Fertilité : l’âge de la ménopause du parent comme prédiction de la réserve ovarienne

Capacité à produire une descendance, la fertilité a un intérêt majeur, d’autant plus dans un environnement de plus en plus fragilisant. Une nouvelle étude sur la fertilité apporte des informations pour une meilleure compréhension des facteurs généraux influençant la fertilité. Les femmes dont les mères avaient eu une ménopause précoce auraient beaucoup moins d’œufs dans leurs ovaires que ceux dont les mères avaient une ménopause plus tardive, rapporte une équipe danoise.

Publiée dans l’édition de Novembre 2012 de la revue Human Reproduction (Oxford Journals) l’étude a été réalisé sur 527 femmes âgées entre 20 et 40 ans. On le sait, les femmes ayant moins d'oeufs viables ont moins de chances de concevoir, et les chercheurs ont étudié deux méthodes reconnues pour évaluer la quantité d'oeufs - connu sous le nom de « réserve ovarienne » -  des femmes participantes à l’étude : les niveaux de l'hormone anti-Müllerienne (AMH) et le nombre ou compte de follicules antraux (CFA).

Les femmes naissent avec une réserve ovarienne, dont les oeufs sont libérés de l'ovaire de façon cyclique, généralement après la puberté jusqu'à la ménopause. Les méthodes quantitatives de "capacité ovarienne" telles que le CFA (Comptage ou Compte de follicules antraux) et les niveaux d’AMH (Hormone Anti-Müllerienne) donnaient jusqu’ici aux médecins des lectures prédictives sur le nombre d’oeufs restant dans un ovaire.

Dans l'étude, les chercheurs ont constaté à la fois dans l’AMH et le CFA une baisse plus rapide chez les femmes dont les mères avaient une ménopause précoce (avant l'âge de 45 ans) par rapport aux femmes dont les mères avaient une ménopause tardive (après l'âge de 55 ans). Des études antérieures montraient qu’il y a une période d’environ 20 ans entre la fécondité d'une femme et un déclin progressif jusqu’à la survenue de la ménopause. Ainsi, une femme qui entre dans la ménopause à l’âge de 45 ans a sans doute connu une baisse de sa fécondité à l'âge de 25 ans, indiquent les chercheurs.

Actuellement, il n'existe aucun test qui puisse prédire avec précision la fertilité, et les méthodes utilisées pour cette étude restent les plus généralisées. Les résultats de cette étude (qui ne se veulent pas alarmistes) soutiennent l'idée que la réserve ovarienne est influencée par des facteurs héréditaires. Cependant, des études de suivi à long terme sont nécessaires. De plus, une personne ayant moins d'œufs ne signifie pas nécessairement qu’une femme va continuer à avoir moins d'enfants. Le conseil des professionnels de santé reste toujours le même : plus tôt et plus jeune une femme essaye d’avoir un bébé, et plus de chance de réussite seront de son côté pour une grossesse, quelque soit l’âge de la ménopause de sa mère. Enfin, les chercheurs soulignent que les femmes sont plus fertiles entre les âges de 18 et 31 ans.

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