6 signes que la conversation s’éloigne du vrai problème

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Avez-vous déjà discuté pendant vingt minutes à propos d’un message mal rédigé ou de qui devait sortir les poubelles, pour ensuite avoir l’impression que ce n’était pas vraiment de cela qu’il s’agissait ?

Ce n’est pas que ces détails n’importent pas, mais parfois ils deviennent la soupape de décharge de la fatigue accumulée, du manque de soutien ou des attentes que personne n’a mises sur la table.

Identifier le moment où une conversation s’écarte du problème réel ne consiste pas à déterminer qui a raison, mais à reconnaître les signaux qui indiquent que poursuivre la discussion dans cette direction ne résoudra plus rien.

Ils discutent de détails qui ne changent pas le fond

Lorsque la dispute porte sur savoir si le message est arrivé à neuf heures ou à neuf heures et quart, sur le mot exact utilisé ou sur qui a dit quoi en premier, il est facile de perdre de vue que chacun de ces détails, résolu de telle ou telle manière, ne changerait pas réellement le malaise de fond.

Cette insistance sur le concret signe souvent que le véritable motif, comme celui de se sentir peu pris en compte, n’est pas nommé.


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La conversation revient toujours au même point

Qu’il s’agisse d’une tâche ménagère, d’un retard ou d’une réponse brusque, si la discussion revient sans cesse sur la même reproche, probablement que ce point récurrent est le problème réel, et tout le reste n’en est que des variations sur le même sujet sans résolution.

Reconnaître ce schéma aide à ne plus traiter chaque discussion comme un nouveau cas.

Aparaitent des reproches anciens au lieu du sujet actuel

« C’est toujours la même chose » ou « comme cette fois-là… » sont des phrases qui déplacent la discussion du présent vers un passé d’offenses accumulées.

Lorsque cela survient, le sujet initial disparaît presque, remplacé par une liste de plaintes passées qui n’ont jamais été entièrement résolues et qui refont surface dès qu’apparaît la moindre occasion.

Personne ne peut dire clairement ce dont il a besoin

Si, à mi-parcours de la discussion, on demande « de quoi as-tu exactement besoin en ce moment ? » et qu’aucune des deux personnes ne peut répondre clairement, c’est un signe évident que l’objectif n’est pas ce qui manque, mais la défense d’une position.

Derrière cette difficulté se cachent souvent des besoins tels que plus de soutien, des limites qui n’ont jamais été réellement discutées ou tout simplement du repos.

On parle davantage du ton que du problème

Lorsque la conversation se déplace vers la façon dont quelque chose a été dit, plutôt que vers ce qui a été dit, avec des phrases comme « ne me parle pas ainsi » ou « ce n’est pas la peine de hausser la voix », le contenu initial passe au second plan.

Le ton peut être un problème réel, mais lorsque ce n’est plus que le seul sujet, cela indique probablement que la tension accumulée n’a plus d’échappatoire vers le sujet d’origine.



Ils sortent épuisés, mais sans aucun accord concret

C’est le signe le plus facile à repérer, car il se lit dans le corps. La discussion se termine, mais personne ne sait vraiment ce qui en ressort, si ce n’est la fatigue. À ce stade, il vaut mieux faire une pause que de continuer à insister.

Exprimer le problème en une phrase, demander directement « que cherchons-nous à résoudre ? », séparer les faits des interprétations que chacun en a tirées et convenir d’une prochaine étape petite permet souvent de débloquer plus qu’une autre heure d’arguments.

Parfois la conversation n’a pas besoin de plus de raisons ni d’exemples supplémentaires, mais de revenir au point que ninguno de los dos s’est encore risqué à nommer.

À propos de l'auteur

Dr Jean-Pascal Del Bano

Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.

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