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Infarctus du myocarde : les français mal informés

Infarctus : une campagne de sensibilisation nécessaire

Moins d'un Français sur deux sait identifier la douleur de poitrine comme un signe d'alerte de l'infarctus du myocarde, selon une enquête Ipsos révélée mardi (11 janvier), à Paris, lors d'une conférence de presse, à l'occasion du lancement d'une nouvelle campagne d'information destinée au grand public.

Le sondage mené par téléphone en novembre 2010, montre également que les Français n'ont pas toujours le bon réflexe puisqu'ils sont seulement 30% à citer spontanément le Samu/Centre 15 comme premier recours en cas d'infarctus. Et 3% évoquent les gestes qui sauvent (2% pensent au massage et au bouche à bouche et 1% au défibrillateur).

Afin de sensibiliser le grand public aux facteurs de risque et à informer sur les reflexes à adopter lors des signes annonciateurs de l'infarctus, ainsi que sur sa prise en charge, une campagne nationale a été lancée mercredi, par les principaux acteurs de la cardiologie française*, et durera jusqu'à fin avril. Intitulée "Infarctus du myocarde, une question de vie", elle se décline en affiche publicitaire, spots radio et télévisuel, diffusés respectivement en janvier et mars, et fera l'objet d'une brochure de huit pages destinée aux cardiologues et aux médecins généralistes français.

Un décès toutes les 40 minutes !

Un site internet, infarctus-info.org, y est également consacré, ainsi qu'un magazine qui sera distribué en mars, à 200.000 exemplaires, avec la presse gratuite et dans les TGV.

Si la mortalité liée à l'infarctus du myocarde a chuté de moitié entre 1995 et 2005, en partie grâce à l'amélioration des traitements, elle reste encore élevée puisque l'infarctus est la deuxième cause de mortalité en France, après le cancer, avec "un mort toutes les 40 minutes", a rappelé le Dr Michel Hanssen (du Centre Hospitalier d'Haguenau), président du Collège national des cardiologues des hôpitaux généraux.

Que faire en cas d'infarctus ?

A partir du déclenchement de l'infarctus, le patient doit être pris en charge au plus vite à l'hôpital, au mieux dans les deux heures, pour une reperfusion rapide du muscle cardiaque asphyxié à la suite de l'obstruction d'une artère coronaire (celle qui nourrit le coeur). "Or, le temps moyen en France est de 4h30" après l'apparition des signes d'alerte, déplore le Dr Hanssen. Une vive douleur dans la poitrine irradiant ensuite vers la mâchoire, puis l'épaule et le poignet gauche, constitue le signe d'alerte majeur de l'infarctus du myocarde. Le réflexe est d'appeler le centre 15 et non pas le médecin traitant qui est associé à "14% de prise en charge dans les deux heures, contre 55% pour le Samu", a précisé le médecin.

(* Société française de cardiologie, Collège national des cardiologues français, Collège national des cardiologues des hôpitaux généraux, Fédération française de cardiologie, Samu Urgences de France, Société française de médecine d’urgence)


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