À la fin des seize années de suivi, on note des taux de séparation/divorce de 20% et 22% (p < 0,0001) respectivement, chez les couples ayant eu recours à l’ART et chez ceux n’y ayant pas recouru.
En définitive, le risque de séparation/divorce apparaît plus faible chez les couples du groupe ART (Hasard Ratio [HR] =0,84 ; p < 0,0001), même après ajustement sur les facteurs confondants précités (HR = 0,83 ; p < 0,0001).
Une explication simple donnée par les auteurs à cette baisse du risque est le renforcement des liens et la grande communication nécessaires pour surmonter le long et difficile parcours de l’AMP et la plus grande capacité qui en découle à affronter les aléas de la vie à deux.
Enfin, on a étudié plus particulièrement la relation entre séparation/divorce et l’existence d’un enfant commun au sein du couple (né avant ou pendant les seize années de suivi). Il a été observé un risque plus important de séparation chez les couples n’ayant eu aucun enfant à la fin des seize ans de suivi, indépendamment du recours à une technique d’ART (HR =1,22 ; p < 0,0001) ou non (HR = 1,24, p < 0,0001). Avoir un enfant en commun serait donc un facteur protecteur de séparation.