La prévention de l’hémorragie du post-partum prend un coup de chaud

Un nouveau-né dans les bras de sa mère

L’hémorragie du post-partum est une des complications fréquentes des accouchements par voie basse. Pour faire face à cette situation potentiellement létale, une équipe multidisciplinaire entraînée est indispensable afin que la réaction soit rapide et adéquate.

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La cause d’hémorragie du post-partum (HPP) la plus fréquemment rencontrée est l’hypotonie utérine. Dans ce contexte, la molécule de référence utilisée aujourd’hui est l’ocytocine.

Cependant, les nombreuses limites de l’ocytocine (la principale étant la nécessité de sa conservation au froid) ont motivé l’avènement d’autres thérapeutiques.

Dans le cadre de ce travail, publié le 27 juin 2018 dans le New England Journal of Medicine, les auteurs se sont intéressés à l’utilisation de la carbétocine (analogue de l’ocytocine, stable à température ambiante) comparée à celle de l’ocytocine dans la prévention d’HPP après accouchement par voie basse.

La carbétocine, stable à température ambiante, au banc d’essai

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Une étude de non infériorité, randomisée, multicentrique, en double aveugle a ainsi été menée dans dix pays différents (29 645 femmes).

Au total, 14 823 patientes ont été réparties au hasard dans le groupe carbétocine (100 microgrammes en intra-musculaire) et 14 822 ont été sériées dans le groupe ocytocine (10 UI), avec injection immédiatement après la naissance.

Le critère de jugement principal (CJP) a été un critère composite associant la proportion de patientes ayant un saignement supérieur à 500 ml ou la nécessité d’un second recours à un agent utérotonique, une heure après l’accouchement. Dans le cadre de ce protocole, les auteurs ont également défini un autre CJP concernant sur la proportion de patientes ayant une hémorragie supérieure à 1000 ml, une heure ou deux heures après l’accouchement.

Des résultats similaires à ceux de l’ocytocine pendant la première heure post-partum

Les résultats ont montré la non infériorité de la carbétocine comparée à l’ocytocine concernant le premier CJP (proportion de patientes avec un saignement supérieur à 500 ml ou utilisation d’agents utérotoniques de 14,5 % dans le groupe carbétocine versus 14,4 % dans le groupe ocytocine, soit un risque relatif [RR] : 1,01, avec un intervalle de confiance à 95 % [IC] : 0,95-1,06 ; p < 0,001).

A contrario, les résultats concernant le deuxième CJP (saignement supérieur à 1000 ml chez 1,51 % des patientes traitées par carbétocine versus 1,45 % des patientes traitées par ocytocine, soit RR : 1,04, avec IC : 0,87-1,25) ne permettent pas de retrouver la non infériorité (borne supérieure de l’intervalle de confiance trop élevée, probablement en raison d’un manque de puissance).

À la faveur des résultats de cet essai, la carbétocine semble être une alternative intéressante dans la prévention des hémorragies du post-partum notamment dans les pays ou la conservation au froid de l’ocytocine pose un problème.

Sources

  1. Widmer M et al for the WHO CHAMPION Trial Group. Heat-stable Carbetocin versus Oxytocin to Prevent Hemorrhage after Vaginal Birth. N Engl J Med. 2018; 379:743-752. Jun 27. doi: 10.1056/NEJMoa1805489. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29949473/
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