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Anesthésie : un risque surestimé par les français

Les Français surestiment le risque de complication grave lié à l'anesthésie, selon un sondage BVA commandé par la Société française d'anesthésie et de réanimation et présenté lors des Etats généraux de l'anesthésie-réanimation à Paris le 19 juin dernier.

Cette enquête a été réalisée les 4 et 5 juin auprès d'un échantillon de 1.013 personnes. Parmi elles, 88% ont été directement ou indirectement concernées par une anesthésie et 35% par la réanimation.

Interrogés sur la probabilité de complication grave liée à l'anesthésie, l'ensemble des participants situent cette probabilité en moyenne à 21%, ce pourcentage étant surestimé selon des spécialistes. Pourtant, l'anesthésie n'arrive qu'en quatrième position parmi les principales craintes des participants lors d'une intervention, citée par 45% d'entre eux, le risque d'infection arrivant en première place (82%).

Mais lorsque sont citées les angoisses liées à l'anesthésie, 69% rapportent la crainte de la fatigue post-opératoire, 53% celle des nausées et vomissements, 44% la peur de ne pas se réveiller, 41% celle de rester paralysé.

Pourtant, le niveau de confiance dans l'anesthésiste-réanimateur apparaît très élevé, par 94% des personnes interviewées. L'importance du rôle de ce médecin avant et après l'intervention a également été reconnue par 86% à 98% des sondés.

En ce qui concerne la réanimation, 43% des personnes concernées la trouvent angoissante en raison du nombre important d'appareils; 41% jugent les horaires de visites trop limités; 39% soulignent le manque d'intimité et 35% les difficultés à communiquer avec le personnel soignant. Néanmoins, 80% n'estiment pas le personnel indifférent.

Certaines missions de la réanimation sont connues, individuellement, par plus de 8 personnes sur 10, comme la prise en charge de l'arrêt cardiaque, la réanimation chirurgicale lourde, la détresse respiratoire, les patients dotés de plusieurs appareils de suppléance et le risque important de décès imminent. Seuls 62% citent la prise en charge des patients quelle que soit la chirurgie subie.

Enfin, à la question "faut-il toujours réanimer un patient quel que soit son état et les conséquences" de cette réanimation, 53% de l'ensemble des participants répondent par l'affirmative.

 

© APM-Santé - PARIS, le 2 juillet 2010


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