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Restaurer la confiance

Il y avait « avant », et il y a « après »

La succession des scandales appelle inévitablement aux remises en question. La voie et la profondeur de nos méthodes d’évaluation des médicaments et des pratiques de santé subissent un bouleversement. Ceci n’est pas sans remettre en cause la manière de communiquer et de diffuser l’information en santé auprès des usagers. Les intentions, les refontes, les commissions ou les objectifs ne peuvent pas repousser l’intérêt du patient, qui est encore trop souvent le dernier des soucis.

Ces événements autour de la santé et de l’industrie des médicaments changent radicalement la vie de l’ensemble des usagers, et chacun d’entre nous le perçoit aisément. Relayées en direct par nos téléviseurs et presque instantanément pas les réseaux sociaux de l’Internet (Twitter, Facebook,…), les informations en santé ne doivent pas être traitées dans les tabloïds comme une simple information. L’impact auprès des usagers et des membres des associations représentatives des usagers est en effet très délicat. Le simple fait de dresser des listes de médicaments « dangereux » lâchées dans la nature n’est pas possible sans une information préalable auprès des patients, et de tous les professionnels de la santé sur la manière de gérer ces informations.

Chaque jour, les revues scientifiques mondiales publient des résultats d’études, qui peuvent nous concerner directement ou non. Et bien que celles-ci soient le reflet de l’évolution des pratiques, des innovations, des technologies, des cultures ou des mentalités, elles doivent nécessairement ajourer l’opacité des systèmes de santé et non créer la confusion et la peur.

L’information en santé ne peut plus se passer de précautions et de réflexions sur les conséquences anxiogènes (et parfois dramatiques) qu’elle délivre. On le sait, des pathologies comme la cybercondrie (1) font maintenant partie des tribunes et il semble urgent de mieux appréhender l’évolution de la règlementation et des droits des usagers de demain.

La communication en santé doit pouvoir s’adapter à la réalité, faire preuve « de transparence », de prudence et d’échange avec l’usager, en lui permettant notamment l’évaluation de ses questionnements et de sa satisfaction [comme les palmarès et enquêtes sur les établissements de santé (2)]. De fait, il paraît essentiel de viser une meilleure gestion sur les risques et la responsabilité des dispositifs mis en place dans notre système de santé, et être un reflet des exigences de toutes et tous.

 


Lire les anciens Edito

(1) Cybercondrie : n.f. [de l'anglais cyberchondria] Ce  terme et mot-valise assez récent (début des années 90) décrit l'habitude de certaines personnes souffrant d'hypocondrie utilisant Internet pour rechercher de manière compulsive de l'information sur la santé, les traitements, les soins de santé, l'automédication ou les traitements, alternatifs. Cette pathologie s'applique parfois autant à l'hypocondriaque lui-même que pour d'autres individus et proches. Les conséquences et solutions de la cybercondrie sont encore mal conues en Europe, et font l'objet de plusieurs études principalement américaines.

(2) Palmarès des Maisons de Retraite - Grande Enquête sur les Hôpitaux Français - Palmarès des Maternités

 

 

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