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La précarité socio-économique, mauvaise pour le coeur et les artères

La précarité socio-économique augmente le risque de diabète de type 2, facteur de risque cardiovasculaire, et plus globalement de problèmes pour le coeur et les artères, selon une étude française présentée lors du récent congrès de la Société francophone du diabète (SFD), à Lille.

L'étude portait sur 32.345 hommes et 16.378 femmes âgés de 35 à 80 ans venus pour un bilan de santé entre janvier 2003 et décembre 2006 au centre Investigations préventives et cliniques (IPC) de Paris.

La précarité était définie par un score individuel baptisé EPICES, qui permet d'obtenir une vision globale de la situation matérielle et sociologique de la personne, et s'échelonne "de 0 à 100, 100 indiquant le maximum de précarité", a rappelé Frédérique Thomas, du centre IPC.

Les patients ont été répartis en cinq groupes (quintiles), le cinquième quintile identifiant les personnes considérées comme "précaires" dans cette étude.

Entre 35 et 59 ans, la prévalence (nombre total de cas par an) du diabète était de 6% chez les précaires et de 1% chez les non précaires et, entre 60 et 80 ans, elle atteignait respectivement 17% et 4%.

Les hommes précaires déclaraient plus souvent des problèmes buccodentaires majeurs, ainsi qu'une plus grande difficulté d'accès aux soins, ou le fait de ne jamais consulter un médecin. Les femmes se retrouvant dans la même situation étaient plus souvent en surpoids ou obèses ou atteintes de troubles métaboliques (hypertension, hypercholestérolémie).

Les personnes précaires présentaient également un score de risque cardiovasculaire plus élevé, plus souvent des antécédents familiaux de diabète et un état de santé général dégradé, faisaient moins de sport et prenaient davantage de médicaments.

 

 

APM SANTE, AVril 2010.

 

 

 


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