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Cancer du col de l'utérus : un cancer évitable

Pour sensibiliser les femmes à l'importance de la prévention et du dépistage du cancer du col de l'utérus, le ministère de la santé et l'Institut national du cancer (Inca) ont lancé la toute première campagne de mobilisation contre ce cancer, le 10 juin à Paris.

Cette mobilisation s'inscrit dans la durée, avec une campagne amenée à se renouveler chaque année, a prévenu le Professeur Dominique Maraninchi, président de l'Inca.

Le cancer du col de l'utérus touche près de 2.800 femmes et provoque environ 1.000 décès chaque année en France. Il s'agit pourtant d'un cancer évitable grâce aux tests de détection, en particulier le frottis cervico-utérin, qui dépistent des lésions cancéreuses et précancéreuses à des stades précoces, a souligné le directeur général de la santé, le Professeur Didier Houssin.

En France, la Haute autorité de santé (HAS) recommande à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans un frottis tous les trois ans, après deux frottis normaux à un an d'intervalle. En moyenne 57% des femmes concernées ont effectué un frottis entre 2005 et 2007, un taux honorable mais insuffisant.

Pour stimuler le taux de couverture du dépistage, la campagne de mobilisation s'adresse à la fois aux professionnels de santé (dépliant, affiches) et à la population générale (spots radios diffusés entre le 5 et le 22 juin). Les populations d'outre-mer, où l'incidence des infections par les papillomavirus humains (HPV, facteur de risque majeur de cancer du col) est plus élevée, les populations immigrées de métropole, traditionnellement moins sensibles au dépistage, sont également ciblées.

Par ailleurs, un dépistage organisé du cancer du col de l'utérus, à l'image de ce qui existe pour le cancer du sein et le cancer colorectal, sera expérimenté dans 13 départements (invitation par courrier au frottis, relances, etc.), contre seulement quatre actuellement (Haut-Rhin, Bas-Rhin, Isère, Martinique).

En parallèle, un dispositif d'information sur la vaccination contre les HPV, responsables de 70% des cancers du col de l'utérus, sera mis en place. Il s'adressera aux jeunes filles âgées de 14 à 23 ans, cibles de la vaccination, et à leurs mères (espace internet d'information, action sur Facebook). Toutefois, cette mesure ne dispense pas ensuite d'un suivi régulier par frottis.

 

© APM-Santé - PARIS, le 14 juin 2010


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