Blog santé : les dernières actualités santé

Dons d'organes : épargner à ses proches une décision difficile

"Sauver des vies" est la principale motivation à communiquer sa décision sur le don d'organes, tout comme épargner à ses proches une position difficile, selon un sondage Ifop Santé diffusé à la presse à l'occasion de la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, le 22 juin, organisée par l'Agence de la biomédecine.

Le mois de juin aura fait l'objet d'une nouvelle campagne de sensibilisation sur le don d'organes, via des spots radio et un dispositif internet, avec comme message "Dons d'organes: pour sauver des vies, il faut l'avoir dit".

Pour échanger avec le public, proposer des documents d'informations et informer sur les actions des associations et des coordinations hospitalières, deux sites web peuvent être consultés, www.dondorganes.fr et www.ledonlagreffeetmoi.com. Un numéro vert (0 800 20 22 24) est également mis à disposition.

Selon les résultats du sondage réalisé par l'Agence de la biomédecine au printemps 2010, 67% des 400 personnes interrogées déclarent avoir fait connaître leur position en faveur du don d'organes, sachant que pour eux, "la greffe sauve des vies". En outre, 34% ayant fait connaître leur position souhaitent, par cette démarche, épargner à leurs proches une décision difficile et 25% ont agi dans le but de s'assurer que leur entourage respecte leur volonté.

Selon l'Agence, communiquer son choix sur le don d'organes, c'est anticiper et éviter une situation pénible: "mettre l'autre en position de décider pour soi". Par ailleurs, 84% des participants au sondage sont d'accord avec l'importance de "communiquer oralement sa décision à ses proches" pour la faire respecter.

Pour autant, nombreux sont ceux qui ont recours à l'écrit pour affirmer leur position en la matière. De fait, lorsque l'on ne veut pas donner ses organes après sa mort, on peut s'inscrire sur le registre national des refus, systématiquement consulté par les équipes médicales avant tout prélèvement. Il existe également une carte à demander auprès de l'Agence de la biomédecine. Toutefois, en cas d'absence des deux modes d'expression de sa position, les médecins interrogent systématiquement les proches du défunt.

En France, la plupart des organes sont prélevés sur des donneurs décédés après un accident vasculaire cérébral, un traumatisme crânien ou un arrêt cardiaque. Le prélèvement d'un ou de plusieurs organes et éventuellement de certains tissus est envisagé après le constat du décès. Les pièces à prélever sont artificiellement maintenues en état de fonctionner jusqu'à l'intervention chirurgicale effectuée dans un bloc opératoire. Le corps est toujours traité avec respect puis rendu à sa famille.

 

© APM-Santé - PARIS, le 24 juin 2010


Nos partenaires et institutions: