Blog santé : les dernières actualités santé

L'automédication en hausse

La proportion de Français qui ont recours occasionnellement à l'automédication est passée de 44% à 51% entre 2000 et 2010, selon une enquête Opinionway.

Opinionway a réalisé en septembre une étude auprès de 1.000 adultes représentatifs de la population française, selon la même méthodologie et avec des questions semblables qu'une autre conduite 10 ans plus tôt.

Il ressort de ce sondage que si le recours occasionnel à l'automédication a fortement progressé, le recours fréquent s'est légèrement érodé (34% vs 35%).

Les personnes interrogées en 2010 estiment que le principal levier de l'automédication est la politique des pouvoirs publics (44%) devant les sites internet spécialisés sur la santé (30%). Dix ans plus tôt, les publicités pour les médicaments à la télévision ou dans la presse (50%) passaient devant la politique des pouvoirs publics (37%).

En 2010, les motifs de recours à l'automédication étaient la douleur, la fièvre, les maux de tête (85%) devant les maux de gorge, la rhinite allergique, un rhume, la toux (79%) et les troubles en gastro-entérologie (42%).

Les trois médicaments les plus achetés selon les déclarations des sondés sont l'antalgique Doliprane* (paracétamol), le traitement des brûlures Biafine* et l'antalgique Efferalgan* (paracétamol).

46% des personnes interrogées estiment disposer d'une information suffisante sur la santé (52% il y a 10 ans), 38% de pas assez (45%) et 16% de trop d'information (3%).

La qualité de l'information sur la santé sur internet est jugée ni plus ni moins rassurante par rapport aux conseils d'un médecin ou d'un pharmacien pour 67% des personnes interrogées (20% en 2000), moins rassurante pour 24% (contre 45%) et plus rassurante pour 9% (35%).

L'information trouvée sur internet est plus complète par rapport aux conseils du médecin ou du pharmacien pour 53% des personnes interrogées (58% en 2000), moins complète pour 9% (27%) et ni plus ni moins pour 38% (15%).

79% des participants estiment qu'internet constitue un outil d'information complémentaire nécessaire sur la santé (84% en 2000). La même proportion est d'accord avec l'affirmation selon laquelle "avec internet, je pourrais mieux comprendre mon traitement" (77% en 2000). En revanche, il n'y a plus que 34% des sondés pour penser qu'"internet va me permettre de consulter un médecin ou un pharmacien quand j'en ai vraiment besoin" (43%).

En 2010, les plus importantes attentes sur l'internet santé sont l'accès à son dossier médical (78%), le fait de disposer d'informations sur les maladies courantes (77%), de comparer les performances des hôpitaux et des cliniques (68%), de disposer d'un système d'alerte par e-mail, par exemple, pour ses vaccinations (65%) et d'avoir un système d'évaluation de ses risques d'accident de santé (60%).

En 2000, le quinté de tête était les informations sur les maladies (88%), l'accès au dossier médical (83%), un système d'alerte (77%), un système d'évaluation de ses risques (77%), pouvoir décrire ses symptômes dans un formulaire et recevoir quelques jours plus tard un avis médical confidentiel (55%).

Enfin, 43% des personnes interrogées en 2010 se disent intéressées par l'achat de médicaments sans ordonnance sur internet (51% en 2000) et 27% par des consultations médicales directes (grâce à des "chats" en ligne avec une infirmière, un médecin ou un pharmacien) contre 47% en 2000.

 

© APM-Santé - PARIS, le 2 novembre 2010


Nos partenaires et institutions: