Plantes médicinales et suppléments alimentaires pour la ménopause

Et médecines douces et thérapies alternatives

Liée aux cycles naturels de la vie d’une femme, la ménopause marque la fin des menstruations. Une femme est officiellement ménopausée alors qu'il y a un an depuis ses dernières règles.

Au cours des mois ou des années précédant la ménopause, une période appelée « périménopause » ou « pré-ménopause » survient et contrarie la production d'hormones qui régulent le cycle menstruel.

L'âge moyen du moment de la ménopause est situé autour de 50 ans, mais la fourchette est assez large sachant que chaque personne est différente et que tout ce qui endommage les ovaires ou arrête la production d'œstrogènes peut provoquer une ménopause plus précoce.

Soulignons que, comme le rappelle un dossier de l’INSERM, « la ménopause n’est pas une maladie. Mais la carence en œstrogènes qui lui est associée peut se manifester par des symptômes qui affectent parfois la qualité de vie des patientes ». De plus, selon le mode de vie et l’état de santé (tabagisme, régime alimentaire déséquilibré, chimiothérapie, etc.), l’expérience de la pré-ménopause et de la ménopause de chaque femme est unique.

« La ménopause est la cessation physiologique ou iatrogène des menstruations (aménorrhée) due à la diminution de la fonction ovarienne ». En effet, la ménopause est le déclin naturel de la production d’hormones reproductrices chez la femme et la conclusion des cycles menstruels. Les symptômes courants de la ménopause comprennent les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale, les frissons, les sueurs nocturnes, la prise de poids, les règles irrégulières, la diminution de la libido, le manque de sommeil, la perte osseuse, les maux de tête, l'anxiété et la dépression.

Environ 1,2 milliard de femmes dans le monde seront ménopausées ou post-ménopausées d'ici 2030. Selon une étude publiée en 2015 dans la revue BMC Womens Health, « plus de 85% de ces femmes présenteront des symptômes problématiques, notamment des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des transpirations excessives, des troubles du sommeil, un dysfonctionnement sexuel, des troubles de l'humeur, une prise de poids et des baisses cognitives, des maux de tête, une mauvaise circulation sanguine, une insuffisance veineuse, etc. [ndlr] ».

Ainsi, puisqu’il s'agit d'un processus totalement naturel, les traitements se concentrent principalement sur la gestion des symptômes. De la sorte, plusieurs traitements médicamenteux ayant chacun leurs différences sont disponibles. Cependant, le risque d'effets secondaires peut conduire de nombreuses femmes à être orientées par un professionnel de la santé afin d’utiliser les médecines douces et thérapies alternatives parallèlement ou à la place des traitements conventionnels.

Quels sont les signes et symptômes de la préménopause ?

De nombreuses femmes éprouvent un éventail de symptômes à mesure que leurs hormones changent au cours des mois ou des années précédant la ménopause. La fin naturelle de la menstruation est un point dans le temps, mais la préménopause, ou périménopause, est un état de santé transitoire prolongé.

La préménopause a été définie de diverses manières, mais les experts conviennent généralement qu'elle débute par des cycles menstruels irréguliers (diminution de la fonction ovarienne) et se termine environ une année après la dernière période menstruelle.

Sa durée moyenne varie considérablement d'une femme à l’autre, mais se situe de trois à quatre ans en moyenne, même si elle peut durer quelques mois jusqu'à une décennie. Lors de cette transition, certaines femmes se sentent secouées par des bouffées de chaleur, troublées par des règles abondantes, tandis que d’autres ne présentent aucun symptôme gênant.

Les règles peuvent se terminer plus ou moins brusquement pour certains, alors que d'autres peuvent avoir des règles par intermittence pendant des années. Par chance, à mesure que les connaissances sur le vieillissement reproductif se sont développées, les options pour traiter certaines de ses caractéristiques les plus affligeantes ont également augmentées.

Les symptômes de la préménopause

Les symptômes hormonaux de la préménopause peuvent être difficiles à distinguer des changements plus généraux dus au vieillissement ou aux événements et changements qui surviennent dans les relations, la carrière, ou le cercle familial (décès, maladie des parents etc.).

Ainsi, compte tenu de l'éventail de l'expérience des femmes en matière de périménopause, il est peu probable que les symptômes de leur état de santé dépendent uniquement des fluctuations hormonales.

Les principaux symptômes de préménopause sont :

     

  • Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes : vagues soudaines de chaleur corporelle accompagnées de sueurs et de bouffées de chaleur qui durent une dizaine de minutes, souvent la nuit comme le jour. Les bouffées de chaleur continuent souvent pendant un an ou deux après la ménopause. Les symptômes vasomoteurs sont ressentis par les femmes de tous les groupes ethniques, et comme le souligne une étude publiée en 2011 dans la revue Climacteric, les femmes souffrant de bouffées de chaleur ont un risque accru de maladies cardiovasculaires et une incidence réduite de cancer du sein.
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  • Sécheresse vaginale : dès la fin de la préménopause, la baisse des taux d'œstrogènes peut rendre les tissus vaginaux plus fins et plus secs. Cette sécheresse vaginale peut provoquer des démangeaisons et une irritation et s'aggrave généralement après la ménopause. D’autre part, de nombreuses observations cliniques soutiennent la relation entre la sécheresse vaginale, la ménopause et la douleur pendant les rapports sexuels, dont une étude publiée en 2018 dans la revue Menopause qui précise que la déclaration de sécheresse vaginale n'est pas liée au niveau d'androgènes ou à la fréquence des rapports sexuels.
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  • Problèmes de saignement utérin : avec moins de progestérone pour réguler la croissance de l'endomètre, la muqueuse utérine peut devenir plus épaisse avant sa chute, ce qui entraîne des règles très abondantes. Par ailleurs, les fibromes, qui sont des tumeurs bénignes de la paroi utérine, et l’endométriose, qui correspond à la migration du tissu endométrial vers d'autres structures pelviennes, sont alimentés par les œstrogènes, et peuvent devenir plus gênante.
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  • Perturbations de sommeil : bien que certaines études ont révélé une relation entre les sueurs nocturnes et les troubles du sommeil, le problème est trop complexe pour se reposer sur les seules oscillations hormonales. Effectivement, les cycles de sommeil changent avec l'âge, et l'insomnie est une affection courante liée à l'âge chez les deux sexes. Une étude publiée en 2019 dans la revue Journal of Menopausal Medicine souligne que l'étiologie des troubles du sommeil pendant la ménopause est multifactorielle, les troubles du sommeil font simplement partie du vieillissement. Malgré l'efficacité de l'hormonothérapie, les troubles du sommeil peuvent simplement être associés à différentes pathologies et syndromes, à la dépression, à l'anxiété, etc.
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  • Troubles de l’humeur : un certain nombre de femmes éprouvent des symptômes d'humeur pendant la préménopause. Une étude publiée en 2016 dans la revue Medicine révèle que de nombreux facteurs de risque sont associés et partagés entre le syndrome de la préménopause et les troubles de l’humeur. En outre, certaines femmes peuvent être plus vulnérables que d'autres aux changements d'humeur liés aux hormones. Les meilleurs prédicateurs des symptômes de l'humeur à la quarantaine sont le stress de la vie, une mauvaise santé générale et des antécédents de dépression.
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  • Taux de cholestérol : la préménopause (et la ménopause) est associée à une augmentation progressive du cholestérol total. Comme le souligne une étude publiée en 2008 dans la revue US Cardiology, « Il ne fait aucun doute que le cholestérol élevé est un facteur de risque important de maladie cardiovasculaire. La ménopause est associée à une augmentation progressive du cholestérol total, avec notamment une augmentation des lipoprotéines de basse densité (LDL), des lipoprotéines α et des triglycérides et une diminution des lipoprotéines de haute densité (HDL) . Par conséquent, lors de la ménopause les femmes sont exposées à un profil lipidique plus athérogène que les femmes préménopausées. Le taux de cholestérol total atteint son maximum chez les femmes de 55 à 65 ans - environ 10 ans après le pic chez les hommes. »

Enfin, durant cette transition vers la ménopause, il peut survenir d’autres symptômes comme des problèmes de mémoire à court terme et de difficultés de concentration. Bien que les œstrogènes et la progestérone jouent un rôle clef dans le maintien de la fonction cérébrale comme le révèlent plusieurs études, il y a trop peu d'informations pour séparer les effets du vieillissement et des facteurs psychosociaux de ceux liés aux changements hormonaux.

Une autre étude publiée en 2005 dans la revue Minerva Gynecologica précise les divers désagréments possibles. Elle révèle que, « l’arrêt de la production ovarienne d'œstrogènes survenant au moment de la ménopause a le potentiel d'influencer le fonctionnement du système nerveux central, ainsi qu'un certain nombre de troubles neurologiques qui affectent les femmes au cours de la quarantaine et de la vieillesse, y compris la perte de mémoire et les troubles cognitifs légers, les accidents vasculaires cérébraux ischémiques, etc. ».

Plusieurs traitements ont été étudiés pour gérer les symptômes de la périménopause. Des thérapies complémentaires sont également disponibles, mais la recherche à leur sujet est limitée et les résultats ne sont pas encore suffisamment fournis. Seul un professionnel de la santé peut vous aider à trouver les éventuels traitements disponibles. A ceci s’ajoutent plusieurs règles de base importantes dans l'hygiène de vie pour aider à soulager ou réduire de nombreux symptômes.

Traitement de la ménopause sans hormone

Bien que plusieurs traitements non hormonaux de la ménopause soient souvent recommandés, plus de preuves issues des études cliniques sont encore nécessaires. Ceux-ci incluent des changements de style de vie (exercice physique, yoga, respiration profonde, techniques de relaxation, etc.), une amélioration du régime alimentaire (céréales complètes, légumes verts au quotidien, aliments non transformés, etc.) ou des remèdes naturels à base de plantes.

A ce jour, l’hormonothérapie est la thérapie la plus efficace contre les bouffées de chaleur. Cependant, d'autres options non hormonales sont disponibles pour les femmes qui souffrent de symptômes, mais qui ne sont pas encore prêtes à envisager un traitement hormonal. Certaines femmes ne sont pas des candidates appropriées pour un traitement hormonal, comme celles qui ont été récemment traitées pour un cancer du sein.

Un certain nombre de remèdes non hormonaux sur ordonnance et sans ordonnance sont disponibles pour le traitement des bouffées de chaleur. Certains de ces remèdes - par exemple, l'actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa) et les produits à base de soja - sont disponibles en vente libre. Les études cliniques portant sur l’efficacité de certains traitements naturels sont nombreuses, mais d’une qualité méthodologique inégale. Les effets d’une partie des remèdes en phytothérapie sur les troubles mineurs liés à la ménopause semblent remis en question régulièrement par des études fiables.

Quels traitements naturels pour la ménopause ?

Les interventions de médecines douces, alternatives et complémentaires pour la ménopause, y compris les pratiques corps-esprit, les produits à base de plantes médicinales et d'autres approches de médecine alternative pour l'ensemble du système sont couramment utilisés pour traiter les symptômes de la ménopause.

Néanmoins, comme le révèle une étude publiée en 2019 dans la revue Journal of Evidence-Based Integrative Medicine, toutes ces interventions ne sont pas efficaces et sûres. En effet, il est important que les femmes soient informées des risques et des avantages des médecines alternatives pour les symptômes de la ménopause. Ainsi, il est primordial de considérer le gynécologue comme la source d'information la plus fiable sur les interventions de médecines douces.

Il a été démontré que les pratiques de l'esprit et du corps, y compris l'hypnose et la TCC (thérapie comportementale et cognitive), sont sûrs pour traiter certains des symptômes les plus courants et les plus problématiques de la ménopause (vasomoteurs, dysfonctionnement sexuel, régulation du sommeil).

D'autres approches corps-esprit (biofeedback, techniques de relaxation) peuvent réduire le stress et améliorer la qualité de vie des femmes en transition vers la ménopause, mais n'ont pas montré d'efficacité pour les symptômes spécifiques de la ménopause. L'hypnose a des preuves cohérentes d'une réduction cliniquement significative des bouffées de chaleur. Cependant, les praticiens formés ne sont pas largement disponibles, ce qui limite son utilisation.

Phytothérapie et ménopause : quelles plantes pour la ménopause ?

Les produits à base de plantes (compléments alimentaires à base de sauge, ginseng, bourgeon de pommier, etc.) sont fréquemment utilisés pour de nombreuses raisons et notamment dans le cadre du traitement des symptômes de la ménopause.

Cependant, à ce jour, il n'existe aucune preuve cohérente pour étayer leur efficacité et leur innocuité. Il y a la préoccupation supplémentaire que lorsqu'ils sont utilisés en combinaison avec d'autres médicaments, certains produits à base de plantes pourraient présenter de graves risques pour la santé.

Les vitamines et les minéraux peuvent être importants pour les femmes à risque de carence, mais ne semblent pas réduire les symptômes de la ménopause. Seules les discussions initiées par les médecins sur les médecines douces (phytothérapie, gemmothérapie, etc.) avec les femmes en transition vers la ménopause aideront à promouvoir un modèle de soins intégrateurs qui garantira le plus haut niveau de soins aux patients.

Plantes médicinales : quelles plantes pour soulager les bouffées de chaleur ?

Soja (Glycine max), sauge (Salvia officinalis), bourgeon de pommier (Malus sylvestris), ou ginseng (Panax ginseng), de nombreuses allégations santé font régulièrement l’éloge de certaines plantes médicinales ou aliments « miracles » contre les symptômes de la ménopause et de la pré-ménopause.

Nous invitons le lecteur à découvrir ci-dessous une liste de plantes médicinales et de produits à base de plantes, vitamines et suppléments les plus populaires. Leurs principes actifs ont fait l’objet d’études sérieuses et sont potentiellement intéressants pour certaines pathologies (anxiété, allergies, etc.).

Néanmoins, afin de mieux orienter l’avis médical, pour les patientes en pré-ménopause ou ménopausées, et éviter les contre-indications et autres effets secondaires, il est recommandé d'être informé des résultats des études scientifiques les plus récentes et fiables sur ces plantes parfois adulées sans preuves suffisantes.

Actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa)

L'actée à grappes noires est une plante phytopharmaceutique nord-américaine largement étudiée qui a été utilisée historiquement comme traitement indigène des symptômes de la ménopause. Une étude publiée en 2012 dans la revue Cochrane Database Syst Rev montre que les effets de l'actée à grappes noires sur les symptômes de la ménopause, y compris la dysfonction sexuelle, les symptômes vulvo-vaginaux, la santé osseuse et la qualité de vie, manquent de preuves pour étayer l'utilisation de l'actée à grappes noires pour les symptômes de la ménopause.

Dans une autre étude publiée en 2006 dans la revue Obstetrics & Gynecology, comparant l'extrait d'actée à grappes noires en association avec du millepertuis ont montré une diminution de certains symptômes 50%. La dépression a également diminué de manière significative par rapport à avec un placebo. Cependant, il est difficile de conclure de ces études si l'actée à grappes noires est bénéfique en soi ou seulement en combinaison avec d'autres herbes. Des recherches supplémentaires sont nécessaires en utilisant des préparations standardisées, car les effets secondaires de l'actée à grappes noires peuvent inclure des problèmes gastro-intestinaux, des éruptions cutanées et une hépatite aiguë.

