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Maladie de Parkinson : une maladie immunitaire ?

Des chercheurs américains viennent de mettre en évidence l'implication d'un gène du système de compatibilité tissulaire appelé HLA dans le développement de la maladie de Parkinson, suggérant ainsi l'implication d'une réaction immunitaire dans le mécanisme physiopathologique de cette affection neurodégénérative chronique caractérisée par un tremblement, une raideur et une lenteur des mouvements.

Hormis les cas rares de maladie de Parkinson de début précoce d'origine familiale, il était admis jusqu'à présent que les formes les plus fréquentes de la maladie, d'apparition tardive, ne relevaient d'aucune cause génétique. Plus récemment, des études génétiques ont mis en évidence l'implication possible de deux gènes. Des chercheurs américains viennent de mener de nouveaux travaux à la recherche d'autres gènes, en analysant l'ensemble du génome auprès de 2.000 personnes souffrant de la maladie de Parkinson et de 1.986 personnes témoins (non malades).

Outre la confirmation des deux gènes déjà connus, cette étude a permis de mettre en évidence le rôle d'un autre gène, qui s'avère appartenir au système HLA impliqué dans de nombreuses réactions immunologiques (la reconnaissance du soi, le rejet de greffe, l'immunité cellulaire, les altérations liées à des maladies auto-immunes).

Les chercheurs estiment que leur découverte est cohérente avec d'autres travaux qui révèlent, dans la maladie de Parkinson, une élévation de l'expression de ce gène dans le cerveau et le liquide céphalorachidien. "L'activation immunitaire chronique et la neuro-inflammation surviennent en réponse à un élément déclencheur initial, produisant des neurotoxines et des lésions oxydatives pouvant tuer les neurones", expliquent-ils.

(Nature Genetics, publication en ligne du 15 août)

 

© APM-Santé - WASHINGTON (U.S.A), le 20 août 2010


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