Près de 40%** des prescriptions d'antibiotiques étaient inappropriées en 2009
26% concernaient en effet des maladies virales (bronchite, rhinopharyngite, syndrome grippal), et 16% des angines.
Une utilisation "à bon escient" permettrait d'économiser "une centaine de millions d'euros", a estimé Frédéric Van Roekeghem, le président de la CNAMTS, lors de la conférence de lancement, le 20 mai à Paris.
Plus grave, une consommation inappropriée risque de provoquer l'apparition de résistances chez les bactéries. C'est un "enjeu majeur de santé publique" a insisté le Pr Benoît Schlemmer, président du comité de suivi du plan pour préserver l'efficacité des antibiotiques.
Chaque année, 25.000 Européens meurent d'une infection liée à des bactéries multirésistantes. "Sans des antibiotiques efficaces, de nombreux actes médicaux et chirurgicaux ne pourraient plus être réalisés", a averti le Pr Schlemmer, en citant en vrac "la pose de prothèses, la prise en charge des prématurés, la chimiothérapie, la transplantation, les soins intensifs, etc."