Igname sauvage (Diascorea)

L'igname sauvage est un tubercule qui a été historiquement utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise pour traiter de multiples symptômes, y compris les symptômes de la ménopause. Cependant, les preuves des effets de l'igname sauvage sur les symptômes de la ménopause sont limitées et incohérentes.

Dans une étude publiée en 2001 dans la revue Climacteric, l'igname sauvage n'a pas été meilleure qu'un placebo pour réduire les symptômes de la ménopause ou améliorer les taux d'œstrogène (groupe de stéroïdes dont la fonction, à l'état naturel, est d'être une hormone sexuelle femelle primaire) ou de progestérone (hormone sécrétée après l’ovulation pour préparer l’utérus à la nidation de l’œuf). En raison du petit nombre d'études et des informations insuffisantes concernant la sécurité à long terme, d’autres recherches sont nécessaires afin de déterminer l'efficacité de l'igname sauvage pour les symptômes de la ménopause.

Dong Quai (Angelica sinensis)

Le dong quai est une herbe traditionnelle chinoise qui est le plus souvent utilisée en combinaison avec d'autres herbes pour traiter les problèmes de reproduction des femmes. Il est extrait de la racine Angelica sinensis et administré dans des préparations à base de plantes. Dans une étude publiée en 1997 dans la revue Sterility and Fertility portant sur les effets de Dong quai sur les cellules vaginales, l'épaisseur de l'endomètre et les symptômes de la ménopause, le Dong quai n'était pas supérieur au placebo pour la réduction des symptômes de la ménopause et n'a montré aucun effet œstrogénique dans les tissus de l'endomètre.

En outre, il existe des problèmes de sécurité importants concernant la racine Angelica sinensis, y compris les interactions avec d'autres médicaments et plantes médicinales, la photosensibilisation, l'anticoagulation et la cancérogénicité possible. Des investigations supplémentaires sur l'efficacité et la sécurité de Dong quai sont nécessaires.

Maca (Lepidium meyenii)

La maca, plante originaire d'Amérique du Sud, de la famille des brassica est utilisée depuis des siècles dans les cultures andines comme traitement de l'anémie, de l'infertilité et de l'équilibre hormonal féminin. Une étude publiée en 2011 dans la revue Maturitas, des chercheurs indiquent des effets favorables de la maca sur les symptômes de la ménopause.

Cependant, les évaluateurs ont conclu que malgré les preuves initiales pour les avantages de la maca, les résultats ont été limités par le petit nombre d'essais et le manque d'informations sur la sécurité. Des données supplémentaires sont nécessaires pour déterminer l'efficacité et la sécurité de la maca pour les symptômes de la ménopause.

Extrait de pollen

L'extrait de pollen, fabriqué à partir de pollen de fleurs et disponible dans le commerce, n’a pas été suffisamment testé pour déterminer l'efficacité ou la sécurité.

Bien qu'il y ait eu des améliorations visibles dans certaines études pour diverses catégories de symptômes (fatigue, étourdissements, humeur, qualité de vie), ces améliorations n'ont pas atteint une signification clinique, comme le confirme une étude publiée en 2005 dans la revue Climacteric.

Huile d'onagre (Oenothera biennis)

L’huile d’onagre, qui est l’huile de la graine de la plante d’onagre, contient des acides gras essentiels oméga-6 et a été utilisée pour traiter de multiples maladies inflammatoires et les problèmes de santé des femmes.

Dans une étude publiée en 1994 dans la revue BMJ comparant les effets de l’huile d’onagre à un placebo des chercheurs ont rapporté que 4 g/j d'huile d’onagre pendant 6 mois n'étaient pas meilleurs qu'un placebo pour réduire les bouffées de chaleur. Il n'y a pas suffisamment de preuves pour soutenir l'utilisation de l’huile d’onagre pour les symptômes de la ménopause à ce moment.

Phytoestrogènes

Les phytoestrogènes (ou plantes oestrogene-like) sont des composés d'origine végétale non stéroïdiens généralement issus du soja et du trèfle rouge (isoflavones), des graines de lin (lignanes) et du houblon (Humulus lupulus). Il est écrit que les phytoestrogènes agissent de manière œstrogénique ou anti-œstrogénique chez l’homme. Le soja et le trèfle rouge contiennent de grandes quantités de génistéine et de daidzéine d'isoflavones qui peuvent produire des effets semblables aux œstrogènes. Le houblon contient le phytoestrogène 8-prénylnaringénine, qui est supposé  être un phytoestrogène plus puissant que l'isoflavone de soja.

Dans une étude publiée en 2013 dans la revue Cochrane Database Syst Rev. des chercheurs ont identifié et testé l'efficacité du soja alimentaire, des extraits de soja, des extraits de trèfle rouge, des extraits de génistéine, des graines de lin, de l’extrait de Rheum rhaponticum et de l’extrait de houblon, pendant au moins 12 semaines. Les résultats ont indiqué que l'extrait de trèfle rouge n'améliorait pas significativement les symptômes de la ménopause par rapport au placebo. Les auteurs de cette revue ont conclu que les preuves ne soutenaient pas l'utilisation de phytoestrogènes pour réduire la fréquence ou la gravité des symptômes à l'époque, mais ont recommandé une enquête plus approfondie sur la génistéine pour les symptômes de la ménopause.

Dans une autre étude, publiée en 2015 dans la revue Climacteric, des femmes ayant reçu des feuilles de trèfle rouge séchées (40 mg) pendant 12 semaines ont signalé des améliorations significatives des symptômes de la ménopause (réduction moyenne de 10 points sur l'échelle d'évaluation de la ménopause), par rapport au placebo. D'autres études sur les phytoestrogènes montrent des résultats mitigés. Les phytoestrogènes semblent être sans danger pendant 12 mois d'utilisation continue, pourtant les preuves à l'appui de l'efficacité sont incohérentes. Par conséquent, davantage d'études sont nécessaires afin de tirer des conclusions définitives concernant l'utilisation de phytoestrogènes pour les symptômes de la ménopause.

Vitamine E

La vitamine E (ou tocophérol) est une vitamine liposoluble qui agit comme un antioxydant dans le corps. La vitamine E aiderait à protéger le système cardiovasculaire et le système nerveux, et favoriserait la fertilité. Aussi, il existe des récits anecdotiques sur les avantages de la vitamine E pour les symptômes de la ménopause.

Cependant, peu d’études ont été menés pour étudier l'utilisation de la vitamine E pour la réduction des symptômes de la ménopause. Dans un essai croisé de 120 femmes recevant 800 UI de vitamine E suivis (4 semaines) d'un placebo (4 semaines) ou vice-versa, 149 participants ont signalé une diminution de 1 bouffée de chaleur par jour avec la vitamine E. Les auteurs de cette étude, publiée en 1998 dans la revue Journal of Clinical Oncology (JCO), ont conclu que ce n'était pas une différence cliniquement significative.

Dans un autre essai croisé randomisé similaire, publié en 2007 dans la revue, 50 femmes prenant 400 UI de vitamine E suivies d'un placebo ou vice-versa pendant 4 semaines chacune, les participants ont montré une réduction d'environ 2 bouffées de chaleur par jour et une réduction de la gravité des bouffées de chaleur avec de la vitamine E.

Enfin, dans une autre étude, publiée en 2009 dans la revue Climacteric, comparant les effets de la Gabapentine (produit chimique dérivé de l'acide γ-aminobutyrique, est un médicament commercialisé sous le nom commercial de Neurontin® ou génériques) à la vitamine E chez 115 femmes pour la réduction des symptômes vasomoteurs, « la fréquence des bouffées de chaleur et le score ont diminué de 10,02% et 7,28%, respectivement dans le groupe de la vitamine E. À l'heure actuelle, les preuves empiriques sont insuffisantes pour conclure à l'efficacité de la supplémentation en vitamine E pour les symptômes de la ménopause ».

Gemmothérapie et ménopause

Inventée au début du XXème siècle par le médecin belge Pol Henry, la gemmothérapie est une pratique à visée thérapeutique qui utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance telle que les jeunes pousses, les bourgeons (bourgeon de pommier, etc.) et les radicelles.

La gemmothérapie se base sur le postulat que le méristème (tissu végétal formé de cellules se divisant rapidement et qui constitue la zone de croissance des plantes) contient une « énergie informative » pouvant guérir.

Cependant, la gemmothérapie est une pratique infondée, et aucun élément de preuve de l'efficacité thérapeutique affirmée par son inventeur n’a pu être apporté à ce jour. De plus, aucune étude scientifique assez fiable n'a montré de preuve d'une quelconque efficacité. La gemmothérapie est donc considérée comme une pseudo-médecine.

Un essai publié en 2016 dans la revue Revista de Chimie, précise que les gemmo-dérivés utilisés dans les protocoles de gemmothérapie sont le plus souvent obtenus sous forme de macérats de glycérine en utilisant des tissus méristématiques de Rosmarinus officinalis (romarin), Vaccinium myrtillus (myrtille), Salix Alba (saule blanc), Ribes nigrum (cassis) et Betula Pubescens (bouleau duveteux). Les résultats expérimentaux ont montré que tous les extraits et solutions dilués présentent une activité antioxydante significative, mise en évidence dans l’étude par deux méthodes : l'inhibition de la réaction de peroxydation des lipides en présence d'acide ascorbique, et la méthode de chimioluminescence.

La capacité antioxydante est supérieure à 90% pour la quasi-totalité des cinq extraits de gemmo-dérivés étudiés, même à des dilutions de 1/100 vers les extraits hydro-glycéro-alcooliques initiaux. Des tests toxicologiques précliniques ont été effectués, mais uniquement sur un modèle de souris.

Les résultats n'ont indiqué aucun effet négatif des gemmo-dérivés étudiés et aucun changement significatif du comportement moteur, du poids corporel et de l'apparence des souris traitées. Pour conclure, ces éléments ne suffisent toujours pas pour encourager l’utilisation de la gemmothérapie dans le cadre du traitement des symptômes de la ménopause.

Quelles plantes pour améliorer le sommeil pendant la ménopause ?

Certaines plantes médicinales sont très utiles dans le cadre de la prévention et de l’aide au traitement de certains symptômes comme pour les autres troubles du sommeil.

La recherche montre que les composés bioactifs de certaines plantes médicinales peuvent réduire le temps nécessaire à l'endormissement et ainsi augmenter le temps de sommeil.

Pour trouver le remède naturel qui convient, la patiente doit prendre conseil auprès de son gynécologue ou de son médecin traitant.

Cependant, pour donner quelques pistes, parmi les plantes qui peuvent aider à agir comme un somnifère naturel efficace et qui font l’objet de plusieurs études, on notera en particulier le magnolia (Magnolia officinalis), la camomille (Matricaria recutita), la valériane (Valeriana officinalis) ou la sauge (Salvia officinalis).

Recette de tisane contre l’insomnie passagère

Combien de tasses par jour ? Combien de ml d'eau bouillante ? Quelles plantes faut-il utiliser ? Et à découvrir, une petite recette de plantes médicinales contre l’insomnie passagère.

Pour préparer cette tisane, il faut au préalable se procurer plusieurs plantes naturelles disponibles en herboristerie : 40 grammes de valériane, 20 grammes de houblon, 15 grammes de mélisse et 15 grammes de menthe.

Il faudra veiller à mélanger toutes les herbes et à préparer une quantité de tisane suffisante pour consommer une ou deux tasses par jour dans le cadre d’une cure. La préparation est à conserver dans une boîte à tisane hermétique et stockée à l’abri de la lumière.

Ensuite, les herbes peuvent être infusées dans quelques ml d'eau bouillante - ou froide puis réchauffée.

Il faut environ 2 cuillères à soupe pour une tasse de 350 à 450 ml d'eau bouillante (pendant 3 à 5 minutes).  Une autre méthode consiste à faire infuser pendant au moins 12 h dans de l'eau bouillante et à boire après filtration (température pas trop élevée) avant le coucher. Se limiter à une ou deux tasses par jour dans quelques ml d'eau bouillante ou froide (selon la saison et les goûts) est préconisé.

Quelles plantes pour améliorer la libido pendant la ménopause ?

Certaines des herbes utilisées pour traiter la faible libido comprennent le ginseng coréen (Panax ginseng), le tribule (Tribulus terrestris) et la maca (Lepidium Meyenii). De nombreuses formules sont commercialisées et prétendent améliorer la libido.

Mais bien que ces plantes puissent légèrement améliorer la fonction sexuelle et l'excitation chez les femmes ménopausées, les preuves actuelles restent encore limitées pour en faire la solution radicale pour chaque personne, comme le montre notamment une étude publiée en 2016 dans la revue Complementary Therapies in Clinical Practice.

De nombreuses femmes subissent généralement une réduction significative du désir sexuel pendant les stades tardifs de la périménopause et les premiers stades de la ménopause, la plus forte baisse du désir sexuel se produisant entre trois ans avant et deux ans après la période menstruelle finale. Bien qu'il s'agisse d'une plainte féminine répandue, il n'existe actuellement aucun traitement standard pour un faible désir sexuel.

Les plantes médicinales sont utilisées à des fins thérapeutiques dans le monde entier et constituent une composante importante de la médecine traditionnelle et complémentaire. De nombreux essais et études pharmacologiques sur des préparations à base de plantes spécifiques liées au traitement du faible désir sexuel, ont été réalisés. Les preuves relatives aux options de traitement à base de plantes pour cette affection courante font encore l’objet de recherches indispensables avant de pouvoir tirer des conclusions plus précises.

En attendant, les plantes médicinales ont tout de même des actions positives reconnues qui peuvent participer à un meilleur bien-être au quotidien. Pour en profiter, les patientes doivent  d'une part, toujours se tenir informées grâce à des sources scientifiques fiables et d'autre part, en discuter avec un professionnel de santé (médecin traitant, gynécologue, pharmacien).


Dr Jean-Pascal DEL BANO

Jimmy BRAUN


Sources

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  3. Ménopause : symptômes et diagnostic, https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/menopause/symptomes-diagnostic
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  5. Ménopause : améliorer la sécurité d’utilisation des traitements hormonaux, https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/menopause
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  7. Ménopause. Par JoAnn V. Pinkerton , MD, University of Virginia Health System, https://www.msdmanuals.com/fr/professional/gyn%C3%A9cologie-et-obst%C3%A9trique/m%C3%A9nopause/m%C3%A9nopause
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  9. Prevalence of menopausal symptoms among mid-life women: findings from electronic medical records. BMC Womens Health. 2015 Aug 13;15:58. doi: 10.1186/s12905-015-0217-y. PMID: 26271251; PMCID: PMC4542113., https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26271251/
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  11. Le guide des médecines douces, https://www.le-guide-sante.org/actualite/616-medecine-douce-le-guide-des-medecines-douces.html
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  15. Factors associated with developing vaginal dryness symptoms in women transitioning through menopause: a longitudinal study. Menopause. 2018 Oct;25(10):1094-1104. doi: 10.1097/GME.0000000000001130. PMID: 29916947; PMCID: PMC6136974., https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29916947/
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