation de chacun. Ainsi, par exemple, « pour les bébés de moins d’un an, la protection doit reposer sur des mesures physiques, comme des moustiquaires ou des vêtements adaptés, et les enfants, les femmes enceintes ou les voyageurs dans les pays tropicaux exigent des produits et des protocoles spécifiques ».

Il faut savoir qu’« il n’existe pas de répulsif universel. Le meilleur choix dépend de qui l’utilisera et de l’endroit où l’on sera exposé aux moustiques », affirme l’experte.

Signes d’alarme

Cela dit, si l’on a été piqué par un moustique, que faut-il savoir ? La plupart des piqûres provoquent seulement des démangeaisons, des rougeurs et une inflammation légère qui disparaissent en quelques jours, mais pour atténuer ces désagréments, Barrau recommande, dans la mesure du possible, « d’éviter de se gratter ». Il est également crucial de nettoyer la zone avec de l’eau et du savon et d’appliquer du froid local ou des produits spécifiques recommandés par la pharmacie.

En revanche, attention : « si l’inflammation progresse, si une douleur intense apparaît, s’il y a une suppuration, de la fièvre ou une réaction allergique importante, il est conseillé de consulter un professionnel de santé, car bien souvent le problème n’est pas la piqûre elle-même mais l’infection secondaire qui peut survenir par grattage répété ou d’autres causes. »

Bien que la grande majorité des piqûres ne présentent pas de gravité, « il convient d’être vigilant lorsque des symptômes généraux apparaissent, tels qu’une fièvre élevée, des douleurs musculaires intenses ou un malaise important, surtout si la personne a récemment voyagé dans des pays où des maladies comme la dengue sont endémiques ».

Dans ces cas, il est conseillé d’accéder à un centre sanitaire pour évaluer l’origine des symptômes et éviter l’automédication.

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

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