Protections menstruelles sans perturbateurs endocriniens : ce que la science recommande en 2026

Contrairement à la peau, la muqueuse vaginale est extrêmement perméable et très vascularisée. Certaines molécules peuvent donc facilement emprunter cette voie pour aller directement dans le système sanguin sans filtration par le foie. À cet effet, des études effectuées par l’ANSES ont identifié plusieurs familles de composés présents dans les protections menstruelles, potentiellement problématiques. Il s’agit, entre autres des dioxines, des furanes, des phtalates, des HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques), etc. Quelles sont donc les recommandations de la science en matière de protection menstruelle sans perturbateurs endocriniens en 2026 ?
Ce qu’il faut privilégier
Pour minimiser les risques liés aux perturbateurs endocriniens, les scientifiques recommandent de privilégier les protections menstruelles réalisées avec des matériaux naturels certifiés comme le coton 100 % biologique. À cet effet, l’une des meilleures certifications est le label GOTS. Il garantit l’absence de résidus de pesticides, de phtalates et de chlore/dioxine. Il est également recommandé de vous tourner vers des marques transparentes comme Mademoiselle Culotte, qui affichent clairement leurs compositions. Enfin, privilégiez des certifications indépendantes qui garantissent l’absence de substances toxiques.
Ce qu’il faut éviter
Il y a certains types de protections que les scientifiques déconseillent. Tout d’abord, vous avez ceux parfumés. En effet, les parfums et lotions sont les principales sources de phtalates et d’allergènes. Une protection saine ne doit pas avoir d’odeur chimique. Ensuite, vous avez les protections non bio. Ces dernières peuvent contenir des traces de phtalates et des composés organiques volatils. Enfin, évitez les protections avec un applicateur plastique, qui peuvent contenir certains composés suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A.
Les meilleures options en matière de protection
Il existe plusieurs types de protections, parmi lesquels certains sont davantage recommandés par la science que d’autres. Il s’agit de :
La coupe menstruelle en silicone médical
Elle est considérée comme l’une des options les plus saines par de nombreuses études. En effet, cette protection présente l’avantage d’être inerte, à condition qu’elle soit composée de silicone de grade médical ou de TPE (élastomère thermoplastique). Elle ne contient ni bisphénols ni phtalates. Toutefois, la science insiste sur la stérilisation rigoureuse pour éviter tout risque bactérien. L’enjeu ici n’est pas chimique, mais hygiénique.
La culotte menstruelle
La culotte menstruelle est très plébiscitée à cause de l’absence de contact interne. Elle est recommandée par les experts pour sa capacité à laisser respirer les muqueuses. Toutefois, un point de vigilance scientifique demeure, il faut donc faire attention. En effet, certaines marques utilisent des nanoparticules d’argent pour leurs propriétés antibactériennes. Or, elles sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens potentiels. La recommandation scientifique est donc de privilégier des modèles certifiés Oeko-Tex, garantissant l’absence de ces traitements chimiques.
Quelle marque de culotte menstruelle choisir ?
Vous l’aurez compris, toutes les marques de culottes menstruelles ne sont pas fiables. Si vous voulez bénéficier d’une protection optimale sans perturbateurs endocriniens, il est donc indispensable de vous tourner vers l’une des références dans le domaine. C’est le cas de Mademoiselle Culotte, une marque leader et très plébiscitée. Elle totalise 4,7/5 sur plus de 19 000 avis. Elle garantit des produits testés, sans PFAS ni perturbateurs endocriniens.
À propos de l'auteur
Dr Jean-Pascal Del Bano
Médecin spécialiste en biologie clinique, cofondateur du groupe Le Guide Santé, le Dr Jean-Pascal Del Bano est le directeur de la rédaction du site Le Guide Santé. Après un parcours dans divers domaines complémentaires de la santé (laboratoire de biologie médicale, direction médicale de cliniques, centre de rééducation cardiaque), il a acquis une très bonne connaissance du monde de la santé et notamment du secteur hospitalier. Le Dr Del Bano a également été médecin responsable du traitement de données de plusieurs palmarès des hôpitaux édités dans la presse écrite et numérique.
