Blog santé : les dernières actualités santé

Dengue : en France métropolitaine aussi

Un premier cas autochtone de dengue a été confirmé en France métropolitaine, a annoncé lundi la direction générale de la santé (DGS), dans un communiqué. Il s'agit d'un cas isolé diagnostiqué vendredi dernier à Nice. Le patient est guéri et en bonne santé, précise-t-elle.

Les Alpes-Maritimes, tout comme d'autres départements du Sud de la France (Var, Bouches-du-Rhône, Corse-du-Sud, Haute-Corse et Alpes-de-Haute-Provence -commune d'Entrevaux-), sont considérés à risque potentiel de transmission de dengue ou du chikungunya, dans la mesure où le vecteur de ces virus, le moustique Aedes albopictus, y a déjà été repéré.

Jusqu'à présent dans ces départements, seuls des cas de dengue et de chikungunya importés ont été signalés. La découverte de ce premier cas autochtone relève par conséquent l'alerte au niveau 2 du plan national anti-dissémination de la dengue en métropole (qui en compte six, de 0 à 5).

Ce plan est coordonné par la DGS et sa mise en oeuvre locale repose, dans ce cas, sur l'Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), la préfecture des Alpes-Maritimes et les collectivités locales.

Afin de prévenir toute dissémination du virus, les mesures de surveillance épidémiologique et entomologique (c'est-à-dire des populations de moustiques) vont être renforcées. Des actions de démoustication ont également été mises en oeuvre autour de la zone de résidence de la personne atteinte.

"Le risque de développement d'une épidémie est considéré comme limité mais ne peut être exclu, en raison de la présence importante du moustique tigre au niveau local", commente la DGS. Le ministère chargé de la santé en appelle donc à la mobilisation individuelle et communautaire et demande aux personnes résidant à Nice et aux alentours d'adopter un certain nombre de mesures visant à prévenir toute dissémination du virus.

Il s'agit de détruire les larves ainsi que les gîtes potentiels de reproduction des moustiques autour et dans l'habitat (en supprimant les soucoupes sous les pots de fleurs et en vidant au moins une fois par semaine tous les récipients contenant de l'eau stagnante: vase, détritus, gouttières...).

La seconde mesure est de se protéger des piqûres de moustiques en portant des vêtements longs, en utilisant des répulsifs cutanés (tout en respectant les précautions d'emploi, en particulier chez l'enfant et la femme enceinte), ainsi que des moustiquaires de berceau chez le nouveau-né et le nourrisson.

 

© APM-Santé - PARIS, le 14 septembre 2010


Nos partenaires et institutions: