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Contraception : Les françaises préfèrent toujours la pilule

6 femmes sur 10 utilisent la pilule

La définition de la contraception féminine fait souvent l'objet d'études, que ce soit pour rendre compte des études sur les comportements face à la contraception classique ou la contraception naturelle. Un sondage récent vient de mettre en évidence que les femmes françaises préférent toujours la pilule comme moyen contraceptif.

Six femmes sur dix utilisent la pilule comme moyen de contraception, mais beaucoup oublient parfois de la prendre, selon une enquête présentée lors d'une conférence de presse récente à Paris. Ce sondage a été réalisé online par OpinionWay en janvier 2011, à partir d'un échantillon représentatif de 500 utilisatrices d'un contraceptif, âgées de 16 à 45 ans.

"La pilule est un moyen de contraception non invasif, facile à prendre, et qui ne nécessite pas d'examen gynécologique comme pour le stérilet par exemple. C'est un moyen d'appropriation de la contraception par les jeunes filles", souligne le gynécologue Elisabeth Aubeny, présidente de l'Association française pour la contraception. Il n'est donc pas étonnant que 88% des 16-24 ans préfèrent la pilule, qui caracole bien loin devant le stérilet (utilisé par 22% des sondées), le préservatif (7%), et les autres méthodes (implant, anneau, patch).

Les femmes choisissent leur contraceptif pour son efficacité et sa fiabilité (cités en premier par 58% des sondées), pour l'absence ou le peu d'effets secondaires (11%), et pour le prix et le remboursement (8%). Pourtant, "si la contraception orale est, en valeur absolue, la plus efficace, ce n'est pas le cas dans la pratique à cause des oublis et des anomalies de prise", commente le Pr Israël Nisand, du CHU de Strasbourg.

En effet, 81% des femmes sous pilule déclarent ne jamais arrêter leur contraceptif, mais plus de la moitié (54%) avoue l'avoir oublié au moins une fois au cours des trois derniers mois. "On estime qu'une interruption volontaire de grossesse (IVG) sur quatre chez les moins de 18 ans arrive à une jeune femme sous contraception suite à un oubli", illustre le Pr Nisand. Et lorsque les femmes changent de contraceptif, c'est souvent à la suite d'un accouchement (31%), en raison des effets secondaires (24%), ou parce qu'elles ont tendance à l'oublier (22%).

Les effets secondaires évoqués sont la prise de poids (38%), les maux de tête (35%), les saignements (18%), les problèmes de peau (17%), les nausées (13%) et les douleurs mammaires (5%).

Depuis 1966, date de commercialisation de la première pilule en France, trois générations de pilules sont apparues sur le marché, de plus en plus faiblement dosées afin de limiter les effets secondaires. Selon l'étude, 37% des femmes utilisent une pilule de deuxième génération, et 25% d'entre elles une pilule de troisième génération.

Des pilules de troisième génération ont obtenu pour la première fois un remboursement de la sécurité sociale en 2010. "En cas de mauvaise tolérance sous pilule de deuxième génération, auparavant, il n'y avait que peu de solutions", rappelle le Pr Nisand.

Leur remboursement "permet justement aujourd'hui d'élargir le choix pour que chaque femme puisse trouver la contraception qui lui convient. Le stérilet est en effet très efficace, mais il reste encore beaucoup de femmes qui ne supportent pas l'idée d'avoir un objet dans le corps", met en avant Elisabeth Aubeny.


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