Guide pour faire sa valise : indispensables et soins intimes en une seule checklist

L’été approche à grands pas et les vacances ne paraissent plus aussi éloignées. Voilà le moment de penser à notre valise. Grand format ou petit format ? Que dois-je mettre à l’intérieur ? Emporterai-je aussi un sac à dos ou une valise de voyage ? Est-ce que tout ce que j’emporte sera réellement utilisé ? À cette dernière interrogation, la réponse est claire : on emporte toujours trop de choses et beaucoup “au cas où”.
Voici les clés proposées par Mercedes Herrero, gynécologue et Ana de Santos, experte en impact positif, pour préparer une mallette zero-waste qui soit durable pour la planète et qui en même temps aide à la santé intime féminine.
Quoi mettre pour voyager ?
Il est clair que le contenu de la valise dépendra de la destination choisie, mais parmi les indispensables que recommandent les deux professionnelles, lors d’une rencontre organisée par Intimina, il est préconisé de limiter le contenu à l’essentiel.
Une des choses à inclure est une bouteille d’eau en verre ou en aluminium à remplir et à ne pas acheter en plastique. Étant donné que dans certains pays l’eau potable n’est pas disponible partout, Herrero conseille de « s’informer avant de réserver dans des hôtels et des campings. Maintenant, il y a des robinets dans les aéroports ».
Il est aussi judicieux d’emporter un sac en tissu-ou un tote bag- qui pourra servir pour les emplettes, les vêtements sales ou toute autre tâche. Et pour le choix des vêtements, il faut privilégier des hauts et bas interchangeables et confortables, en coton ou en lin, polyvalents, qui puissent aller à la plage, lors d’une promenade ou lors d’un dîner en soirée. N’oublions pas non plus une grande écharpe -type foulard- qui pourra nous servir de couverture ou de manière polyvalente selon les besoins.
Il ne faut pas oublier le soulier, en veillant à inclure une chaussure fermée et des sandales, sans en ajouter trop pour éviter que la valise ne pèse trop ou que le reste ne trouve pas sa place.
Herrera va plus loin et conseille d’emporter un foulard en tissu, qui peut être utilisé comme une attelle improvisée pour les talons ou pour mille autres usages, des épingles et une petite lame -il existe des modèles pouvant être enregistrés – qui inclut des pinces et des ciseaux. Tout cela sans oublier d’emporter notre documentation sanitaire et nécessaire pour chaque destination.
Que mettre dans le nécessaire de toilette ?
Bien que les routines de soins (skincare) gagnent en popularité avec de multiples produits, l’idéal est de les réduire à l’essentiel. De Santos indique que disposer d’un produit de nettoyage, d’un tonique, d’une hydratation et d’un écran solaire, tout en format petit et dans des flacons réutilisables, suffit. La gynécologue privilégie l’emploi de brumisateurs solaires et de produits solides.
(Foto: Cordon Press)
« Si nous avons pour habitude d’utiliser certains produits pour la zone génitale, il est très important de les emporter avec nous », souligne Herrero. Il convient que ces produits soient des Syndets (sans détergent) avec un pH acide et, très important, sans parfum. Utiliser ce type de produits, respectueux de la peau et des muqueuses, plutôt que le savon parfumé au pH basique que l’on peut trouver dans l’hôtel de passage et qui altère la flore, permettra d’« éviter les irritations ou inconforts qui pourraient rendre les choses plus difficiles si l’on est dans un endroit où il fait plus chaud, à marcher toute la journée et lorsque l’on transpire davantage ».
Produits menstruels à emporter
On dirait que tout est fait exprès, mais la réalité est que les vacances coïncident souvent, sans préambule, avec les règles. Dans ces cas-là, il faut donc ajouter à la valise tout ce dont nous avons besoin. Herrero se montre catégorique sur ce point et privilégie l’utilisation des cups menstruelles. “Cela a été une étape majeure. Ce sont des produits réutilisables”, déclare Herrero, qui conseille de les acheter de bonne qualité et en silicone médical – qui, par sa nature, évite de se contaminer par les germes –, et qui soient flexibles.
De plus, Herrero conseille de disposer de gobelets pliables exclusifs pour désinfecter les cups. “La fin de vie des cups est souvent due à une cuisson trop longue.” On les met à bouillir et on les oublie. Ce type de gobelets est utile et hygiénique.” De plus, dit la gynécologue, cela peut servir à ranger la cup lorsqu’elle est utilisée dans une salle de bains publique après l’avoir rincée avec un peu d’eau. “Il ne faut pas faire bouillir la cup à chaque changement, nous recommandons de le faire à la fin de chaque cycle. Elles sont plus douces pour nos tissus, car si les flux ne sont pas abondants, elles n’absorbent pas les parois comme le font les tampons qui absorbent tous les fluides.”
Autre option à ajouter à la valise : les culottes menstruelles, en coton et lavables. La gynécologue n’encourage pas à les utiliser comme seul moyen s’il y a beaucoup de flux, mais plutôt comme complément à la coupe. “Ils ne fuient généralement pas, mais on se sent plus en sécurité.” Il n’est pas nécessaire d’en emporter une seule ; on peut en prendre plusieurs et les laver avec un savon neutre solide que l’on peut également emporter pour voyager.
À propos de l'auteur
Dr Jean-Pascal Del Bano
Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.
